Dans la
matinée lors de l’actualisation du blog Siam 2016, je lis fortuitement sur le
web que Michel Galabru est mort dans son sommeil le lundi 4 janvier 2016 à
l'âge de 93 ans, le jour de notre départ pour la Thaïlande… Nous déjeunons chez
May Veggie Home. Je prends en photo une face de la carte des mets proposés. Je
relève une citation d’Albert Einstein dans la salle de bain du restaurant. « Nothing will benefit human health and
increase the chances for survival of life on earth as much as the evolution to
a vegetarian diet. » …soit « Rien ne sera bénéfique à la santé
humaine et à l’augmentation des chances de survie sur la terre autant que
l'évolution vers un régime végétarien. ». A une table voisine un monsieur
américain demande, vainement, pour manger chaud, d’être servi un plat après
l’autre et non tous les plats en même temps comme c’est la tradition… A
quatorze heures nous sommes à la station Siam du métro aérien. Nous embarquons
pour celle de « National Stadium ». Nous nous dirigeons ensuite vers le
proche canal pour monter à bord d’une navette fluviale. L’embarcadère se nomme «
Saphan Hua Chang » et nous descendons au débarcadère « Phanfa ». La course
revient à neuf bahts par personne, soit vingt-cinq centimes d’euro …de quoi
rêver en matière de croisière fluviale. Le bateau, tel un tuk-tuk endiablé,
surfe et slalome sur les vagues à toute vitesse dans un jaillissement d’écume et
de gifles d’eau arrêtées par une bâche tendue latéralement vers l’avant pour
protéger les passagers. La barge est bondée et nous sommes assis sur le
bastingage, le visage fouetté par le vent et aspergé de gouttelettes de temps à
autre. Je me sens bien sur ce cheval mécanique indompté. Sur les berges des
cabanes ont pris place, logements sommaires pour de nombreux thaïlandais sans
doute enchantés de vivre là malgré ce dénuement apparent. Le rangement des
vêtements s’effectue dehors sur des tringles pour éviter la moisissure des
placards. Suspendus sur des cintres, ils remuent au gré du vent qui s’amuse à
virevolter parmi les étoffes. Une sensation de désordre dans ces habitations de
fortune, toute relative, témoigne du mouvement de la vie de ces citoyens pragmatiques
libres du jugement et du regard des autres. Une multitude d’objets et d’outils
en tous genres se dévoile à mes yeux éblouis par cette simplicité de vivre. A
la sortie du débarcadère, les conducteurs de tuk-tuk guettent le touriste. Des
comptoirs alimentaires aux abris toilés colorés s’agglutinent pour être proche
des passagers. A côté du canal des coqs dans des paniers sphériques tressés
ajourés émettent des « ake-e-ake-ake »
pour protester de leur captivité. Un immense portrait du roi me rappelle celui
d’un autre dictateur en Lybie. Sur la rue Ratchadamnoen Klang, nous dépassons
un temple à gauche et « The Queen’s Gallery » à droite, un musée d’art
né de la volonté de la reine Sirikit. Devant le musée « Rattanakosin Exhibition
Hall », un groupe d’étudiants, en uniforme bleu agrémenté de rouge, nous
interviewe et nous filme. Nous bavardons. Nous continuons notre chemin et nous
atteignons un vaste rond-point où trône le monument « Democracy Monument ». Après la découverte de
cette spectaculaire création, construite à la fin des années quarante pour
célébrer l’avènement de la démocratie obtenue huit ans plus tôt lors de la
révolution thaïlandaise du 24 juin 1932, nous retournons sur nos pas pour visiter
le temple « Wat Sraket » sur la montagne d’or, la Golden Mountain. Patrick
monte 344 marches pour joindre le temple où la vue embrasse tout Bangkok… Nous
revenons ensuite vers le canal pour reprendre la navette fluviale. En passant
devant les palissades de la résidence de Jim Thomson qui donne sur le canal, un
appel du maître des lieux nous invite à venir nous détendre. Nous obtempérons
avec joie à l’idée de déguster une douceur tout en sirotant une boisson. Une
navette de Jim, prise sur Rama 1 Road nous dépose chez lui vers seize heures
trente. Chayanee est notre hôtesse. Patrick découvre la saveur d’un café thaï
et d’une glace à la noix de coco dans sa coque. J’opte pour une part de
Blueberry cheesecake et pour un jus de noix de coco. Un couple francophone est
assis à une table voisine. Une trentaine de minutes plus tard, nous quittons l’agréable
domaine en navette. Sur la rue Rama 1 Road mon regard est ébloui par une
princesse asiatique superbement habillée. Je lui fais part de mon admiration
avec un franc sourire. Elle consent à être prise en photo. J’imagine une vie de
rêve pour cette femme élégante, courtoise et enjouée qui émet de bref petits
rires à mes compliments. Plus loin sur la rue nous entrons au Siam Center. Patrick
craque pour une boucle d’oreille. Nous arpentons les allées du centre
commercial. Nous nous dirigeons par la suite vers l’immense Food Court au
quatrième étage pour sélectionner un comptoir où dîner. Après dix-huit heures
trente nous entrons chez « Pizza Siam Center ». L’hôte de la table se prénomme Rattana.
Nous optons pour un mets végétarien. Nous savourons des pâtes de riz Capellini
végétariennes aux champignons. Patrick sirote du thé Earl Grey. La table est
positionnée dans l’angle vitrée de la salle qui donne sur l’esplanade illuminée
entre le Siam Center et le Paragon Center. Au Starbucks du Siam Center, un
muffin mandarine cranberry est acheté auprès de Nattapon, un bel asiatique au
sourire éclatant. Une rame du métro aérien nous dépose à la station Asoke, située
à proximité du Citadines. Dans le wagon, cinq jeunes thaïlandaises papotent en riant.
Une d’entre elle s’affaire à la fois sur son téléphone portable et sur un mini
iPad tout en tenant son sac en bandoulière et des emplettes. La passerelle
aérienne et la traversée du hall de la tour Exchange nous offre d’éviter le
trafic routier pour joindre la rue du Citadines…
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