Cette nuit, une pluie intense se précipite contre les vitres
de la chambre. Une mosaïque de tâches poussiéreuses témoigne de son passage. Au
lever du jour, la chaussée reste légèrement humide et le ciel est un caillé de
gris et de bleu. Vers midi, le soleil
règne en absolutiste sur Bangkok. Une
chaleur rude frappe notre tête. Un parfum de safran et de curry nous colle à la
peau.
Depuis la station de métro Sam Yan, nous descendons l’artère
Si Phraya jusqu’au fleuve Chao Phraya. Au débarcadère de River City, nous
empruntons un bateau-taxi. Nous naviguons quelques minutes et nous découvrons
Bangkok au fils des eaux. Au pier Than Tien, nous débarquons en face se dresse
sur toute sa grandeur le Wat Arun.
Après avoir traversé un dédale d’échoppes accolé à la
rivière, nous débouchons sur la route qui nous sépare du Temple Wat Pho, une
attraction incontournable selon les guides touristiques. Alors nous entrons
dans le « saint des saints » des temples bouddhistes. Après avoir été
délesté de 100 baths chacun, tarif étranger, nous pouvons pénétrer dans l’enceinte
du sanctuaire.
Dans le premier édifice, où il faut avant d’y pénétrer,
retirer ses chaussures, le fameux bouddha d’or repose sur le flanc le long de
la travée de tout son corps endormi. Il est difficile de le photographier parce
que la statue couchée se déploie sur toute la largeur du bâtiment. De l’autre côté, une série de quarante
marmites se répartit le long de la paroi. Une coupelle emplie de pièces de ½ bath
s’achète à l’entrée du passage pour vingt bath. Puis le pèlerin dépose une
pièce dans chaque récipient : une sorte de rite et de don.
Le sanctuaire regroupe divers édifices où les influences des
différentes traditions de la région s’imprègnent dans l’architecture. Des statues chinoises côtoient des fresques d’origine
indienne, des stupas indouistes se dressent entre les flèches thaïes aux
couleurs chatoyantes. Les statues en or du bouddha s’élèvent le long des quatre
parois des temples accompagnés par des petits coins de verdures.
Après la visite du vaste Wat Pho, nous nous reposons de l’overdose
de religions dans le parc royal Saranrom. Nous profitons de la verdure pour
nous installer à un banc et regardons des joggeurs courir en boucle le long d’un
parcours prévu à cette effet. Le soleil décline vers le Temple d’Arun et le
ciel prend des teintes délavées.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire