vendredi 26 février 2016

Voyage cinématographique dans l’Egypte ancienne à Bangkok…

Diverses activités succèdent au petit-déjeuner. A midi nous déjeunons chez « Saras ». Je teste la saveur d’un dosa « Cheese Paneer » accompagné de Daal Tadka. Patrick opte également pour un daal de lentilles jaunes au curry avec du riz complet. Il sirote du thé Masala servi dans une coupe en terre cuite. Vers treize heures, au bout de la ruelle, une œuvre murale représentant une figurine coiffée d’un chapeau est prise en photo. En retournant au Citadines, une courte distance plus loin, nous passons devant le restaurant pâtisserie et supérette d’inspiration allemande « Bei Otto ». Nous entrons pour une courte visite. Sur le trottoir, en bordure de la route Sukhumvit, je prends en photo une vieille dame assise sur la première marche d’un commerce. C’est une marchande ambulante munie de deux paniers d’aliments secs sous sachets. Pour le déplacement, elle porte les marchandises sur une épaule par l’entremise d’une perche qui supporte aux extrémités les paniers tressés tenus par quatre arceaux. Au service des passants, elle tient dans la main droite des billets verts de vingt bahts probablement reçus de son dernier client… A quatorze heures nous sommes au centre commercial « Terminal 21 ». Nous montons au dernier niveau par les escalators. Nous achetons deux billets au Cinéma « SF Cinema City » pour voir à quatorze heures trente le film « Gods of Egypt » sorti en salles hier en Thaïlande. Nous choisissons les sièges G12 et G13. Le prix de la séance pour une personne est de cent quatre-vingt bahts, soit environ cinq euro. Divers supports publicitaires à l’étage promotionnent le film, comme un distributeur de pailles cartonné, un tapis à monnaie ou un totem à taille humaine. Une fois installés dans la salle climatisée, nous assistons d’abord à la diffusion de nombreuses bandes annonces avec une omniprésence de scènes de violence. Avant la projection du film en version originale sous-titrée en thaï, un arrêt sur image demande de se lever. Sur fond d’hymne national un court métrage est transis sur l‘écran avec des photos commentées du roi rama IX. Une aventure épique dans la mythologie égyptienne commence. Dès le mercredi 6 avril, date de sortie du film en France, cette aventure mouvementée aux nombreux rebondissements et aux effets spéciaux spectaculaires pourra être découverte… Après dix-sept heures, nous marchons en direction du centre commercial Emporium. En chemin, vers l’entrée du chantier du futur parc d’attractions sur les dinosaures, une horloge, vraisemblablement égarée par Thot « le seigneur du temps », affiche distraitement les dix-sept heures seize du flot temporel… Un pain abricot et oléagineux est acheté chez « Paul Thailand » à l’Emporium. Nous nous promenons ensuite dans le parc Benchasiri avoisinant. Nous effectuons deux rotations. De jeunes hommes thaïs s’activent sur les appareils du fitness gratuit à ciel ouvert. Des enfants jouent dans les aires de jeux qui leur sont réservés. Sous la conduite d’un Maître à la gestuelle étudiée, des personnes évoluent dans une danse lente rythmée par les mouvements d’un éventail Tai-chi coloré. Nous entendons avec régularité le claquement de la fermeture preste des éventails tel le clappement sec de la langue. Cela me rappelle une courte séquence de la bande annonce d’un film thaï vue au cinéma où de superbes jeunes femmes asiatiques utilisaient comme instruments de combat de prédilection d’amples éventails telles des armes martiales pour vaincre l’adversaire. En Asie, l'usage de l’éventail semble inhérent aux danses populaires. Deux dames concentrées dans leurs mouvements de charme et de  précision sont prises en photo avec leur éventail ouvert. L’animation est vive dans cet espace prisé par les citadins. Malgré la chaleur des personnes courent dans le parc en suivant une boucle qui leur est réservée. Soudain, à dix-huit heures, la vie de tous les êtres thaïs présents se fige lors de la diffusion de l’hymne national. Je parle de conditionnement. Patrick pense plutôt à une sorte d’expression de reconnaissance thaïe pour garder la cohésion du peuple autour du Roi dans cette dictature militaire. Une photo immortalise cet arrêt sur image du mouvement de la vie thaïe. Un dernier regard au gracile gratte-ciel à la toiture d’or sur fond d’azur et nous sortons du parc pour aller dîner au restaurant « Bei Otto » sur la perpendiculaire Sukhumvit Soi 20. Proche de l’entrée de la rue, un porc entier est en train de cuir dans un bac rectangulaire à roulettes, en métal gris moucheté par le passage du temps. Les braises jaillissent autour de l’animal meurtri qui semble crier sa souffrance. Empalé de part en part sur un tournebroche, il tourne la gueule ouverte pour être rôti uniformément. Chez Bei Otto, Patrick déguste un apple-pie en sirotant un capuccino. Je choisis de savourer une part de Forêt noire avec un cacao. Je termine la collation gourmande avec un « Pig ear », littéralement une oreille de porc. Cela ressemble au feuilleté de la pâtisserie française appelé « Palmier ». Lors du retour au Citadines, nous constatons que le porc entier a été entièrement coupé et réparti entre les différentes personnes attablées le long de la rue. Sur la route principale Sukhumvit, nous achetons des morceaux d’ananas à l’étal de la marchande d’hier. La jeune femme sourit jovialement à la prise d’une photo. Patrick termine son repas en se régalant d’ananas en marchant. Vers la tour Exchange, d’autres étals alimentaires foisonnent de citadins venus prendre leur dîner…
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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