lundi 1 février 2016

Découvertes sur Patak Road et promenade sur la plage à Karon Beach…

Des rêves de voyages dans le temps égrènent agréablement la nuit. Lors d’une destination dans le futur, Florian, enfant, s’amuse à créer des œuvres colorées contre un mur en pulvérisant de l’eau magique… La chaleur se maintient pendant la nuit et, au lever à six heures, elle affiche résolument vingt-sept degrés. Les rites matinaux, le yoga des yeux au lointain sur le balcon précèdent le petit-déjeuner au « Horizon Restaurant ». Le ciel est grand bleu. Durant le repas, des oiseaux « Common Myna » originaires d'Asie, parfois appelés « Myna Indien», membres de la famille des étourneaux et des mainates, chantent de leurs cris perçants et mélodieux à la fois. Je savoure des morceaux d’ananas. Patrick savoure des viennoiseries, une crêpe et divers mets de l’abondant buffet. Café noir et un jus sont sirotés. A une table voisine, une fillette pleure discrètement. Ses parents, la trentaine, prennent leur collation matinale. La fillette au visage triste reste muette. Les minutes passent. Elle part au buffet avec sa mère laquelle, vêtue d’une légère robe noire, les yeux couverts par des lunettes de soleil noires, l’accompagne en lui tenant la main. L’enfant revient avec un muffin. Un sourire s’ébauche sur son visage encadré de longs cheveux noirs. Ensuite, la parole remplace le mutisme après un court laps de temps. Elle va chercher un jus de fruit pour son père, avalé d’un trait. Nous sommes de retour dans la chambre vers huit heures trente. Les montages photos pour le blog Siam se terminent. Patrick écoute une émission radio sur l’iPad. Vers dix-heures, je me rends au buffet Horizon où je sirote du cacao à l’eau chaude en savourant une tranche de pain aux graines toastée tartinée de purée de banane. Un petit pain au chocolat et un croissant au cœur fruit et crème terminent cette collation en solo. Le blog Siam s’actualise avec les photos montages. Les messageries sont consultées. Une réponse est envoyée à Sylvain et à Ron. Un mail est envoyé à Jean et Francette. Midi s’annonce… Nous sortons du Novotel et nous marchons sur le chemin ombragé qui suit le petit lac où une myriade de poissons ondule en groupe. Un Myna sur le sol à nos côtés semble diriger précisément son regard perçant. Nous nous dirigeons sur Patak Road pour découvrir le sanctuaire « Wat Suwan Kiriket » où un serpent vert ondule tout autour du temple principal. Vers treize heures nous déjeunons au « Corner Café » situé dans le virage juste après le temple. Le mobilier est en bambou clair et des coussins sont disposés sur les assises. Les tables sont recouvertes d’une nappe blanche. La cuisine est entièrement ouverte sur la rue. Nous nous asseyons sur un banc à deux places au fond du restaurant. Un gros ventilateur brasse l’air ambiant. Nous choisissons les mets. Crème mousseuse aux champignons, légumes au curry rouge et au curry vert, morning glory, riz blanc à la vapeur, smoothie banane composent la partition du menu. Vers quatorze heures nous continuons d’arpenter la rue Patak. En face du café Corner, une boutique avec un auvent paillé pourvu d’un tube néon propose des boissons et des litres de Gasoline pour les deux roues. Le carburant revient à quarante bahts le livre, soit environ un euro. Diverses pancartes proposent des boissons dont une Ovaltine à vingt bahts. Une grappe de bananes est suspendue au centre du comptoir. Un peu plus loin, une construction originale allongée, flanquée de divers balcons à colonnades blanches, présente une multitude de couleurs : rose, orange, vert, bleu, saumon, ocre rouge, blanc… Une jardinerie invite à s’arrêter pour admirer les mille couleurs de l’île. Un jeune homme charge son side-car commercial de boissons payées cash à un établissement de vente en gros. Les cartons de bière emportent les suffrages. A proximité nous découvrons fortuitement le restaurant vegan « O-OH Farm ». L’établissement doit être récent car il est inconnu du moteur de recherche Google. Nous entrons pour faire connaissance avec le lieu. Un jeune thaï souriant nous accueille et nous renseigne avec courtoisie. La marche se poursuit sous le généreux soleil. Une villa coquette aux autours bleutés, enrichie d’un autel, se dévoile. Je traverse la rue et je m’approche de façon à prendre une photo sans faire figurer sur le cliché les traditionnels câbles qui bordent toutes les rues. Quelques minutes plus tard, deux lézards, dont une calotte versicolore, présents sur un poteau en béton granulé accrochent le regard de Patrick. Des photos sont prises de près et les reptiles sont indifférents à notre existence. Les quinze heures s’approchent quand nous atteignons le Resort Hilton. Nous décidons de traverser le complexe pour joindre la plage car nous ignorons quand la route va bifurquer à droite. La résidence hôtelière s’avère immense. Nous tentons de nous repérer. Nous suivons un chemin ombragé dans le vaste ensemble paysagé où plusieurs personnes œuvrent efficacement à l’entretien. Une certaine sérénité se dégage du lieu niché dans la jungle. La création du site doit être l’une des premières pour bénéficier d’autant de terrain. Le complexe occupe tout l’espace entre les deux bras de Patak Road qui effectue une boucle routière devant la longue plage, comme en témoignera le montage du plan effectué sur l’ordinateur. Nous atteignons la vaste réception nichée dans la végétation où une montagne de bagages colorés témoigne de l’effervescence touristique. Un symposium destiné à la profession médicale et chirurgicale bat son plein ; probablement offert par le groupe international Stryker, financièrement heureux de son succès auprès des humains. L'histoire de Stryker remonte au début des années quarante lorsque le docteur Homer Stryker, un chirurgien orthopédiste de Kalamazoo  dans le Michigan constata l’inefficacité de certains médicaments. Il décida d’en inventer de nouveaux... Aujourd'hui, Stryker, fort de plus de vingt-cinq mille employés de par le monde, est un des leaders mondiaux dans l'industrie des technologies médicales. Nous déambulons dans le cœur du complexe et nous atteignons un haut bâtiment sphérique dont l’atrium concentrique pointe vers le ciel. Les balcons intérieurs simulent un vortex quand le regard se dirige vers l’orifice circulaire à son zénith. L’impression est saisissante devant la sensation de voir bouger l’édifice sur fond de filaments nuageux immobiles dans le ciel. En retournant au hall d’accueil, une photo de la jungle avec une haie de bougainvilliers fuchsias au premier plan est prise. J’immortalise de mon côté un superbe kiosque, une pagode aux tuiles bleues qui affleure au ras de l’eau. Quelques instants plus tard nous foulons le sable brûlant. Nous marchons pieds nus sur les grains mouillés, les jambes aspergées par les vagues fougueuses et impétueuses de la mer. Les seize passent quand nous atteignons le « @ The Beach Coffee ». Des rafraichissements sont sirotés en terrasse ; jus de noix de coco et Lemon Shake sont appréciés après cette longue marche. Une trentaine de minutes plus tard nous reprenons la promenade pour joindre l’autre extrémité de la plage. Un château de sable oublié par son ou ses créateurs est pris en photo. Le jour décline quand nous arrivons vers dix-huit heures à notre destination. Nous décidons d’aller dîner frugalement au Studio Café. Un magnifique coucher de soleil est éternisé avant de parvenir au Mövenpick. Pat nous accueille. Elle nous informe avec le sourire que nous sommes entrés dans les « Happy Hours » où les pâtisseries bénéficient d’une remise de cinquante pour cent. Nous optons pour un menu douceur : cheese-cake, swiss carrot cake et Muffin aux amandes sont sélectionnés. La nuit tombée, nous retournons passer la soirée au Novotel. Les boutiques, les Resorts, les restaurants se parent de lumière pour attirer le client. Des voix nous interpellent pour venir dîner. Un montage Corel Draw pour réaliser une carte de Karon Beach avec le parcours de la journée est effectué. La pluie dégringole en trombe après vingt-et-une heures. Patrick sort sur le balcon pour écouter la mélodie sonore des gouttes d’eau…

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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