La
température dans la chambre au lever à six heures est de 27,2°… Les activités
matinales se déroulent dans le bien-être. Un retrait cash sans commission est
effectué à la Citibank de Sukhumvit avant le déjeuner chez « May Veggie Home ».
L’équipe nous accueille avec le sourire et nous nous installons à la table de
notre choix. Je savoure un avocat aux crudités agrémenté d’arachides crues
salées tout en sirotant un jus de carotte. Patrick apprécie la saveur d’un «
Premium Burger Steak » et d’un jus de goyave. Un ordinateur portable a remplacé
l’ancien système informatique et nous renouons avec l’addition imprimée qui se
monte aujourd’hui à 617 bahts, soit une quinzaine d’euro. En retournant tranquillement
au Citadines, devant nous au niveau de la tour Exchange, une petite dame thaïe,
coiffée d’une casquette sur un madras de couleur rouge décoré de fines rayures
horizontales blanches, porte deux paniers aux extrémités d’une perche posée en
travers de son épaule gauche. A ses côtés devant les divers comptoirs
alimentaires présents sur le trottoir, une personne munie d’une cagoule noire
surmontée d’une casquette blanche nettoie la chaussée avec un ample balai en paille
de riz dont la panicule longue et flexible des épis accroche les détritus sans relever
la poussière ; ingénieux !… En début d’après-midi, par le métro et le
train aérien, nous nous rendons au port principal « Sathorn ». Dans la
première rame un garçon thaï arbore un sac à dos en forme de tête de tigre en
trois dimensions à l’expression proche du réel. Au port, nous intégrons la file
d’attente pour monter à bord du ferry fluvial. Deux places assises se libèrent au
cours de la croisière. Avant de descendre au débarcadère « Thewes Pier » nous
passons sous le tablier du pont « Rama VIII Bridge » dont les haubans se
dévoilent en couleur jaune. Au niveau de l’appontement, où une ribambelle de
pigeons becquètent des miettes, de gros poissons grouillent dans le fleuve. A
la sortie un alignement de tuk-tuk patiente la venue de touristes. Nous
marchons sur « Krung Kasem Road » et, avant de passer devant le « Steve
Boutique Hostel » au charme désuet avec ses balcons d’inspiration
coloniale, je prends en photo une dame assoupie allongée sur un comptoir, la
tête balayée par le souffle d’un ventilateur. Nous bifurquons sur « Phitsanulok Road » bordée
d’un petit marché de légumes frais. Le trottoir d’en face est flanqué d’étals couverts
en tous genres qui laissent peu de place aux chalands. Plus loin une figurine de
taille humaine protégée par une ombrelle grise, le visage chaussé d’une paire
de grosses lunettes à la monture bleue, blanche et rouge nous surprend par son
côté fantasque. Nous dépassons le café « Machi Machi », dont le
display de pâtisseries nous fait un clin d’œil, avant d’arpenter la rue « Nakhon
Ratchasima » qui longe la vaste enceinte du parc Dusit. Nous prenons à droite
pour marcher sur « Ratchawithi Road » où se situe l’entrée du Palais
Vimanmek. Les seize heures approchent. La visite obligatoire d’environ une
heure de la plus vaste demeure en bois de teck au monde bâtie sans aucun clou en
1868 sur l’île de Ko Si Chang et installée à Bangkok en 1910 dans le parc Dusit
sera pour une autre fois car le parc a fermé ses lourdes portes à quinze heures
trente. Sur un banc je sirote du nectar de canne à sucre acheté vers l’entrée à
une guérite ambulante qui offre toutes sortes de jus. Nous décidons de prendre
un taxi pour joindre la station de métro la plus proche. Le chauffeur parle
uniquement sa langue natale et nous communiquons par le biais d’une carte
géographique. Dans notre conversation dans la voiture, nous parlons d’aller
découvrir le vaste centre commercial MBK. La phonétique du sigle fait écho chez
le conducteur qui s’anime. Il baragouine de nous y conduire directement pour
cinquante bahts supplémentaires. Une bonne affaire pour chacun de nous. Nous
serons plus aisément sur place et il pourra charger plus facilement d’autres
clients. Le parcours nous offre de découvrir de nouvelles facettes de Bangkok. Des
photos sont prises dont une du tableau de bord où des objets cultuels sont
présents. A notre arrivée devant MBK sur « Phayathai Road » nous
remercions Phuekphila en lui donnant les deux cent cinquante bahts convenus. Il
est tout sourire… Dans le centre, à la terrasse extérieure d’un Starbucks, Patrick
se désaltère avec une eau gazeuse San Pelligrino achetée à seize heures
trente-cinq à la jeune Nareerat. Nous déambulons dans les allées étroites du centre
commercial, tel un immense souk sans fin, dont le côté gigantesque me donne le
vertige sur les escalators. Des emplettes sont effectuées. Patrick achète pour
l’équivalent de moins de cinq euro un tee-shirt arborant le drapeau des USA chez
Export Outlet. Les minutes défilent. J’achète chez Shoes Room à dix-sept heures
quinze une paire de chaussures « Stuttgart » en cuir extra souple. Le vendeur
la tortille dans tous les sens pour vanter l’extrême flexibilité de la marchandise.
La taille 10 en Thaïlande correspond au 43 en France. Nous entrons dans un
commerce achalandé en matériels de photo Olympus. Un super zoom performant est
testé sur une jeune asiatique focalisé à de nombreux mètres. La netteté du
visage contraste avec le flou du fond de la photo. Après une visite très partielle
du complexe, nous montons au Food Court situé au septième étage. Le côté sombre
et la présence bruyante d’un vaste arcade d’amusement nous incitent à aller
déjeuner ailleurs. Patrick pense à une douceur originale repérée précédemment
au Siam Center. Nous voilà partis dans les méandres des passerelles pour
joindre notre destination. Un couple d’américain d’âge mûr nous demande où se
diriger pour joindre la station « National stadium ». La dame aussi
grande que moi s’exprime parfaitement en français. Elle arbore de superbes vêtements
flous, vaporeux et colorés. La direction est indiquée. La nuit est tombée et la
chaleur continue d’être étouffante. Paradoxalement dans les bâtiments la
climatisation souffle un air vraiment très frais. Nous dînons chez «
Croissant Taiyaki ». Nous choisissons des croissants, dits français, fourrés de
« red bean », d’haricot rouge. Entre dix-huit heures trente et dix-neuf heures
environ, nous nous délectons de ces créations qui ne peuvent être achetées dans aucune autre
boulangerie dans le monde… Un passage au Starbucks Siam pour l’achat d’un
muffin mandarine cranberry offre d’entendre à la caisse la voix grave de Maetee
au visage féminin, un possible drag
queen. Une rame du train aérien nous dépose à la station Asoke pour retourner
au Citadines. Les jambes fourbues apprécient une soirée de détente…
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