samedi 16 janvier 2016

Balade en bateau et en taxi à Bangkok…

La température dans la chambre au lever à six heures est de 27,2°… Les activités matinales se déroulent dans le bien-être. Un retrait cash sans commission est effectué à la Citibank de Sukhumvit avant le déjeuner chez « May Veggie Home ». L’équipe nous accueille avec le sourire et nous nous installons à la table de notre choix. Je savoure un avocat aux crudités agrémenté d’arachides crues salées tout en sirotant un jus de carotte. Patrick apprécie la saveur d’un « Premium Burger Steak » et d’un jus de goyave. Un ordinateur portable a remplacé l’ancien système informatique et nous renouons avec l’addition imprimée qui se monte aujourd’hui à 617 bahts, soit une quinzaine d’euro. En retournant tranquillement au Citadines, devant nous au niveau de la tour Exchange, une petite dame thaïe, coiffée d’une casquette sur un madras de couleur rouge décoré de fines rayures horizontales blanches, porte deux paniers aux extrémités d’une perche posée en travers de son épaule gauche. A ses côtés devant les divers comptoirs alimentaires présents sur le trottoir, une personne munie d’une cagoule noire surmontée d’une casquette blanche nettoie la chaussée avec un ample balai en paille de riz dont la panicule longue et flexible des épis accroche les détritus sans relever la poussière ; ingénieux !… En début d’après-midi, par le métro et le train aérien, nous nous rendons au port principal « Sathorn ». Dans la première rame un garçon thaï arbore un sac à dos en forme de tête de tigre en trois dimensions à l’expression proche du réel. Au port, nous intégrons la file d’attente pour monter à bord du ferry fluvial. Deux places assises se libèrent au cours de la croisière. Avant de descendre au débarcadère « Thewes Pier » nous passons sous le tablier du pont « Rama VIII Bridge » dont les haubans se dévoilent en couleur jaune. Au niveau de l’appontement, où une ribambelle de pigeons becquètent des miettes, de gros poissons grouillent dans le fleuve. A la sortie un alignement de tuk-tuk patiente la venue de touristes. Nous marchons sur « Krung Kasem Road » et, avant de passer devant le « Steve Boutique Hostel » au charme désuet avec ses balcons d’inspiration coloniale, je prends en photo une dame assoupie allongée sur un comptoir, la tête balayée par le souffle d’un ventilateur.  Nous bifurquons sur « Phitsanulok Road » bordée d’un petit marché de légumes frais. Le trottoir d’en face est flanqué d’étals couverts en tous genres qui laissent peu de place aux chalands. Plus loin une figurine de taille humaine protégée par une ombrelle grise, le visage chaussé d’une paire de grosses lunettes à la monture bleue, blanche et rouge nous surprend par son côté fantasque. Nous dépassons le café « Machi Machi », dont le display de pâtisseries nous fait un clin d’œil, avant d’arpenter la rue « Nakhon Ratchasima » qui longe la vaste enceinte du parc Dusit. Nous prenons à droite pour marcher sur « Ratchawithi Road » où se situe l’entrée du Palais Vimanmek. Les seize heures approchent. La visite obligatoire d’environ une heure de la plus vaste demeure en bois de teck au monde bâtie sans aucun clou en 1868 sur l’île de Ko Si Chang et installée à Bangkok en 1910 dans le parc Dusit sera pour une autre fois car le parc a fermé ses lourdes portes à quinze heures trente. Sur un banc je sirote du nectar de canne à sucre acheté vers l’entrée à une guérite ambulante qui offre toutes sortes de jus. Nous décidons de prendre un taxi pour joindre la station de métro la plus proche. Le chauffeur parle uniquement sa langue natale et nous communiquons par le biais d’une carte géographique. Dans notre conversation dans la voiture, nous parlons d’aller découvrir le vaste centre commercial MBK. La phonétique du sigle fait écho chez le conducteur qui s’anime. Il baragouine de nous y conduire directement pour cinquante bahts supplémentaires. Une bonne affaire pour chacun de nous. Nous serons plus aisément sur place et il pourra charger plus facilement d’autres clients. Le parcours nous offre de découvrir de nouvelles facettes de Bangkok. Des photos sont prises dont une du tableau de bord où des objets cultuels sont présents. A notre arrivée devant MBK sur « Phayathai Road » nous remercions Phuekphila en lui donnant les deux cent cinquante bahts convenus. Il est tout sourire… Dans le centre, à la terrasse extérieure d’un Starbucks, Patrick se désaltère avec une eau gazeuse San Pelligrino achetée à seize heures trente-cinq à la jeune Nareerat. Nous déambulons dans les allées étroites du centre commercial, tel un immense souk sans fin, dont le côté gigantesque me donne le vertige sur les escalators. Des emplettes sont effectuées. Patrick achète pour l’équivalent de moins de cinq euro un tee-shirt arborant le drapeau des USA chez Export Outlet. Les minutes défilent. J’achète chez Shoes Room à dix-sept heures quinze une paire de chaussures « Stuttgart » en cuir extra souple. Le vendeur la tortille dans tous les sens pour vanter l’extrême flexibilité de la marchandise. La taille 10 en Thaïlande correspond au 43 en France. Nous entrons dans un commerce achalandé en matériels de photo Olympus. Un super zoom performant est testé sur une jeune asiatique focalisé à de nombreux mètres. La netteté du visage contraste avec le flou du fond de la photo. Après une visite très partielle du complexe, nous montons au Food Court situé au septième étage. Le côté sombre et la présence bruyante d’un vaste arcade d’amusement nous incitent à aller déjeuner ailleurs. Patrick pense à une douceur originale repérée précédemment au Siam Center. Nous voilà partis dans les méandres des passerelles pour joindre notre destination. Un couple d’américain d’âge mûr nous demande où se diriger pour joindre la station « National stadium ». La dame aussi grande que moi s’exprime parfaitement en français. Elle arbore de superbes vêtements flous, vaporeux et colorés. La direction est indiquée. La nuit est tombée et la chaleur continue d’être étouffante. Paradoxalement dans les bâtiments la climatisation souffle un air vraiment très frais. Nous dînons chez « Croissant Taiyaki ». Nous choisissons des croissants, dits français, fourrés de « red bean », d’haricot rouge. Entre dix-huit heures trente et dix-neuf heures environ, nous nous délectons de ces créations  qui ne peuvent être achetées dans aucune autre boulangerie dans le monde… Un passage au Starbucks Siam pour l’achat d’un muffin mandarine cranberry offre d’entendre à la caisse la voix grave de Maetee au visage féminin, un possible drag queen. Une rame du train aérien nous dépose à la station Asoke pour retourner au Citadines. Les jambes fourbues apprécient une soirée de détente…
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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