Au lever la
température dans la chambre s’affiche à 26,6°. La matinée se déroule
agréablement entre lecture, écriture, actualisation du blog et consultation des
messageries… A midi nous déjeunons chez « May Veggie Home ». La saveur de
rouleaux de printemps aux champignons shiitake se dévoile. Je me délecte
lentement avec des légumes et des cubes de tofu cuisinés dans une sauce onctueuse
curry safran, accompagnés de riz brun au jasmin. Un jus de carotte est bu à
petites gorgées durant le repas. Patrick se régale avec un Panaeng curry
escorté de riz brun au jasmin pour siroter ensuite un jus d’ananas réalisé sur
l’instant. L’ordinateur de la caisse est en interruption. L’addition est rédigée
à la main en anglais par le très
jeune serveur souriant au fou-rire facile. En début d’après-midi, une rame du
métro souterrain nous transporte jusqu’à la gare « Hua Lamphong Railway Station
», le terminus de la ligne où tout le monde descend. Le wagon se vide à
l’arrivée et seule une jeune fille reste assise. Elle s’est assoupie, la tête
posée contre un montant perpendiculaire de la rame. Je lui caresse doucement le
poignet pour la réveiller. Ses paupières s’ouvrent et son regard reprend
contact avec la réalité. Papillonnait-elle dans quelques merveilleux songes ?
Elle est étonnée de me voir, elle réalise la situation instantanément et
m’offre un radieux sourire avant de se lever. Ses pieds se hâtent et elle sort
d’un bond, telle une mystérieuse et impétueuse gazelle. Gracile, elle est vêtue
d’un ensemble vaporeux de couleur prune rayé verticalement de fines bandes
couleur vanille. Le corps en mouvement, son chemisier flottant brandille sur un
mini pantacourt étoffé. Plus avant dans la foule elle se retourne pour me
regarder une dernière fois, sa chevelure noire en cascade sur ses délicates épaules.
Une bien belle jeune fille thaïe à la silhouette de rêve. A la sortie du métro une
négociation s’engage avec le conducteur d’un tuk-tuk. Le prix est fixé à deux
cents bahts pour nous déposer devant le temple Wat Pho. Une grosse araignée
rouge somnole sur sa toile en lainage coloré tissée sur toute la partie
latérale du véhicule, juste à côté de Patrick. Arrivés à destination, nous prenons
passage sur un bac au terminal de ferry « Tha Tien » pour joindre la rive
ouest du fleuve Chao Phraya où se dresse le temple Wat Arun. A la caisse nous
nous faisons doubler par une dame thaïe qui nous bouscule pour passer. La
caissière sourit devant cette situation en encaissant les cinq bahts pour la traversée,
soit quelques treize centimes par personne !... De l'autre côté du cours d'eau, la majesté du temple de
Dawn, autre nom de l’édifice, se dévoile. Des autochtones procèdent, protégés
du soleil brûlant par une bâche, à la rénovation minutieuse d’un autre temple
adjacent. Arum, dont la silhouette orne les pièces de dix baths, est également
en restauration et la visite se cantonne à découvrir les extérieurs du fier
édifice dont le pinacle se perd dans le ciel bleu. Il fut construit à l’image
des monuments de style Khmère à partir de briques recouverts de stucs. Une myriade
de mosaïques colorées pare le temple dans une infinité de motifs ciselés jusque
dans les moindres détails, aux significations mystérieuses. Des trompes d’éléphants
blancs épaississent le mystère à la cime du prang central, appelé aussi stûpa.
Ce symbole de l'aurore est entouré de quatre prangs plus petits. Les milliers
de pièces de porcelaines, données en leur temps par les villageois des
alentours, scintillent à la lumière du soleil. Les tours semblent soutenues par
des rangées de singes en porcelaine multicolore. Des statues de divers Dieux
dressent leur silhouette dans l’enceinte du temple et alentours. Avant de
quitter le site, nous acquérons deux pantalons thaïlandais de toile légère aux
motifs très en vogue à Bangkok. Chaque étoffe, appelée « pantalon-pêcheur »,
unisexe et de taille unique, coûte cent bahts, soit moins de trois euro. Nous
retournons par le bac sur la rive opposée du fleuve. Parmi l’animation du
bateau bondé, un jeune garçon thaï, indifférent au brouhaha, savoure avec une application
gourmande un kit-et-kat. Son doigt se promène ensuite dans le fourreau argenté
pour s’emparer du chocolat resté collé à l’intérieur. Le tarif unique de dix-neuf
bahts en période de forte effervescence est payé aléatoirement par les voyageurs.
Cette fois encore nous voyageons tels des passagers clandestins. Nous flânons
aux alentours de l’embarcadère pour acheter du jus de grenade, siroté sur
l’instant en se baladant. Nous assistons devant un comptoir à la réalisation d’une
crêpe à la banane par une talentueuse jeune femme thaïe dont la dextérité incomparable
donne la sensation d’assister à un court-métrage en version accéléré.
Impressionnant ! Quelques instants plus tard un bateau nous débarque au
quai cinq « Rachawongse » de Chinatown. Nous suivons la rue « Ratchawong
Road » dont le nombre d’échoppes semble s’être multiplié depuis notre précédent
passage. Nous atteignons le Grand China Hotel. Patrick se désaltère en terrasse
avec une eau gazeuse San Pellegrino achetée à la séduisante Rattanap à dix-sept
heures au Starbucks du quatre
étoiles qui possède le seul restaurant et salon club tournant de Bangkok. Les
minutes passent agréablement en terrasse. J’apprécie de regarder le mouvement
de la vie trépidante au cœur de Bangkok. Après cet arrêt sur image, nous
longeons la rue « Yaowarat Road » pour joindre la gare. Un jus de grenade,
réalisé dans l’après-midi par un jeune thaï derrière son étal, est acheté pour quarante bahts. Je le
prends en photo durant son ouvrage. Le jus est siroté en marchant. Des asiatiques mangent sur des tables de fortune installées
sur la chaussée à quelques centimètres seulement de l’intense circulation. A la gare
nous prenons le métro pour rejoindre la station « Si Lom ». Un message coutumier
en anglais est diffusé en sortant de la rame : « Please mind the gap between
train and platform » « S'il vous plaît prenez attention à l'écart entre le
train et la plate-forme ». La station est reliée à celle du métro aérien « Sala
Daeng » par une passerelle au-dessus du sol où je perds l’équilibre en
voulant prendre une photo. Je manque de basculer dans le vide mais je suis
retenu par la rambarde métallique. Par contre, l’appareil photo frappe
violemment contre la paroi dure. L’écran est cassé et l’appareil a « rendu
l’âme ». Nous descendons à la station Siam. Nous allons dîner après dix-huit
heures trente chez « Pizza Siam Center » où nous choisissons une pizza
végétarienne légumes, champignons et dés d’ananas. Trois épaisseurs de pâte et
trois diamètres sont proposés. Nous optons pour le médium dans les deux alternatives.
L’hôtesse de table, Onicha, nous apporte la réalisation une vingtaine de minutes
plus tard. Patrick prend une photo. Nous partageons le mets en nous régalant. Mon
mari sirote un « Lemon lime soda ». La table est positionnée en bordure d’un
vitrage dont la vue donne sur l’esplanade entre le Siam Center et le Paragon
Center. Nous retournons à Sukhumvit par le métro aérien vers dix-neuf heures
trente. A notre arrivée, un muffin mandarine cranberry est acheté à la jeune
Tanyalak au Starbucks de la tour Exchange. Au Citadines, la climatisation a été
coupée par la femme de ménage. La température oscille autour de 30° dans
l’appartement…
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