mardi 12 janvier 2016

Détente au Parc Lumpini à Bangkok…

Dans la matinée Patrick m’annonce la mort de David Bowie, l’artiste caméléon, survenue dimanche dernier 10 janvier 2016. Nous fûmes séduits et captivés le jeudi 19 mars 2015 par la vie du musicien lors de l’exposition « David Bowie is » au Forum Harmonia Mundi à la Cité de la Musique à Paris. Un nouveau témoignage de l’impermanence de la vie… A midi nous allons déjeuner chez « May Veggie Home ». Sur le trajet, proche de l’hôtel, nous prenons en photo une séduisante fontaine où trois figurines pontifient sur leur piédestal dans le bassin de la cascade. Devant la tour Exchange, un homme est affairé sur le trottoir avec un gros rouleau de câbles orange et noir relié à l’inextricable réseau aérien. Un réseau de câbles souterrains est exclu en raison de la saison des moussons de mai à octobre où le sol est continuellement inondé par les fortes pluies qui peuvent durer plusieurs heures. Au restaurant vegan nous constatons que de nombreuses tables sont déjà occupées. Nous prenons place à une petite table ronde en retrait. Nous découvrons la saveur de feuilles de thé agrémentées d’herbes, d’haricots bruns croquants et d’arachides, servies dans six petites cuillères thaïes en porcelaine blanche. Une photo de ce mets original et succulent est prise. Tout en sirotant du jus de tomate maison, je savoure un « Pad Pong Karee Taohoo ». Ce plat, servi avec du riz brun, est constitué de légumes et de cubes de tofu cuisinés dans une sauce curry et safran. Un délice ! Patrick opte pour un « Premium burger steak » accompagné d’un jus de goyave. Notre hôtesse propose de nous prendre en photo. Dehors, au travers du vitrage, nous assistons au repas d’un pigeon qui picore dans une assiette laissée sur la bordurette d’un massif végétal réalisé sur le trottoir. En retournant au Citadines, nous passons devant une dame assise sur le trottoir qui paraît âgée suite à une affection de lèpre sèche. Il lui reste les moignons au bout des bras. Elle les agite pour demander l’aumône. Nous déposons en offrande quelques pièces dans un gobelet tenu avec dextérité malgré le handicap. Les battements de mon cœur s’accélèrent quelque peu en songeant au parcours mystérieux de cette personne. En début d’après-midi, nous prenons le métro à la station Sukhumvit. Dans la rame, une jeune femme procède au maquillage de ses yeux. Muni d’un petit miroir rond tenu en contrebas, par petites touches précises, comme une succession de pointillés, elle applique délicatement sur ses longs cils un fard noir prélevé au pinceau. Elle apporte une touche finale avec du mascara en utilisant une brosse goupillon. Les paupières ainsi étoffées, tel un rideau d’ébène autour des yeux, accentuent l’intensité de son regard. En fin de procédure, elle sourit au miroir, satisfaite du résultat et, avec naturel, reprend son téléphone portable. Nous descendons à la station Lumphini. A la sortie nous retrouvons les traditionnels comptoirs alimentaires, majoritairement à roulettes. Le ciel est grand bleu et le soleil darde de chauds rayons. Nous pénétrons dans le Parc Lumpini vers quatorze heures trente. Le « Thailand Tourism Festival 2016 » est annoncé du 13 au 17 janvier dans le parc. Un gardien s’est assoupi dans sa guérite peinte en vert. Nous nous promenons dans les allées. Régulièrement des camions containers d’eau projettent le précieux liquide sur la végétation assoiffée. Des citadins font du jogging, d’autres font de la musculation, d’autres entretiennent leurs corps sur des machines colorées aux caractères ludiques, d’autres se reposent sur l’herbe. Des scènes de vie se dévoilent. Des employés œuvrent à l’entretien du parc, tels des paysans de mon enfance coiffés de chapeau de paille, munis de charrettes, de paniers tressés, de râteaux et autres outils du siècle dernier. Des massifs fleuris, des arbres aux feuillages colorés, des orchidées, œillets d’inde, bambous, roses et autres fleurs endémiques, des créations artistiques embellies de parures végétales chatoyantes, des sculptures, des statues de déités, des autels, des kiosques, des campaniles et autres édifices agrémentent magnifiquement l’étendue du parc. Une touriste tente de prendre en photo un dragon de Komodo. De temps à autre je marche pieds nus dans l’herbe grasse avec la sensation de fouler une moquette épaisse. Des photos sont prises. Terrains de jeux, aires de culture physique, ponts, lacs artificiels, canaux, composent l’agencement du parc. Des gratte-ciels ceinturent l’étendue de verdure. La pensée de Central Parc à New York affleure dans mon esprit. De petits villages à thèmes se finalisent pour demain. A un moment donné, je découvre un vélo en habit de feuilles vertes. Des pédalos patientent la venue des promeneurs qui préfèrent l’ombre à la vive chaleur. Un temps de farniente assis sur un petit rocher m’offre de siroter du jus d’orange du nord de la Thaïlande. Deux heures s’écoulent dans ce lieu de bien-être. Je teste une machine de fitness avec balancement latérale. En sortant du parc, en bordure, je constate la présence de l’école « Suanlumpinee School » à l’architecture récréative probablement appréciée des étudiants. Nos pas nous conduisent ensuite à l’Alliance Française de Bangkok située sur Witthayu Road, distante de quelques centaines de mètres. Nous arrivons sur place à dix-sept heures. Patrick se désaltère au « café 1912 » avec une eau gazeuse. Nous découvrons la librairie francophone de Thaïlande « Carnets d’Asie ». Je feuillette un livre imagé sur Jim Thompson. Une exposition de l’artiste Charinthorn Rachurutchata se dévoile. Une quarantaine de minutes après notre arrivée, une navette de l’Alliance nous dépose sur l’artère Witthayu Road. Nous la suivons nonchalamment jusqu’à la station Lumphini. Le métro est pris d’assaut par les citadins après leur journée de travail. Une marée humaine déferle dans les rames. La première qui arrive est bondée. Nous montons de justesse dans la rame suivante. Un touriste bourru d’un âge avancé rouspète dans l’affluence disciplinée alors que les thaïlandais sont zen. Un passage au centre commercial Terminal 21 précède notre entrée chez « May Veggie Home » où nous prenons plaisir à dîner. Patrick opte pour une soupe tofu légumes avec un jus de carotte. Je choisis un smoothie chocolat banane siroté en savourant une part de gâteau aux carottes et deux cookies datte avoine. La soirée se continue agréablement au Citadines…
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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