Le souvenir d’un
rêve perdure au lever. En compagnie d’une Brigitte Bardot jeune, nous admirons
les peintures novatrices de mon frère Daniel… Une température dans la chambre
oscille autour de 26°. Les rites matinaux effectués, nous allons prendre le
petit-déjeuner au « Horizon Restaurant » vers huit heures. Le ciel est grand
bleu et quelques filaments cotonneux se promènent sous la voute céleste. Nous
sommes assis en bordure de la terrasse avec vue sur le lac. La mer se dessine à
l’horizon. Des oiseaux gazouillent autour de nous. Je commence le repas avec
des morceaux d’ananas et de dragon fruit. La saveur d’une pomme de Thaïlande se
dévoile. Je découvre un nouveau fruit, le « Longkan », « long nhãn » qui
signifie œil de dragon. Je savoure une crêpe au peanut butter, de la purée de
banane mélangée à des cubes séchés de papaye, d’ananas, de grains de raisin et
de graines de sésame. Patrick teste de son côté divers mets du vaste et
abondant buffet. Je goûte un liquide onctueux, le butterscotch qui s’avère être du caramel écossais, un
mélange de sucre roux et de beurre. Du cacao à l’eau chaude est siroté… Nous
sommes de retour dans la chambre un peu avant neuf heures. Je termine la
collation par quatre petites bananes plantain présentent dans la coupe de
fruits, la variété dispensée généreusement aux éléphants. La matinée se
continue avec diverses activités notamment l’actualisation du blog. Après onze
heures trente, nous sortons du Novotel pour aller découvrir Karon Beach. Un
employé a pour mission de participer à la traversée des clients qui
franchissent la route à grande circulation devant l’hôtel pour joindre la
plage. Muni d’un fanion rouge, il s’évertue à arrêter le flot de véhicules.
Nous grimpons un petit dénivelé, nous passons sur un pont bas en ciment qui
enjambe un petit canal et nous voilà sur la plage. La température est élevée et
les rayons solaires brûlants. Nous décidons d’aller acheter de quoi nous
couvrir la tête. Nous longeons le rivage en nous attardant de-ci de-là devant les échoppes ouvertes sur la mer. Dans
un magasin bien achalandé, une souriante commerçante encaisse le prix de deux
chapeaux tressés avec de fines lamelles de paille. Chaque chapeau revient à
cent bahts, moins de trois euro. Nous entrons dans la partie commerciale au
niveau d’un rond-point tout en blanc où trône une superbe création pourvue de
statues qui semblent vouloir se mouvoir. Nous marchons dans Patak Road,
l’artère principale bordée de commerces, de restaurants, de salons de massage,
d’hôtels et j’en passe. Devant la chaleur écrasante, Patrick décide de changer
de tee-shirt. Nous entrons dans une boutique où il achète une chemisette extra
fine en coton blanc. Nous sommes régulièrement interpelés par les
restaurateurs. Les mets végétariens semblent avoir fondu avec le soleil. Sans
attendre la fin de la rue, nous rebroussons chemin pour suivre la rive. Les
espaces ombragés sont rares et nous progressons en zigzag au gré de ces
enclaves illusoirement fraiches protégées partiellement du soleil. Nous
dépassons l’hôtel Mövenpick. Une sorte de souk se dessine. Nous approchons pour
fuir le soleil mais en raison d’une couverture en tôle, c’est une fournaise.
Nous ressortons aussitôt. Cependant ce contour nous offre de déceler à treize
heures un comptoir qui sert des smoothies. Nous commandons deux smoothie
mix-fruits. L’homme coupe dans un Blender des morceaux de mangue, de banane et
d’ananas. Il ajoute un liquide, peut-être du jus de coco, et il termine avec
des glaçons. La boisson mixée revient à soixante bahts soit un peu plus d’un
euro. Nous lampons doucement la préparation avec une paille, assis sur des
sièges en métal bleu roi. Des parasols protègent du soleil. Une vingtaine de
minutes plus tard, nous traversons la route pour nous rendre sur la plage. Nous
marchons pieds nus dans le sable. Le ressac des vagues se brisent sur nos
jambes. Un gros nuage cache le disque solaire et notre avancée est agréable. Un
vent marin souffle avec douceur. Je me sens bien à côté de Patrick dans ce
cadre enchanteur. Nous atteignons une des extrémités de la plage au niveau du
complexe « Marina Phuket Resort ». Nous empruntons une passerelle en
bois qui serpente dans un magnifique espace paysagé luxuriant et nous
aboutissons dans la rue Patak. Un peu en contrebas, une borne ATM est présente.
Nous effectuons un retrait à quatorze heures trente. Nous cherchons ensuite
l’entrée du café repéré sur la plage. Une hôtesse du Karon Beach Resort,
superbement habillée dans une tenue thaïe marron et mordoré, nous guide vers le
café au travers de l’hôtel. Les quatorze heures trente passe. Nous nous
délassons en terrasse au coffee « @ The Beach Restaurant » et nous savourons
des smoothies « Dark Tang » composés de crème glacée au chocolat, d’un
brownie au chocolat, de crème chantilly, de fruits secs et de brisures
d’arachides, servis dans des verrines par le jeune Nissara. Cette douceur
copieuse et exquise aux papilles revient à environ quatre euro. Des timbres de
voix russes se font entendre aux tables voisines et sur la plage. Une trentaine
de minutes s’envolent dans le bien-être à contempler la mer en mouvement. Nous
reprenons la promenade sur la plage les pieds nus dans l’eau. Les plagistes
sont à la fois dans l’eau et sur le sable à se faire bronze. D’autres se promènent
tout comme nous. Nous assistons à l’envol d’un parachute ascensionnel à la
toile rayée bleue et jaune. D’autres parachutes sont déjà dans le ciel. Des
touristes réservent aussi des balades sur l’eau en jet-ski. Un couple de mariés
asiatiques se fait prendre en photo dans ce décor paradisiaque. L’homme arbore
un étonnant costume pourpre clair. Parvenus à l’autre extrémité après avoir
foulé des milliers de grains de sable, telle de la poudre d’or, nous nous
asseyons à l’ombre sur les rochers pour se détendre après un parcours d’environ
trois kilomètres et demi. A nos pieds, des mini crabes blancs duveteux creusent
de petites galeries dans le sable. A la marée haute, elles seront inondées.
Seul l’être humain se pose quantités de questions, la petite créature velouteuse
presque translucide recommencera son ouvrage à marée basse. Un couple avec deux
garçonnets sont installés à proximité. Le plus âgé va se baigner avec son père,
le plus jeune s’amuse avec un saut et une pelle dans le sable sous le regard attentif
de sa mère. Les dix-sept heures passent tranquillement. Après ce temps de
farniente à observer la vie en mouvement, nous quittons la plage par le superbe
Resort « Centara Grand Beach Hotel ». Le rose est à l’honneur dans les
constructions. Un employé, originaire de Nice, nous adresse la parole. Dans ses
propos nous apprenons que le Resort a été construit voici six ans. Il est très
bien entretenu au regard, du vent, du soleil et du sel. Nous découvrons le
complexe avant le dîner que nous prenons vers dix-huit heures au restaurant «
The Cove – Dinner » situé dans le Resort. Deux soupes « Dahl Makhini » et une eau
pétillante thaïe pour Patrick sont au menu. La salle est ouverte sur l’extérieur
et j’enfile le pantalon de toile acheté à Bangkok pour éviter les piqures d’insectes.
Le mets de lentilles vertes agrémentées d’haricots rouges est délicieux. Durant
le repas Patrick sort effectuer quelques clichés du coucher de soleil. Un peu
avant dix-neuf heures, nous retournons par la route au Novotel situé en
contrebas à une courte distance à pied…

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