mardi 19 janvier 2016

Train Bangkok - Chiang Mai



Il est cinq heures du matin, et Bangkok s’éveille. Un marchand ambulant pousse son échoppe vers l’axe principale. La chaleur demeure implacable dès les premières lueurs. Nous quittons l’hôtel vers les sept heures pour attraper le premier métro à la station Sumkivit en direction de la Gare Hua Lamphong. A huit heures du matin, l’hymne national Thaïlandais rugit à l’intérieur du bâtiment, les gens se lèvent ou se figent en attendant la fin de la chanson.
A huit heures quarante-cinq, nous entrons dans le train Express 7 pour Chiang Mai. Nous sommes dans la voiture une qui fait aussi fonction de locomotive. Il prend en autostop un cheminot qui est sur la voie. Il faut une bonne heure pour quitter la capitale et atteindre la première gare à l’extérieur de la mégalopole de Bangkok. Cette cité est Ayutthuya l’ancienne capitale du royaume de Siam.
Alors défilent devant nous un paysage plat, avec une mosaïque de carrés aux teintes de vert ou de jaune selon la maturation du riz. Je distingue vers l’horizon une chaîne de montagne comme un mirage sur la mer verte vers la station Nong Don. Notre hôtesse nous sert une boisson et une collation vers les neuf heures.
Vers les midis, un léger repas nous est servi à la place, du riz, du curry et du bouillon au poulet avec un verre d’eau. Je comprends que certaines personnes soient tombées amoureux des Thaïes, ils connaissance le sens du service et de l’accueil.
Des routes en terre battue enchâssent les rizières où des cabanons en bois surmontés de toits en tôles surveillent les champs inondés. Après la ville de Attaratdit, le paysage change. Les collines apparaissent avec une nouvelle végétation luxuriante. La jungle nous accompagne le long des rails avec une terre parfois rouge. Près de la ville de Den Mai, le train longe une rivière au ton émeraude qui slalome tranquillement les pierres ocre. A Mae Chang surgit au fond du plateau une montagne au chapiteau pointu que se dresse au-dessus de la jungle.
Le ciel devient rouge et le train entre dans la nuit lorsque l’horloge sonne les dix-huit heures trente. Nous entrons en gare de Chiangmai vers le vingt heure sous une nuit éclairée par les activités de la ville. Nous allons directement à l’hôtel grâce à une taxi collectif qui nous emporte nous, une anglaise et un couple de japonais pris en chemin.

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