samedi 9 janvier 2016

Les temples Wat Pho dévoilent leurs démesures…

La matinée tire sa révérence. A midi nous déjeunons chez May Veggie Home. Patrick opte pour un « Premium burger steak » et pour un jus de carotte. De mon côté je savoure une salade « Avocado chopped salad » en sirotant un jus de tomate  Tous les jus servis à la clientèle sont réalisés sur l’instant avec un extracteur. Après un passage au Citadines, nous voilà partis pour de nouvelles aventures. Le ciel est grand bleu et le soleil darde de chauds rayons. A la sortie des ascenseurs du complexe « Interchange 21 » une photo de l’état du trafic routier est prise sur un écran vers treize heures trente. Une partie de la route Sukhumvit est dans les embouteillages, dans la confiture selon le terme anglais « jam »… Nous montons dans une rame du métro souterrain et nous descendons à la station Sam Yan. Un temple, imbriqué dans les constructions plus récentes, interpelle le regard à la sortie du métro qui donne sur la rue Rama IV. Nous arpentons la rue « Si Praya » pour joindre le fleuve. De magnifiques couronnes de fleurs naturelles sont exposées en devanture d’un commerce floral. Plus loin une dame œuvre sur une machine à coudre installée sur le trottoir. Un charmant sourire valide son accord pour la prise d’une photo. La rue, peu fréquentée par les touristes, montre la vétusté et le dénuement. La chaleur est étouffante et nous marchons à l’ombre le regard régulièrement dirigé vers le trottoir au nivellement aléatoire. Nous parvenons au fleuve Chao Phraya vers quatorze heures trente. Je repère un comptoir où du jus de canne à sucre est réalisé sur l’instant. J’achète au souriant vendeur une petite bouteille en plastique pour quarante bahts, soit environ un euro. Devant le River City Shopping Center au bord du fleuve la guérite « Chao Phraya Tourist Boat » est installée pour la vente des billets. Nous achetons au jeune homme présent deux tickets de bateau pour quatre-vingt bahts. La prochaine navette est annoncée pour quinze heures. Nous patientons à côté chez « Tom N Toms Coffee », climatisé comme presque tous les cafés. Patrick achète au jeune Sunantra une petite bouteille d’eau d’Evian et je sirote du jus de canne à sucre. Dans la salle un jeune garçon sirote du Coca Cola. Par mégarde, une serveuse, en déroulant un store pour pallier aux vifs rayons solaires, renverse la canette. L’enfant reste impassible. La jeune fille lui apporte une nouvelle canette, l’ouvre et lui tend …ensuite elle essuie la table et le placet en bois de la chaise où le liquide s’est répandu. Un exemple d’harmonie et de pondération dans les rapports humains thaïs. Une fois à bord du bateau nous découvrons les rives du fleuve. L’eau clapote gaiement au passage de l’embarcation et des gouttelettes fugueuses jaillissent. La blancheur du superbe gratte-ciel du « Bangkok River Park Condominium » s’impose sur la berge à tribord. Nous descendons au Pier n°8 à quinze heures vingt. Nous traversons les étals des nombreux marchands de souvenirs et nous pénétrons sur le site imposant du temple « Wat Pho ». L’entrée à cent bahts par personne inclut une bouteille d’eau minérale de trois cent cinquante millilitres. De nombreux touristes déambulent dans la vaste enceinte dédiée aux croyances dans un étonnant syncrétisme né au fil des siècles. Dans un des temples, un Bouddha d’or de la démesure à l’orée du parinirvâna sur son lit de mort occupe tout l’espace. Il mesure plus de quarante mètres de long et semble dépasser les quinze mètres de hauteur. Les pieds incrustés de nacre représentent les cent huit états d’âme de Bouddha. Patrick participe à un rite en distribuant en offrande un demi bath dans chacune des quarante coupes alignées le long d’un mur garni de peintures et de fresques. Un totem de billets de vingt bahts de couleur verte ressemble à un arbre de la donation. Nous nous promenons aléatoirement parmi les multiples bouddhas, stûpas, temples et autres édifices. Un groupe de jeunes filles offre aux visiteurs une danse traditionnelle sur une estrade. A un endroit donné, une multitude de couronnes de fleurs fraîches, dont une à l’effigie de « General Motors », sont réunies dans l’attente d’une cérémonie en fin de journée. Nous sortons du site quelque peu saturés de toutes ces réalisations humaines nées des croyances. Pour nous aérer l’esprit et le corps, nous allons visiter le parc Royal Saranrom. Cette bulle de verdure est appréciée des joggers thaïs qui évoluent en boucle dans le parc. Nous nous offrons après dix-sept heures une vingtaine de minutes de détente sur un banc en bois vert. Devant nous un kiosque rassemble un groupe de personnes dans une manifestation mystérieuse. Des applaudissements ponctuent les propos d’un orateur. Après ce temps de farniente, nous montons à bord d’un tuk-tuk qui nous dépose vers dix-huit heures, pour quelques deux cents bahts, devant la gare de « Hua Lamphong Railway Station ». Le chauffeur est radieux. Il encaisse la monnaie et repart à l’instant avec un autre touriste. Durant le parcours effréné en dehors des ralentissements, je repère à un endroit donné une vaste étendue de Bouddhas en habit d’or destinés à la vente. Une emplette d’arachides et de noix de cajou dans le hall de la gare permet de faire de la monnaie avec un billet de mille bahts, la plus grosse coupure en Thaïlande, souvent refusée par les commerçants. Elle équivaut à la somme fabuleuse …de vingt-cinq euro …nous sommes aux antipodes du billet de cinq cents euro, probablement créé dans la démesure par quelques égos richissimes. Une rame du métro nous dépose à la station Sukhumvit vers dix-huit heures trente. Nous dînons chez May Veggie Home. Un « Lard Nah » et jus d’ananas pour Patrick …et un smoothie banane, chocolat, lait de riz accompagné d’une part de gâteau à l’orange pour moi composent la partition de notre repas. L’addition est réglée à la fille de May qui nous remercie de notre fidélité. Un passage au Starbucks du centre commercial Terminal 21 pour l’achat d’un muffin mandarine cranberry précède le retour au Citadines…
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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