Ce matin, le soleil étire ses rayons de tout son soul. Une
brise légère rafraichit l’air chaud qui emprisonne l’hôtel dans sa gangue. Les
nuées s’effilochent à l’horizon au-dessus d’une mer calme et sereine. L’astre
du jour sourit à en forcer les zygomatiques.
Les hôtels standardisés semblent si anonyme. Les gens s’y
entassent comme dans des HLM et finalement le personnel devient interchangeable
perdant du coup toutes les caractéristiques propres à leur région. Oh :
Thaïs où sont passés votre légendaire sourire, effacé par les processus de
nivellement de l’hôtellerie.
La lumière se déverse comme le métal sur nos têtes promesse
de chaleur tenace ; ici, seul un nuage naufragé sous le ciel azuré rafraîchit.
Je connais l’humidité du sol crissant sous mes pieds. Les
grains de sable collent sur la peau, s’infiltrent entre les doigts de pieds.
Puis la première fraîcheur de la vague saisit nos jambes déposant un peu de
poussières dorées. Oh que la deuxième semble tiède et chaudes les suivantes. Et
nos pas s’allègent sous le duvet moelleux des grains ocres léchés par la mer
vagabonde.
En fin d’après-midi, le ciel se couvre de nuées laiteuses,
le couché de soleil s’efface face à cet amoncellement de nuages. Les oiseaux s’ébouriffent
dans la verdure des palmiers et le piaillement s’effectue affolé. Les
grenouilles s’ajoutent au concert de la faune locale avec leur voix monotone. Les
pluies ne crèveront pas la voute ennuagée.
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