mardi 26 janvier 2016

Etonnante épopée chez Maya à Chiang Mai…

Au moment du réveil à six heures, la température dans la chambre est descendue à 22°. Les rites matinaux précèdent le petit-déjeuner au « Loft restaurant » vers sept heures quarante-cinq. Le manteau nuageux assombrit le jour naissant et la température est froide. La jeune serveuse emmitonnée porte un chaud bonnet de laine sur la tête. Nous sommes les seuls clients dans la salle. Seule la froideur de l’air est présente à nos côtés. Je mâche avec application des morceaux d’ananas. Patrick s’offre des croissants et du café noir. De retour dans la chambre, je grusine quelques bouchées d’oléagineux et graines du parc Lumpini. La narration de la journée d’hier, après un regard sur le site de Thaï Airways International, est composée sur le chronojournal. Le récit est publié avant midi sur le blog. Nous déjeunons chez Nan. Comme partout la température ambiante extérieure baisse et chacun s’habille comme il peut pour pallier à la froidure imprévue. Cela génère parfois des accoutrements hétéroclites constitués de vêtements d’été disparates portés les uns sur les autres ...comme c’est mon cas. Je savoure à nouveau le mets succulent « Crispy Morning Glory » escorté d’un demi-avocat mûr et d’un jus carotte, betterave et concombre. Patrick sirote du thé Earl Grey et déguste un sandwich végétarien après un velouté de courge. En sortant du restaurant, nous entrons à côté chez le libraire irlandais où Patrick achète deux livres de poche en français pour moins de deux cents bahts. Les parapluies de l’hôtel, étiquetés « Thapae 302 », sont ouverts pour se protéger de la pluie qui tombe paisiblement, indifférente à l’agitation générale due au brusque changement de climat. Nous réintégrons la chambre vers treize heures. Une sélection de photos pour imager la page d’hier du blog est effectuée. Patrick profite d’une petite sieste et entame une séance de lecture les jambes allongées sous la couette. Une fois les photos publiées sur le blog Siam, j’effectue une recherche sur le web à propos des complexes commerciaux à Chiang Mai. Quatre « shopping Center » se dévoilent sur le web dont le « Maya » sur Charoen Mueang qui emporte mon adhésion de par son appellation et sa construction récente. Nous quittons la chambre vers quinze heures pour nous rendre sur place en taxi collectif. Depuis l’arrière du véhicule, je vois régulièrement d’énormes flaques d’eau sur la chaussée. Un couple d’asiatique monte en cours de trajet. Spontanément la jeune femme s’adresse à nous et nous questionne. Nous bavardons jusqu’à sa descente comme si nous nous connaissions de tout temps. Un second couple asitique, vêtu de coupe-pluie transparent plastifié, monte à son tour en cours de discussion. Notre interlocutrice est une chinoise de Singapour qui travaille sept jours sur sept à Hong Kong et à Shanghai. La durée de ses vacances est de quinze jours. Elle est abasourdie d’entendre que nous restons deux mois en Thaïlande. Des photos sont prises. Celle effectuée avec son iPad sera envoyée à notre adresse email pianotée sur son appareil Apple. Avant de sortir du taxi la jeune personne, dans un élan, m’offre un hug d’une courte éternité que j’apprécie pleinement. Elle me sert fort dans ses bras et je suis enchanté de cette étreinte. Nous arrivons à destination vers quinze heures trente. Cent bahts sont donnés au chauffeur au lieu des quarante bahts par personne indiqués par la réceptionniste de l’hôtel. La façade du nouveau centre commercial entre dans notre champ de vision. Un petit temple blanc à la prestance élancée a pris place sur la gauche de l’esplanade présente en haut de la volée de marches conduisant au complexe. Des photos sont prises. Nous entrons. Le savoir-faire thaï dans la construction de centres commerciaux se confirme à nouveau ici. Un espace grandiose s’ouvre largement sur le ciel où un plafond vitré ovale à damiers en relief laisse transparaître le manteau nuageux clairsemé. Les ascenseurs sont répartis dans deux colonnes carrées en verre qui atteignent le soffite. Une superposition harmonieuse d’escalators traverse l’espace intérieur telles des passerelles entre les différents mondes mercantiles. Des écrans géants rappellent que la Thaïlande aux mille contrastes est aussi à la pointe de la haute technologie visuelle. Nous découvrons cette nouvelle réalisation. Nos pas glissent sur le sol crème majoritairement carrelé à l’image d’un échiquier monochrome. Je photographie un superbe fauteuil design dans une aire de farniente où un jeune homme thaï pianote sur son téléphone portable. Un couple de nounours malabars, debout de chaque côté d’un sapin, me rappelle les alpages de Haute-Savoie. Au troisième étage la chance nous offre de découvrir l’exposition d’une centaine de photos aux thèmes variés réalisées un peu partout sur Terre par une trentaine de photographes, dont une petite dizaine est basée à Chiang Mai. Cette exposition a introduit la 8ème édition de la « Chiang Mai Photographer’s 8th Annual Exhibition ». Je lis sur le web que la cérémonie d'ouverture a été réalisée par le Consul Général des États-Unis Michael Heath. Dans un espace de détente vitré donnant sur l’entrée principale, je suis pris en photo entre deux femmes mannequins cyclopes. Une trentaine de minutes de détente se déroule au « Doi Chaang Coffee by Wat » après seize heures. Les boissons, cacao et café Mocha, servies et préparées par la souriante Koy, sont embellies en surface d’un cœur de mousse blanche. Elles sont sirotées dans des tasses transparentes à l’effigie du café. Dans le « Food Court » du niveau moins un, après une visite du magasin « The Northern Souvenirs », nous partageons une barrette « Chocolate Danish » achetée pour dix bahts soit une vingtaine de centimes d’euro. Seuls les chiffres sont compréhensibles sur le ticket de caisse imprimé entièrement de signes thaïs. Aux toilettes du centre je suis épaté par les cuvettes des waters équipées de tout un système électronique pour le confort hygiénique des clients. Au rez-de-chaussée, nous entrons chez « American Eagle Outfitters ». La séduction de certains vêtements chauds opère, favorisée par le changement de climat. Nos habits d’hiver sont restés à Bangkok au Citadines ; comment imaginer une seule seconde ce revirement météorologique. C’est une période de solde et nos emplettes sont effectuées avec un rabais de cinquante pour cent. Les vendeurs attentifs nous témoignent leur intérêt. Nous passons en caisse à dix-sept heures quarante. Un sweater, une sorte de chandail épais avec sa capuche, une chemise à grosse toile à motifs sur fond jaune et un tee-shirt arborant un aigle aux ailes déployées changent de propriétaires. J’enfile immédiatement le sweater et je revêts la chemise. Nous sortons ensuite du centre commercial. La pluie a cessé. Nous tentons de héler un taxi collectif rouge. Malgré un positionnement dans divers endroits du carrefour à la circulation pourtant intense, nous sommes bredouilles. Une touriste anglophone nous indique la direction de la porte Tha Pae Gate. Nous retournons finalement vers la sortie du Maya et, soudain, vers dix-huit heures, un tuk tuk apparait comme sorti de nulle part. Le chauffeur accepte de nous conduire à l’hôtel. Nous lui montrons l’étiquette du parapluie où figure le nom de l’hôtel. Il fixe lui-même à cent vingt bahts le prix de la course. Nous acceptons spontanément de lui verser trois euros à notre arrivée. Avant de se fondre dans le trafic, il assure la fixation de parois latérales flexibles ajoutées pour la période d’intempéries. Le trajet retour dure une vingtaine de minutes, il est direct et rapide. A l’aller le taxi collectif a fait des détours pour déposer les deux couples. Devant l’hôtel le tuk-tuk est photographié à la nuit tombante. Nous allons dîner au D-Bistro. Le repas se déroule sur un peu moins d’une heure. Les tables sont occupées et la valse des serveurs laisse régulièrement la porte de la terrasse ouverte. Elle est située entre le hall d’entrée et l’arrière salle fermée un peu chauffée où nous avons pris place. Nous refermons régulièrement le battant qui reste souvent ouvert. Nous savourons chacun un velouté de champignons à la crème servi avec une boule de pain chaud et du beurre salé ; un régal. Patrick opte ensuite pour des spaghettis Carbonara et je commande des Crispy Cake au riz. En sortant du restaurant, des noix de cajou sont achetées pour cent bahts à une souriante et sympathique jeune femme bien emmitouflée. Les marchandises à vendre sont disposées sur un étal, nappé d’une étoffe rouge, installé sur le trottoir sur des tréteaux métalliques. Un jeune garçon la tête enfoncée dans un bonnet en laine joue sur son téléphone. La détaillante est prise en photo avec les pouces relevés. Nous retournons au Thapae Loft en évitant les flaques d’eau égarées sur le sol. La soirée se déroule dans la relative fraicheur de la chambre. L’hôtel et les chambres sont exempts de tout système de chauffage…
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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