dimanche 21 février 2016

Chatuchak Weekend Market …Jatujak Public Parc …Bangkok…

La matinée se déroule dans le confort de l’appartement où différentes activités se succèdent agréablement. A midi nous déjeunons chez « May Veggie Home ». Les mets sélectionnés sont savoureux. Une rame du train aérien nous dépose à l’entrée du marché de fin de semaine « Chatuchak Weekend Market » après treize-heures trente. La création du marché de Chatuchak remonte à plusieurs décennies. Il s’est installé à son emplacement actuel au cours de l’année 1982. Une brève recherche sur Internet annonce la présence de plus de deux cent mille personnes chacun des deux jours de son ouverture hebdomadaire. La vastitude du marché, réparti sur plus de cent mille mètres carrés, et les innombrables ruelles diluent la sensation de foule. Nous nageons parfois dans une marée humaine sans pour autant être bousculés. Les visiteurs suivent le rythme du pays dans la nonchalance, la lenteur et le calme. Il faut dire que la chaleur pesante et les milliers d’échoppes participent à réfréner les ardeurs des acheteurs compulsifs. Les millions d’articles présentés pourraient donner le tournis, cependant il est impossible de tout voir en une seule journée. Nous nous perdons dans les allées, les venelles et autres voies mercantiles. Nous avançons au hasard en évitant toutefois les passages ensoleillés. Différentes sections s’affichent sur des panonceaux suspendus, probablement pour tenter de classifier l’ordre des catégories d’articles présentés : amulettes, objets de collection et d'art, céramiques, vêtements, ornements, antiquités …et les traditionnels étals de fruits, de légumes, de viandes, de poissons et de fruits de mer… De nombreux restaurants, équipés de tables et de chaises en plastique, servent de la nourriture thaïlandaise. Les visiteurs répondent favorablement à l’abondance des mets proposés. Patrick repère un espace dédié au marché de légumes, de fruits et autres aliments. Nous bifurquons. Des noix de cajou sont achetées. Nous parvenons devant un étal qui sert des smoothies. Une préparation à l’ananas pour Patrick et une autre à la banane pour moi sont commandées pour cinquante bahts chacune, soit un peu plus d’un euro. Je regarde la marchande dans l’exécution des rafraichissements. Dans le mixer, elle dépose le fruit, moult glaçons, deux cuillères de quelque chose d’indéterminé et une tombée de lait « Carnation », le lait évaporé riche et crémeux. Le résultat enchante les papilles. Plus loin j’achète deux pantalons thaïs en toile de coton pour cent bahts chacun, soit moins de trois euro. Nous échangeons un « wai » avec la souriante marchande. Nous sortons progressivement du marché pour aller nous promener dans le parc voisin « Jatujak ». Le lieu est prisé car de nombreuses personnes sont installées sur l’herbe sous les arbres et au bord du lac dont la surface se froisse délicatement au léger souffre du vent. Nous suivons le rythme du farniente en louant à une vielle dame pour vingt bahts, cinquante centimes d’euro, une natte bleue et jaune, liserée de rouge. Nous nous asseyons. Durant une soixante de minutes nous profitons de la sérénité du lieu. Une brise nous rafraîchit et l’ombres de la végétation nous protège des rayons solaires. Je me sens bien. Des pigeons voltigent. Des pédalos et des barques glissent sur l’eau. Des écureuils batifolent. Des enfants crient. Des citadins pique-niquent. Tout ce mouvement génère bien-être et harmonie. Nous reprenons la balade. Des massifs de tournesols s’épanouissent en beauté. Quelques ponts attrayants offrent de traverser le lac et les canaux. Des œuvres d’arts sont réparties dans l’ensemble du vaste parc. Les commodités sont pensées pour le confort des promeneurs. Une horloge fleurie est prise en photo. La grande aiguille s’approche des dix-sept heures. Je pense à celle de Genève vers le pont du Mont-Blanc. La magie et la dextérité des jardiniers confèrent au parc charme, éclat et  magnificence. Progressivement nous retournons par les allées du jardin d’agrément vers le train aérien dont la station constitue le terminus nord. Depuis les passerelles, un vaste parking révèle la présence de centaines de voitures. Après dix-huit heures, nous dinons au Coffee du « Mandarin Oriental Bangkok ». Nous nous laissons séduire par des viennoiseries aux « visages » alléchants. Croissant aux amandes, Strudels aux pommes, chausson au fromage, beignet divin au chocolat, tarte fine aux pommes avec sa boule de glace vanille Bourbon composent la partition gourmande du repas. La terrasse donne sur le vide d’un atrium traversé latéralement par de longs escalators. Je ressens une légère sensation de vertige. La souriante Jantima, le fringant Siwaporn et Suparat, la manager du coffee nous servent tour à tour. Patrick sirote un soda au citron. Les dix-neuf heures s’envolent en sortant du centre commercial Emporium. Sur la passerelle les lampions rouges et jaunes frémissent légèrement au léger souffle du vent. Les yeux du dragon d’argent brillent d’éclats de lumière rouge et jaune. Une rame du train aérien nous dépose à la station proche du Citadines où nous passons une agréable soirée, la mémoire étoffée du reflet évanescent des milliers d’articles entrés dans notre champ de vision au marché légendaire...

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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