La matinée s’envole entre écriture, actualisation
du blog, consultation des mails et bavardages… Nous déjeuner chez May Veggie
Home. May nous remercie de notre constance à savourer ses préparations culinaires
avec une photo d’elle. Nous partageons un « Pad Med Ma Muang » avec du riz brun
au jasmin. Du jus de pomme et du jus de carotte sont sirotés en savourant les
mets. Nous confions des cartes postales à la sympathique dame de la poste. A la
station du métro aérien Asok à Sukhumvit, alors que nous sommes affairés à
acheter deux tickets, la chance se matérialise par un monsieur qui s’approche
pour nous offrir un « One day pass », une carte d’accès journalière au métro.
Un cadeau survenu comme par magie… Nous descendons à la station Siam. Une
ambiance festive nous accueille émaillée d’une multitude de décorations
créatives en tous genres. Des sapins en habits de lumières se souviennent du
Noël passé. Un chat géant dressé sur son arrière-train, paré de mille fleurs
colorées, nous salue de la patte. Un carrosse et son attelage en parure
neigeuse s’incline à notre passage. La sœur de Gulliver est assise sur une
chaise design géante posée sur les marches du Siam Center. Un porteur d’aliments
s’est installé sur le trottoir. Les deux grands seaux métalliques posés au sol,
sertis de quatre arceaux accrochés aux extrémités d’une perche, ont été portés
sur ses épaules. Il est au service des passants en lisant un journal… Nous
tentons de nous orienter autour de la station. En l’absence de signalisations,
il est difficile de trouver une triangulation sur la carte pour se repérer. Telle
une messagère de la bonne fortune, une dame thaïlandaise approche et s’offre à
nous guider spontanément. Nous suivons ses indications. Nous zigzaguons entre
les jambes en béton de la structure du métro aérien, nous empruntons une
passerelle aérienne, nous passons devant le « Bangkok Art & Culture
Center » …et quelques instants plus tard nous parvenons à notre
destination chez Jim Thompson… Installé sur un banc en bois, je lis une courte
biographie de cet homme, né en 1906 dans l’état du Delaware aux Etats-Unis, très
célèbre en Thaïlande. Au début de l’année 1960 la jeune reine Sirikit lui a rendu
visite dans sa boutique de soierie tissée à la main. Nous visitons une partie
de sa maison guidés par une gracieuse thaïlandaise qui s’exprime en français.
Le groupe de quinze personnes francophones écoute les commentaires de la jeune
fille qui rêve de venir en voyage en France… Un temps de détente se déroule
agréablement chez Jim après seize heures. Entourés par la végétation luxuriante
et par un bassin agrémenté de nénuphars où de gros et longs poissons rouges et
blancs ondoient avec lenteur, nous
sirotons du jus de noix de coco dans sa coque en savourant une part de gâteau
au chocolat, délicieusement présentée, servie par une charmante hôtesse
prénommée Saowanee. Les dix-sept heures nous invitent à continuer la visite. Deux
graciles thaïlandaises dansent avec grâce et souplesse pour les visiteurs. Nous
achetons un livre de William Warren sur Jim intitulé « L’américain
légendaire de Thaïlande ». Nous déambulons dans le parc où six maisons en teck
sur pilotis ont été construites en son temps par Jim dans le meilleur style de
l’architecture traditionnelle thaïlandaise. Des photos sont prises. Des artefacts
du passé composent la décoration de la résidence. Nous nous imprégnions du site
au charme empreint de mystère. Au moment du départ, une navette de Jim nous
dépose sur la rue principale Rama un. Un escalator se dévoile devant nous, il
monte à une station de métro non décelée à notre arrivée. Une rame nous dépose à
la station Siam. Merci la chance… Le Pokémon Day bat son plein sur l’esplanade
entre le Siam Center et le Siam Paragon Center. Une armée de doux et câlins Pikachu
créée l’événement pour la joie des petits et des grands. Une brise légère
dépose sur ma tête une couronne en carton à l’effigie de la parade festive à
laquelle la foule a répondu présent… Nous découvrons le vaste, splendide et
impressionnant centre commercial « Siam Paragon Store » où un immense Pikachu a
pris place. Je pense à mon neveu Florian qui affectionnait dans son enfance ce Pokémon
né trois ans après lui. Nous nous photographions avec des Pokémons sur un grand
écran de télévision. A l’étage supérieur une Rolls-Royce est à vendre parmi
d’autres voitures de luxe. Inimaginable… Après dix-huit heures trente, nous
découvrons la librairie Kinokuniya Book Stores où deux calepins sont achetés. L’immensité
du complexe commercial est source de nombreux pas pour nous repérer. Nous
dînons au Food Court du centre. Un océan de comptoirs alimentaires emplit nos
regards au bas d’un l’escalator …du jamais vu. Nous déambulons parmi cette
abondance de nourriture. Une multitude de personnes attablées se restaure dans
la bonne humeur. Une charmante dame thaïlandaise âgée au sourire éclatant et à
la serviabilité hors-pair nous sert après dix-neuf heures deux soupes traditionnelles
Suki composée de tofu, de pâtes de riz et d’autres ingrédients inconnus. Le
règlement s’effectue avec une carte « Food Court Cash Card ». Elle
est achetée avec le montant exact de notre repas …un système pratique et
efficace pour centraliser l’argent dépensé par les convives… Nous savourons la
préparation. A la sortie du Paragon à la nuit tombée des décorations lumineuses
nous escortent jusqu’au métro aérien. Nous retournons tranquillement au
Citadines dans une rame de métro bondée. Au Starbucks de la tour Exchange un
muffin mandarine cranberry est acheté après vingt heures. A la caisse Alisa
m’explique avec patience et sourire la nature des pièces de monnaie thaïe qui
me sont inconnues. Morphée nous accueille pour la nuit après cette radieuse
journée riche en découvertes…
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