samedi 23 janvier 2016

Balade sur Tha Pae Road dans Chiang Mai…

Lors du petit-déjeuner au « Loft restaurant » vers huit heures, je découvre la saveur fruitée de l’ananas de Thaïlande. Patrick opte pour des pancakes, de petites crêpes épaisses agrémentées de rondelles de banane et de miel coulant… La narration de la journée d’hier se continue durant la matinée. L’actualisation du blog Siam et la consultation des messageries se déroulent avant le déjeuner. Nan nous accueille après onze heures trente. La salle est déjà pleine. Elle s’organise pour libérer deux places à notre attention. Sa prévenance et son efficacité sont remerciées vivement. Une table de quinze couverts est réservée. Les convives arrivent ; une famille asiatique composée de plusieurs générations s’installe. Le patriarche trône en bout de table. Des smoothies de différentes couleurs sont déposés devant les enfants. La bonne humeur règne dans le restaurant. Patrick savoure des aubergines vertes de Thaïlande en sauce avec du riz brun. Je déguste des légumes variés en sauce parsemés de cubes de tofu et accompagnés d’une salade de crudités. Nous sirotons du jus carotte, pomme et gingembre. Je photographie sur le mur à côté de la table, un article paru en français en mars 2012 dans le magazine « Chang Puak »… Après un excellent repas, nous retournons lentement au Thapae Loft en laisser flâner nos regards dans divers magasins de la rue. Une boutique propose des cartes postales en bois avec des motifs pyrogravés. Un atelier d’imprimerie avec un large massicot électrique pour couper de grandes feuilles de papier vert clair posées en ramettes sur le sol émerge du passé. Cela me rappelle celui d’un imprimeur de Borly à qui mon père confiait des travaux d’imprimerie au début des années 1970. Etonnante cette matérialisation inopinée de souvenirs avec un décalage temporel de plus de quarante ans !... Un peu plus loin dans un local en angle au croisement avec la rue où se situe le Thapae Loft, ouvert à tous les vents, une kyrielle de boîtes d’aliments divers en gros à vendre au kilo sont rangées et empilées sans aucune présence humaine décelée au moment de notre passage ; les dix préceptes fondamentaux du bouddhisme réfrènent le vol …d’où une certaine insouciance vis-à-vis des objets matériels. Alors que nous allons atteindre l’hôtel, un taxi collectif rouge dépose des passagers sur le bord du trottoir. Sans hésiter, je profite de cette situation chanceuse et je talonne le chauffeur pour le questionner à propos d’un périple envisagé dans la région. Les propos sont échangés en anglais. Nous réservons son taxi pour la journée de lundi en convenant d’une somme d’argent de mille bahts pour son service, soit environ vingt-cinq euro. Nirun nous remet sa carte professionnelle en indiquant les chiffres 10-5966 au verso qui correspondent au numéro d’immatriculation de son véhicule. Nous nous donnons rendez-vous devant l’hôtel lundi à dix-heures trente. Je suis enchanté par cet heureux hasard… Dans la chambre un ouvrage sur Excel via le web est effectué. Un mail est envoyé à Daniel et Lucienne avec le lien Facebook sur le safari… Après quatorze heures, une balade à la lisière du Chiang Mai historique commence. Nous suivons Ratchadumneon Road. Sur le trottoir une dame en pantalon rose assise en amazone sur un scooter propose à la vente des éventails artisanaux colorés pour se rafraichir en agitant l’air. Je suis gratifié d’un éclatant sourire par deux fois. Nous franchissons le mur d’enceinte en pierres rouges au niveau de la porte « Tha Pae Gate ». Nous suivons le trottoir à l’ombre de la rue Tha Pae Road qui mène notamment à la gare. Nous essayons divers distributeurs ATM pour éviter, vainement, la commission de deux cents bahts par retrait cash. Nous découvrons fortuitement le sanctuaire « Wat Bupparam ». Nous entrons pour une visite. Le site est en effervescence ; moult tuk-tuk et touristes, asiatiques pour la plupart, ont pris possession du lieu. La présence du temple, d'influence birmane, remonte à la fin de notre quinzième siècle. Il fut construit sur deux niveaux par le roi Phra Kaeo Muang sur le site d'un palais de son grand-père le roi Thokarat. Dans la salle supérieure, un Bouddha en teck a été laqué de blanc et de jaune clair. Dans les jardins accolés au temple, des statues d’animaux attirent les regards, telle une ébauche d’arche de Bouddha. Tigre, girafe, rhinocéros, jaguar, zèbre, autruche, cobra, panda, cerf, chameau, aigle, buffle d'eau, éléphant et autres animaux probablement mythiques, se dévoilent de façon inattendue. Je remarque avec amusement une petite statue insolite de Donald Duck mangeant distraitement un bol de nouilles chinoises. Des scènes de la vie de Bouddha sous l'arbre de la Bodhi se dévoilent. Une photo montre Siddhartha Gautama confronté à Maya, définie comme l’illusion d’un monde générée par son cerveau. Un autre cliché montre Bouddha qui se coupe les cheveux. Une bibliothèque a pris place sous le temple accessible par un escalier en pierre à double révolution où des dragons verts à cinq têtes parés de rubis et des serpents d’or à trois têtes s’étalent sur les rampes d’escaliers. Des livres d’écoliers ont pris place dans les rayonnages parmi d’autres ouvrages anciens. Deux croquis figuratifs réalisés à l’encre noire sont photographiés. A la sortie de cette collection d’ouvrages en langue thaïe, une dame nous propose pour cent bahts de favoriser la chance en libérant trois oisillons tenus captifs dans un panier ovale tressé en lanières de bambou. Nous acceptons. J’ouvre précautionneusement la petite cage pour laisser le temps à Patrick de photographier l’envol des oisillons. Mus par la soif de liberté ils jaillissent avec impétuosité en laissant une légère empreinte sur la photo. Une heure s’égrène sur la trame du temps lors de la découverte du temple. Plus loin sur la rue j’admire dans la vitrine d’un tailleur une magnifique chemise noire brodée de motifs d’or décorée de deux éléphants. Une dizaine de minutes plus tard, dans une échoppe, nous achetons le magazine en langue française « Gavroche Thaïlande » de janvier ainsi que deux cartes postales en bois pour nos parents avec les timbres appropriés au regard du poids pour l’envoi. Nous arrivons à un rond-point où un petit parc permet de prendre en photos quelques éléphants miniatures à proximité d’un bouquet de tulipes géantes rouge et jaune. Nous atteignons la rivière Ping et nous décidons de faire demi-tour. Pour éviter d’effectuer le trajet retour à pied, une fois dépassé l’édifice original de la « Alex Aesthetic Clinic », à la façade en verre d’inspiration moucharabié, la chance nous offre de rencontrer un monsieur sans âge assoupi dans une petite carriole sur le trottoir. Nous lui demandons de nous déposer à la porte Tha Pae à bord de son vélo-taxi. Durant une courte tractation pour le prix, l’homme nous touche le bras, l’épaule et le dos avec naturel. Je pense à Claudius qui avait cette facilité dans les contacts humains. L’homme est membre du Rotary Club de Chiang Mai comme en témoigne sa chemise bleu marine. Le trajet en amoureux dure dix minutes. Je suis conquis par le personnage qui pédale avec lenteur et régularité pour nous tracter. De temps à autre il se retourne pour dire « number one »… Arrivés à destination, nous lui donnons deux cents bahts. Nous allons nous désaltérer dans le Starbucks situé à deux pas. La jeune, petite et souriante Thunyaka nous accueille à la caisse à seize heures trente-sept. Nous sirotons des boissons chaudes en consultant le magazine  « Chang Puak » de janvier 2016 à disposition de la clientèle. Nous retenons quelques informations et lieux de découverte sur Chiang Mai. J’apprécie le chocolat chaud à la chantilly dans l’ambiance détendue du café. Nous retournons dans la chaleur et la moiteur de l’air après ce temps de détente climatisé. Nous tentons de repérer dans la vieille ville un restaurant végétarien cité dans le magazine. Nous longeons Mun Mueang Road où se situe l’entrée du temple « Wat Dokkhamet » et nous bifurquons à gauche dans Ratvithi Road. Nous passons devant un superbe édifice inconnu en fin de construction à la façade en bois de teck et pierre blanche moulurée. Plus loin dans la rue, chez le libraire « On the road books », le livre d’Hermann Hesse « Siddhartha » est acheté pour cent vingt bahts, soit quelques trois euro. A gauche dans Ratchapakhinai Road nous passons devant le temple « Wat Pan Ping » sans toutefois s’arrêter. Nous atteignons le restaurant chinois aux lampions rouges « Hot Chili » où une photo est prise. A sa droite, avant le D-Bistro, je visite brièvement l’hôtel « Moon Dragon ». La cour intérieure est accueillante avec ses volets à persiennes marron clair. Nous flânons avant le dîner. Dans l’enceinte du temple « Wat Chedi Luang », à la nuit tombante, le coucher de soleil génère des nuances de parme dans le ciel. Des photos sont prises. Après dix-huit heures trente nous dînons chez « Pakhinai Cafe » en face de l’hôtel. Nous choisissons chacun une part de gâteau chocolat banane, réalisé par notre hôtesse. Je teste la saveur d’un smoothie chocolat banane chantilly et de son côté Patrick découvre celle d’un smoothie aux fruits rouges. Nous nous régalons et les papilles gustatives sont enchantées. Les minutes se dispersent peu à peu dans la nuit. Après ce repas raffiné savouré en gourmet, nous retournons passer la soirée au Thapae Loft…
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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