Une nuit chaude et poussiéreuse étend ses fils engourdi sur
notre sommeil. Les nuages morcelés grignotent le ciel délavé par un soleil féroce.
Le matin demeure englué de chaleur.
Dans les restaurants thaïs les serveurs apportent les plats
sur la table des clients dès qu’ils sont terminés en cuisine. Ils ne tiennent
pas compte de l’ordre des mets, l’entrée
peut arriver après le plat principal.
Après le déjeuner, nous prenons le Métro pour le Parc
Lumphini qui se situe dans l’axe Sathon Rd – Wittayu Rd, la route des
ambassades. Lorsque nous entrons, nous découvrons qu’une exposition se prépare
dans ce vaste poumon de Bangkok. Les Thaïs s’activent lentement à la
construction des stands pour cette manifestation. Une horloge au sommet d’une
tour japonisante en forme de pagode nous accueil à l’entrée.
Les chemins du Parc permettent des activités sportives. Nous
voyons plusieurs personnes s’y adonner avec conviction sous un soleil brulant.
Seule l’ombre des arbres permet d’échapper à la blessure des rayons de l’astre
du jour. Des véhicules jettent des trombes d’eau sur les pelouses pour les
arroser. Des personnes s’occupent de récupérer l’herbe « fraichement »
coupée.
Nous effectuons une pause près d’un kiosque à la forme
asiatique où André sirote un jus d’orange. Une pierre nous sert de siège sur
cette pelouse fort moelleuse. Puis nous poursuivons notre promenade sous la
protection des branches verdoyantes des arbres. Nous sortons sur la route
Wittayu où nous dépassons l’ambassade du Japon qui ressemble à un immense blockhaus.
Nous arrivons au bâtiment de l’Alliance Française qui se
trouve au milieu des travaux de terrassement. Je prends au café une eau pétillante.
Nous nous reposons quelques instants dans de confortable fauteuil pendant que
je me désaltère. Puis nous consultons les livres en vente à la librairie « Carnets
d’Asie » qui propose des livres en français.
Ensuite, nous regardons une exposition de l’artiste Thaïe
Charinthorn Rachurutchata : Look Khun Noo. Elle présente plusieurs œuvres où
elle se retrouve dans son enfance avec ses fantasmes d’écolière. Elle se
retrouve dupliquée, ou elle accompagné par des personnages à tête d’animaux. Un
Tuk-tuk nous dépose sur la route Wittayu où nous prenons le Métro pour le
quartier Sukhumivit.
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