lundi 25 janvier 2016

Découverte partielle du Jardin Botanique de la Reine Sirikit…

Une journée pluvieuse s’annonce au lever du jour. Un peu avant huit heures, un air froid nous escorte pour aller prendre le petit-déjeuner au « Loft restaurant » à une centaine de mètres de la réception de l’hôtel. La température a chuté. Le manteau nuageux défile en alternant les nuances de gris au gré de sa fantaisie créative. L’écharpe est la bienvenue pour prendre la collation matinale dans la salle du restaurant totalement ouverte à l’air froid extérieur. La majorité des restaurants et réceptions d’hôtels de la vieille ville sont ouverts aux quatre vents car habituellement une chaleur sensible est présente à toute heure du jour et de la nuit. La froidure actuelle est exceptionnelle et les autochtones sont habillés comme nous en hiver …avec toutefois une température d’environ 13° au dire de la dame thaïe bien emmitouflée à la réception. Certains asiatiques portent même des vêtements en polaire qui rappellent ceux vendus chez Uniqlo. Je croque des morceaux d’ananas et Patrick déguste des pancakes à la banane agrémentés de miel. A la table voisine opposée à l’allée centrale une jeune femme asiatique porte avec élégance une superbe robe bleu-vert décorée de discrets motifs fleuris blancs. La découpe impeccable flatte sa silhouette gracile. De retour dans la chambre, la narration de la journée d’hier est confiée au chronojournal avant un départ vers dix heures vingt. Nirun est ponctuel. Nous prenons place dans son taxi collectif. Je monte à l’avant à gauche du conducteur car en Thaïlande les véhicules circulent à gauche. Patrick s’installe sur une des deux banquettes arrière parallèles à la route. Une pluie très fine, tel un crachin serein, voile le parebrise. Nirum actionne les essuie-glaces très occasionnellement. L’habitacle confortable illustre les croyances du chauffeur. Après environ une heure vingt de conduite et quelques trente kilomètres parcourus, nous parvenons au jardin botanique « Queen Sirikit Botanic Garden » étalé sur environ dix kilomètres carrés et situé dans le Parc national de Doi Suthep-Pui au pied de la montagne Doi Suthep qui culmine à 1676 mètres. Le ticket d’entrée revient à cent baths par personne. Celui du chauffeur écrit en thaï est sommaire. Celui du touriste présente une photo du jardin avec en surimpression des informations dont la date du jour, soit le 25 janvier 2559. Le parcours aérien sur la canopée est fermé en raison de la pluie. Notre chauffeur nous conduit au « Glasshouse Complex », un village de serres que nous visitons en découvrant différents végétaux. Celle où vivent les cactus et celle où s’épanouissent les orchidées sont mes préférées. Dans la serre équatoriale, une cascade salue le visiteur à l’entrée. Alentours un ensemble paysagé avec divers bosquets taillés participe à la cohésion des abris des végétaux. La serre aux nénuphars offre de saisir dans l’instant la beauté solitaire des fleurs aquatiques qui flottent à la surface de l’eau calme des bassins carrés en pierre sable. Dans certaines serres des artefacts du passé rappelle que nous sommes en Thaïlande. De-ci de-là de petits bancs blancs en fer forgé ouvragé incitent à se poser pour des instants de farniente et de contemplation. Malgré la froidure de l’air et le crachin humide pénétrant, j’apprécie cette immersion dans l’abondante et luxuriante créativité végétale de la Nature acclimatée artificiellement par l’Homme. Une heure défile lentement dans le flot du temps et les treize heures s’annoncent. Nous tentons de déjeuner à côté du magasin de souvenirs, le seul local chauffé. L’espace restauration est ouvert aux quatre vents. Le froid et l’offre végétarienne succincte nous incitent à retourner à Chiang Mai. Une journée chaude et ensoleillée est nécessaire pour découvrir pleinement le vaste jardin botanique ; ce sera pour une autre fois ou pas. Nirum, zen et toujours disponible, reprend le volant. En sortant du jardin, depuis l’arrière du véhicule je prends quelques photos à la volée de l’entrée principale. En route Nirum s’arrête à son initiative et nous propose de visiter une fraiseraie. Nous sautons au bas du véhicule pour arpenter d’un pas décidé la plantation où les fruits naissent à flanc de coteau. Nous grimpons par un petit chemin détrempé où quelques escaliers taillés dans la terre favorisent la montée. Sur le plat, au milieu des vastes plates-bandes de fraisiers, je bois un chocolat chaud Van Houten dans une fraise géante allongée. Le liquide préparé par un couple bien emmitouflé me réchauffe. Après quelques photos nous faisons le chemin en sens inverse. En contrebas au bord de la route, une longue cahute rudimentaire protégée des intempéries par une toiture paillée abrite un espace de vente. Nous nous joignons à l’affluence et nous achetons environ trois à quatre cents grammes de fraises séchées pour cent baths, pour moins de trois euro. Nous retournons à l’arrière du taxi collectif et nous voilà repartis après un remerciement à Nirum pour cette attention. Lors du trajet, quand la vitesse et les secousses le permettent, je prends des photos depuis le cul du taxi ouvert sur la circulation. Nous arrivons à l’hôtel vers quatorze heures trente. Nous remettons les mille baths convenus à Nirum qui nous remercie en s’inclinant les mains jointes devant son visage. Un bref passage à l’hôtel précède le déjeuner tardif chez Nan qui elle aussi porte une doudoune. Pour pallier au froid invité malgré lui dans la salle allongée du restaurant, je commande un velouté de courge. Je savoure ensuite un « Tom Yum Fried Rice » à base de riz brun accompagné de légumes cuits à la vapeur. De son côté Patrick se réchauffe avec un thé Earl Grey. Il déguste une soupe aigre douce au lait de coco « Tom Kha » où sont réunis des champignons, des cubes de cœur de palmier, de l’oignon blanc, des morceaux de tomate et d’autres ingrédients mystères. Un sandwich végétarien complète son repas. L’addition est réglée à Nan à quinze heures quarante. Le restaurant est plein. Les tables se libèrent pour être occupées aussitôt. A deux pas du restaurant l’entrée du temple « Wat Phakhao » est prise en photo. Nous retournons prestement à l’hôtel en nous faufilant entre les gouttes de pluie. L’actualisation du blog se complète avec des photos. Les messageries sont consultées. Un peu avant dix-huit heures nous nous détendons chez D-Bistro dans l’arrière salle fermée et légèrement chauffée. La décoration est attrayante et chaleureuse. Chocolat chaud et cappuccino sont sirotés en feuilletant des magazines en langue thaï ; seules les photos nous parlent. Une bouchée chocolat est offerte à Patrick par Tithi. Nous choisissons ensuite d’aller dîner frugalement chez « Pakhinai Cafe » en face de l’hôtel. Contre toute attente la salle est agréablement chauffée. Toutes les tables sont occupées. Nous nous installons devant la tablette en bois en bordure de la devanture où je lis à l’envers les mots « Happy New Year 2016 » peints sous forme de médaillon sur le vitrage. Je savoure une part de gâteau chocolat banane maison et un smoothie malt banane chantilly. Patrick opte pour une part de gâteau vanille graines de pavot et pour un thé Earl Grey. Il s’offre un croissant feuilleté au beurre en fin de collation. Après dix-neuf heures quinze nous traversons la rue en coup de vent pour retourner dans notre chambre. La soirée se déroule agréablement dans notre chez nous à Chiang Mai...
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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