jeudi 25 février 2016

Immersion dans le commerce thaï traditionnel…

A l’issue des rites matinaux et du petit-déjeuner dans l’appartement, je prends plaisir à continuer d’écrire la narration du déroulement de la journée d’hier. Nous déjeunons à midi chez « Saras », le restaurant végétarien indien et thaï. Notre choix se porte sur des Daal Tadka, un Falafel Sandwich, du riz blanc à la vapeur et un smoothie ice-cream à l’ananas. Les mets sont savourés. A une table voisine un couple indien déjeune. L’homme savoure un « Dosa », une galette fine typique du sud de l'Inde, à base de farine de lentilles noires et de pois chiches, à laquelle on ajoute de l'eau, du yaourt et du sambar, un curry du sud de l'Inde. Le convive a choisi un « Masala Dosa ». Réputé, ce dosa est roulé et garni d'un mélange de pommes de terre cuisinées avec des oignons et assaisonnées de curry… En retournant au Citadines, à proximité du restaurant, je photographie, à côté d’un comptoir alimentaire en bordure de la chaussée, un jeune garçon thaï affairé à laver avec entrain de la vaisselle blanche qui prend des reflets bleu clair au soleil. Il est assis sur un seau usagé renversé devant une grande bassine pleine d’eau mousseuse ; trois autres bacs sont disposés à ses côtés. Sentant ma présence, il se retourne et m’offre un grand sourire …pour reprendre aussitôt son ouvrage. Sur Sukhumvit Road, des panneaux mobiles posés au sol, chaperonnés individuellement par une personne assise sur un siège en plastique blanc, sont apparus sur le trottoir avec un message à destination des conducteurs de voitures. On peut lire « Vtara 36 – Soft Opening – 25-28 février ». Cette ouverture facile restera inconnue car aucune information ne filtre sur Internet… Après treize heures, chez Foodland, à une courte distance du Citadines, une boîte de thé Earl Grey Twinnings est achetée. Un peu avant quatorze heures, une rame du train aérien nous dépose à la station Siam. Le réseau fonctionne à nouveau normalement. Comme hier matin, nous traversons le centre commercial Siam pour joindre le ponton du canal « Maha Nak ». Nous descendons vers quatorze heures trente au débarcadère « Sapan Charoenpol Pier ». Une fois dans la rue nous sommes immédiatement au pied de la tour « Bobae Tower » qui abrite le vaste complexe commercial traditionnel thaï « Bobae Market » réparti sur plusieurs niveaux. L’entrée où nous nous engageons regorge de vêtements colorés dont certains sont protégés par des parasols. Ce niveau jouxte une ancienne sortie de parking où seuls les véhicules à deux roues ont accès. Les échoppes occupent tout l’espace. Nous déambulons dans les allées. Je pense d’abord au marché Chatuchak pour vite oublier la comparaison car ici l’air est conditionné. Le marché est réellement une grande surface consacrée entièrement à la vente d’habits en gros et au détail, selon le dénouement de notre visite. Les prix sont très bas. Nous achetons quelques vêtements. Chaque article revient à quelques euro. Certaines boutiques où nous faisons affaires sont prises en photo. Nous décidons de monter tous les escalators pour voir où le complexe s’arrête. Au niveau supérieur, une sortie donne sur une autre rue. Sur la porte d’entrée, les horaires indiquent que le centre commercial est ouvert de trois heures du matin à neuf heures du soir, soit seize heures d’ouverture d’affilée. Un pantalon de toile est acheté à un magasin ouvert sur le parvis. Nous parvenons finalement au septième niveau où un Food Court a pris place. Loin du luxe des précédents centres commerciaux visités, celui-ci est sommaire. Cependant la diversité est au rendez-vous. Un comptoir propose des mets vegan. Une dame tient une buvette de smoothies. Nous commandons deux préparations à la banane pour vingt bahts l’unité, soit environ cinquante centimes d’euro. Je regarde les ingrédients mixés dans le Blender. Une tombée de lait crémeux est ajoutée. Nous nous installons à une table pour siroter les boissons servies dans un bock en verre marqué en rouge du nom du fabricant de lait évaporé « Carnation » découvert à Karon et intégré aux smoothies. Après cette pause imprévue, nous observons les comptoirs alimentaires. J’aperçois des œufs à la coque rose. Une fois acheté un sachet de douceurs torsadées inconnues, nous reprenons la visite du complexe. Dans un atelier boutique, je prends en photo des machines robotisées qui impriment par broderie la marque du magasin où nous sommes. Je suis fasciné. C’est la première fois que je vois de tels automates. Plus loin sur un autre niveau, je vois des chemisettes de très grandes tailles. Elles peuvent habiller quatre fois mon volume. Le Bobae Market offre toutes les tailles pour tous les âges de la vie, dans une diversité considérable. Des personnes circulent avec des diables chargés de marchandises en gros. Des passerelles inclinées permettent leur circulation dans les couloirs en béton gris de deux niveaux différents. Téléphones, toilettes et autres commodités ponctuent les allées. Des balles de vêtements en grosse toile, fortement ficelées et munies de rubans adhésifs sont préparées pour être envoyés. Des employées s’activent pendant que d’autres pianotent sur leur téléphone portable. Deux jeunes filles se lancent une boulette de papier en s’esclaffant ; la bonne humeur en travaillant. Une effervescence détendue anime le centre commercial. De nombreuses personnes œuvrent au fonctionnement du centre commercial. Patrons et employés s’habillent au gré de leur fantaisie et aucune tenue obligatoire, comme à Manor à Genève, n’est requise… Nous sortons de la Tour Bobae vers seize heures trente. Nous nous trouvons au niveau de l’entrée arrière du « Prince Palace Hotel » repéré hier depuis le Klong. Un gardien nous indique de monter au onzième étage où se situe un coffee. L’hôtel se situe au-dessus du complexe commercial. Nous déambulons dans le somptueux palace qui me rappelle certains Resorts de Las Vegas. Nous nous dirigeons grâce à des plans répartis dans les couloirs. Nous parvenons à la terrasse du « Beer Garden » ombragée de végétation et de petits cocotiers. Des clients se font bronzer autour de la piscine attenante. Nous nous installons à l’angle du building pour profiter d’une vue qui embrasse la ville de Bangkok. Nous sommes assis sur de hauts tabourets pivotants en bois sombre. Le canal et le ponton où nous sommes arrivés sont juste en contrebas. Je photographie la rencontre de deux barges qui se croisent en agitant les flots qui enfantent des vagues aux crêtes écumeuses. Patrick sirote un café « Lavazza Hot Cafe Latte ». J’opte pour un cacao chaud accompagné d’une part de gâteau au chocolat agrémentée d’une petite verrine de crème glacée à la fraise, de chantilly coiffée d’une cerise et décorée par deux fines lamelles de pomme. Une photo de la douceur sur fond de canal est prise. Un peu avant dix-sept heures nous sortons du palace. Dans l’ascenseur je remarque que le gratte-ciel comporte trente-deux étages. A la réception au rez-de-chaussée, une statue en or d’un Roi Rama trône sur une estrade fleurie. L’embarcadère est juste au bout de la rue. En quelques pas nous sommes sur le ponton. Une navette démarre dans un jet d’écume. Nous prenons la suivante. Nous descendons au second ponton. Nous cheminons le long du canal pour prendre une photo. Patrick a repéré hier l’œuvre « Bangkok 2016 » peinte sur le mur qui borde le Klong. Une fois arrivé tranquillement au centre commercial Siam, Patrick s’installe dans un superbe fauteuil design à haut dossier pour écrire sur son carnet de voyage. Nous allons ensuite dîner après dix-huit heures chez « Croissant Taiyaki ». Deux croissants fourrés à la purée d’haricot rouge sont commandés et savourés. Devant la table, placée en prolongement du comptoir alimentaire situé en bordure d’une allée, des étudiants en uniforme blanc et bleu marine, passent régulièrement devant nous. Ils sont enjoués pour la plupart et témoignent de la vie dans l’instant présent. Nous retournons au Citadines par le train aérien. En entrant dans la Tour Exchange, en quittant la passerelle aérienne, une petite dame thaïe nous adresse la parole avec le sourire. Elle demande notre provenance. Elle montre un des éléphants de mon pantalon de toile et prononce le nom en thaï « ช้าง » «Cĥāng ». Nous remarquons que c’est le nom de la bière réputée en Thaïlande. En se séparant, elle prononce les mots « Good luck » « Bonne chance ». Avant de retourner au Citadines pour la soirée, nous achetons des morceaux d’ananas en bordure de la route Sukhumvit ; l’étal mobile de la jeune fille d’hier soir étant installé autre part…
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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