samedi 30 janvier 2016

Karon Beach à Phuket



Ce matin, le soleil étire ses rayons de tout son soul. Une brise légère rafraichit l’air chaud qui emprisonne l’hôtel dans sa gangue. Les nuées s’effilochent à l’horizon au-dessus d’une mer calme et sereine. L’astre du jour sourit à en forcer les zygomatiques.
Les hôtels standardisés semblent si anonyme. Les gens s’y entassent comme dans des HLM et finalement le personnel devient interchangeable perdant du coup toutes les caractéristiques propres à leur région. Oh : Thaïs où sont passés votre légendaire sourire, effacé par les processus de nivellement de l’hôtellerie.
La lumière se déverse comme le métal sur nos têtes promesse de chaleur tenace ; ici, seul un nuage naufragé sous le ciel azuré rafraîchit.
Je connais l’humidité du sol crissant sous mes pieds. Les grains de sable collent sur la peau, s’infiltrent entre les doigts de pieds. Puis la première fraîcheur de la vague saisit nos jambes déposant un peu de poussières dorées. Oh que la deuxième semble tiède et chaudes les suivantes. Et nos pas s’allègent sous le duvet moelleux des grains ocres léchés par la mer vagabonde.
En fin d’après-midi, le ciel se couvre de nuées laiteuses, le couché de soleil s’efface face à cet amoncellement de nuages. Les oiseaux s’ébouriffent dans la verdure des palmiers et le piaillement s’effectue affolé. Les grenouilles s’ajoutent au concert de la faune locale avec leur voix monotone. Les pluies ne crèveront pas la voute ennuagée. 

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