lundi 11 janvier 2016

La chance se manifeste à Bangkok…

La matinée offre des temps de lecture et d’écriture. Des informations sont recueillies sur le réseau ferroviaire thaïlandais. Nous retrouvons la sympathique équipe de « May Veggie Home » pour le déjeuner. Nous testons en entrée des bouchées de « gyoza » cuites à l’eau. Il est aléatoire de discerner les ingrédients qui sont délicieux. Patrick savoure un « Pad-Prik-Pauw » avec du riz brun au jasmin  et je déguste un avocat aux crudités agrémenté d’arachides. Du jus de carotte maison est siroté. Après le repas nous nous rendons en métro souterrain à la gare de « Hua Lamphong Railway Station » dans le dessein d’acheter deux billets de train pour Chiang Mai. Nous passons le traditionnel contrôle de sécurité. Je photographie Patrick quand il traverse le portillon. A peine sortis des entrailles de Bangkok, nous voyons la chance apparaître sous la forme d’une dame avenante qui s’approche de nous pour nous proposer spontanément son aide. Un badge indique son appartenance au service d’accueil des touristes. Lors des deux précédents passages à la gare, à aucun moment nous n’avons remarqué la présence de conseillers. La magie de la vie nous offre la rencontre adéquate au moment opportun. Une fois informée de notre projet, elle transcrit à la main sur un papier les renseignements à présenter à un des guichets de la gare. Souriante, efficace et prévenante, elle ajoute que si le train est complet ce jour-là, il conviendra de revenir vers elle. Avec un air entendu, elle saura nous obtenir deux places. Ravis et reconnaissants, nous la remercions chaleureusement. Nous sommes reçus par un jeune agent à un des nombreux guichets du hall principal. Nous lui remettons les informations en thaï, nous lui présentons les cartes d’identités demandées …et quelques instants plus tard, une fois le paiement effectué, nous recevons deux billets pour Chiang Mai. Il est quatorze heures trente. Sur le reçu de la carte de crédit on peut lire « The State Railway of Pathumwan » avec le montant réglé qui s’élève à 1282 bahts, soit environ trente-cinq euros pour les deux billets pour une distance à parcourir de quelques sept cents kilomètres …inimaginable en France ! Nous retournons vers notre bienfaitrice pour la congratuler. Elle s’intéresse à notre périple de l’après-midi et se propose d’organiser le trajet vers notre destination. Elle nous emmène vers un tuk-tuk et fournit les indications nécessaires au conducteur en déterminant le prix à payer. Un baisemain traduit mon remerciement et ma chaleureuse sympathie. Nous voilà parmi la circulation mouvementée de Bangkok dans une chorégraphie harmonieuse où les deux-roues et les tuk-tuk mènent la danse autour des voitures limitées dans leur mouvement qui se contentent de suivre le flux quelle que soit sa vitesse. La dextérité, la conduite intrépide et avisée à la fois des divers conducteurs s’est émancipée de la dépendance au klaxon pour la joie des tympans. Nous sommes déposés à une encablure du Grand Palais. Les deux cents bahts convenus sont donnés au conducteur qui remercie avec un sourire. Nous passons devant le vaste et somptueux ministère de la défense, « démocratie militaire » oblige, et nous découvrons de séduisants « Pink Elephants ». L’ouvrage représente trois têtes d’éléphants roses au centre d'un rond-point sur la jonction « Sanam Luang » près du Grand Palais. Il a été érigé lundi 5 Décembre 2011, jour férié annuel, pour célébrer le 84ème anniversaire du roi Rama IX couronné en 1946. Une foule impressionnante entre et sort du Grand Palais où se trouve le temple du Bouddha d'émeraude. Le site présente une superficie de plus de deux cent mille mètres carrés. L’enceinte longue de mille neuf cent mètres fut construite en 1782 lorsque le roi Rama 1er initia la construction du Palais. Devant le ministère de la Défense un touriste barbu anglophone nous a informés de la nécessité de porter un pantalon de toile pour visiter le Palais, le short étant inadapté. A cet effet, nous suivons une file d’attente pour emprunter contre une caution le vêtement indiqué. Ensuite nous tentons, vainement, de trouver l’entrée du Palais. Différentes files d’attente sont constituées. Je suis dérouté et déconcerté par cette effervescence. Le soleil darde des rayons brulants. Je tente sans succès de trouver quelqu’un pour nous renseigner. Devant cette situation inextricable Patrick propose de rendre les pantalons. J’acquiesce à sa suggestion. Nous sortons du site. Mon esprit est quelque peu perturbé. Après un temps d’hésitation et d’indécision de ma part, nous prenons la direction de Chinatown. En chemin Patrick suggère de prendre le bateau pour éviter un long temps de marche. Nous atteignons l’embarcadère « Tha Tien » situé devant le temple Wat Pho. L'affluence est énorme et l'animation enfiévrée. Nous tentons, avec succès, de monter à bord. La sueur me dégouline dans le dos. Un couple qui s’est trompé d’embarcation joue des coudes pour descendre alors que bateau commence à s’éloigner du ponton. La dame manque de tomber à l’eau. Debout à la poupe, la vitesse aidant, j’apprécie d’être rafraichi par le vent. Devant la confusion du départ, plusieurs personnes voyagent gratuitement, nous compris. Nous descendons au débarcadère « Rachawongse » au niveau de Chinatown. Nous suivons la rue « Ratchawong Road » bordée de multiples échoppes en tous genres à l’approvisionnement et à l’achalandage impressionnants. Contre toute attente, nous aboutissons au niveau du Grand China Hotel. Patrick en profite pour se désaltérer en terrasse avec une eau gazeuse San Pellegrino achetée à seize heures trente-six au jeune Jirapon au Starbucks du palace. Une fillette, entourée de ses grands-parents, évolue à nos côtés. Elle grignote un épi de maïs en papillonnant d’un adulte à l’autre. En partant je complimente la jeune maman restée sur le bord du trottoir avec la poussette. Nous suivons tranquillement la rue « Yaowarat Road ». Les comptoirs sur les trottoirs sont rares, lundi semble être le jour férié hebdomadaire. Nous traversons un canal en empruntant un superbe pont pour joindre le périmètre de la gare. Nous prenons le métro pour rejoindre Sukhumvit. Un passage au Terminal 21 précède le dîner vers dix-huit heures trente chez « May Veggie Home ». La nuit tombe alors que nous marchons sur la passerelle aérienne. Patrick opte pour un « Pad Pong Karee Taohoo » au riz blanc avec un jus d’ananas. Je jette mon dévolu sur un smoothie chocolat banane savouré lentement avec deux cookies dattes avoine et deux boules de glace vegan cacao banane. Les minutes passent agréablement. La soirée se continue au Citadines dans le confort de notre « chez nous » à Bangkok…

























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