Il est cinq heures du matin, et Bangkok s’éveille. Un
marchand ambulant pousse son échoppe vers l’axe principale. La chaleur demeure
implacable dès les premières lueurs. Nous quittons l’hôtel vers les sept heures
pour attraper le premier métro à la station Sumkivit en direction de la Gare
Hua Lamphong. A huit heures du matin, l’hymne national Thaïlandais rugit à l’intérieur
du bâtiment, les gens se lèvent ou se figent en attendant la fin de la chanson.
A huit heures quarante-cinq, nous entrons dans le train
Express 7 pour Chiang Mai. Nous sommes dans la voiture une qui fait aussi
fonction de locomotive. Il prend en autostop un cheminot qui est sur la voie.
Il faut une bonne heure pour quitter la capitale et atteindre la première gare
à l’extérieur de la mégalopole de Bangkok. Cette cité est Ayutthuya l’ancienne
capitale du royaume de Siam.
Alors défilent devant nous un paysage plat, avec une mosaïque
de carrés aux teintes de vert ou de jaune selon la maturation du riz. Je
distingue vers l’horizon une chaîne de montagne comme un mirage sur la mer
verte vers la station Nong Don. Notre hôtesse nous sert une boisson et une collation
vers les neuf heures.
Vers les midis, un léger repas nous est servi à la place, du
riz, du curry et du bouillon au poulet avec un verre d’eau. Je comprends que
certaines personnes soient tombées amoureux des Thaïes, ils connaissance le
sens du service et de l’accueil.
Des routes en terre battue enchâssent les rizières où des
cabanons en bois surmontés de toits en tôles surveillent les champs inondés. Après
la ville de Attaratdit, le paysage change. Les collines apparaissent avec une
nouvelle végétation luxuriante. La jungle nous accompagne le long des rails
avec une terre parfois rouge. Près de la ville de Den Mai, le train longe une
rivière au ton émeraude qui slalome tranquillement les pierres ocre. A Mae
Chang surgit au fond du plateau une montagne au chapiteau pointu que se dresse au-dessus
de la jungle.
Le ciel devient rouge et le train entre dans la nuit lorsque
l’horloge sonne les dix-huit heures trente. Nous entrons en gare de Chiangmai
vers le vingt heure sous une nuit éclairée par les activités de la ville. Nous
allons directement à l’hôtel grâce à une taxi collectif qui nous emporte nous,
une anglaise et un couple de japonais pris en chemin.
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