La
température s’affiche à 26,3° dans la chambre au lever. Les rites matinaux se
déroulent. Lors du petit-déjeuner, je savoure deux tranches de pain aux graines
et fruits secs toastées, tartinées de crème de beurre, de miel et saupoudrées
de graines de sésames blondes et noires. Elles sont appréciées avec des
tranches fines de banane plantain. Du cacao à l’eau chaude et sirop d’érable
est siroté… Une dame asiatique âgée, petite, la silhouette légèrement courbée,
le visage ridé par les ans, les yeux perçants tels de simples traits, prend son
petit-déjeuner à la table voisine séparée de la nôtre par un passage pour la
clientèle. Elle apporte pour sa collation deux beignets nature et deux œufs aux
plats. Elle absorbe tour à tour à petites gorgées avec une cuillère thaïe en
porcelaine blanche deux bols de soupe « Boiled rice & Chicken dumplings » «
Riz bouilli et boulettes de poulet ». Présente à son repas, elle est absente du
mouvement alentours des autres convives. Elle s’en retourne ensuite à sa
chambre, le pas lent et régulier qui contraste avec celui de bien des acteurs
du buffet… Diverses activités ponctuent le déroulement de la matinée. Vers midi
nous sortons du Novotel. Nous marchons sur la plage, les pieds nus dans le
sable mouillé. Les vagues ont repris de la vigueur et viennent nous surprendre
en nous éclaboussant. Je m’arrête régulièrement pour laisser le flux fougueux
me submerger les pieds et le bas des jambes. La devanture du shopping « Karon
Plaza » entre dans le champ de vision. Nous atteignons le comptoir alimentaire
familier. Un smoothie banane ananas pour moi et un smoothie banane pour Patrick
sont dégustés à la paille à l’ombre de la terrasse. Nous retournons par la
plage au Novotel, les pieds dans l’eau en contemplant l’intensité des vagues…
Une baignade dans la mer s’offre à nous. Le ciel est bleu, le soleil brille
ardemment et le vent semble s’être évanoui. Les vagues débordent d’énergie et
nous sommes attentifs à leur ardeur. Leur exubérance déstabilise et nous buvons
la tasse de temps à autre. Leur puissance nous incite à rester proches du
rivage. Le déferlement soulève le niveau de l’eau de plusieurs dizaines de
centimètres en quelques secondes et les flots tentent de nous submerger. La
température de la mer est élevée et, malgré son dynamisme, nous profitons
pleinement de la baignade. Une fois hors de l’eau, en bordure de la plage, nous
nous installons à l’ombre de la terrasse de la paillote. Des smoothies banane
sont appréciés lentement. Une large famille russe s’installe en réunissant deux
tables. Un déjeuner copieux est servi aux ainés et aux enfants. Ces instants de
détente procurent bien-être et harmonie. Nous regardons scintiller les flots
qui ondulent avec constance. De la glace est livrée à la paillote. Des
deux-roues avancent difficilement dans le sable devant nous. Les baigneurs vont
et viennent. Les tables se vident et se replissent. Le mouvement de la vie d’une
plage ensoleillée. Nous retournons au Novotel après cet entracte paradisiaque. Douches,
détente, farniente et bavardages composent la partition du restant de l’après-midi.
Après dix-huit heures, nous sommes au restaurant « The Cove » au Centara Grand.
Une photo de la végétation luxuriante est prise avant d’entrer. Apéritifs et salades
fraicheurs sont offerts. Mae vient nous saluer avec enthousiasme. Les deux
photos envoyées ce matin par mail sont bien arrivées. Nous commandons des Dahls Tadka. J’accompagne
les lentilles jaunes avec un « Khao Phad Pineapple » ; des raisins
secs ont été ajoutés à la préparation du riz cuisiné au curry et présenté dans
un ananas évidé. Patrick sirote une eau pétillante thaïe. En fin de repas, Mae
nous offre quelques fruits. Des « Wai » sont échangés en sortant. Dehors, les silhouettes
évanescentes d’un couple de mariés se dessinent sur la plage entre ombre et
lumière cendrée. Lors du retour au Novotel, les fruits sont offerts aux
conducteurs de tuk-tuk taxi. Les petites bananes plantain sont gardées pour le
petit-déjeuner…
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