Des bribes de
rêves agréables flottent à la surface de la mémoire au lever …une passerelle est suivie sur une canopée
pour relier un village lointain dans la jungle où se trouve un guérisseur. Les
rites matinaux précèdent le petit-déjeuner au « Horizon restaurant » un peu
avant huit heures. Une assiette de fruits variés est composée, telle une
symphonie gourmande, avec des morceaux d’ananas, d’orange verte du nord de la
Thaïlande, de papaye, de melon d’eau, de dragon fruit, de bananes plantains …et
de « snake fruit » …un fruit mystère. Des mainates « Myna » donnent
un concert pendant que nous savourons les mets sélectionnés pour le petit-déjeuner.
De retour dans la chambre, une recherche sur le web est effectuée sur le « snake
fruit » ou « fruit serpent ». Nous apprenons que le « snake » est le
fruit du salak, un petit palmier très épineux, mesurant jusqu'à six mètres de
haut, qui pousse à Java et à Sumatra. Il est principalement cultivé en
Thaïlande, en Malaisie et en Indonésie. Salak signifie serpent en javanais et
en soundanais. Cette drupe prise en photo par Patrick, ce fruit charnu à petit
noyau, ovale ou fusiforme, de six à sept centimètres de long, recouvert
d’écailles brunes rappelle la peau d'un serpent. Sa chair est savoureuse, à la
fois sucrée et légèrement amère. Ecriture, émission radio, ouvrage sur le blog
et autres activités ponctuent la matinée. Vers midi nous marchons les pieds nus
sur le sable mouillé de la plage ; les vagues viennent sereinement nous lécher
les jambes. Nous atteignons le « Karon Plaza ». Nous sirotons lentement un
smoothie banane à l’ombre du comptoir alimentaire, devenu familier, situé
devant le bazar. A quelques mètres, un jeune homme s’active lentement avec
précision à relever les bâches jaunes de son kiosque à crêpes. Il range ensuite
les ustensiles apportés ainsi que les récipients de pâte probablement préparée
dans la matinée. Nous retournons au Novotel par la plage. Après quatorze
heures, munis de serviettes bleues de l’hôtel, nous nous dirigeons en maillots
de bains sur la plage pour nous baigner dans l’eau chaude de la baie. Le sable vallonné
se continue loin dans la mer. Le soleil joue à cache-cache avec les nuages qui
parfois tardent à se dissiper. Nous batifolons dans l’eau chaude en nous
ébattant avec joie comme des enfants. Les vagues participent calmement à cette
première baignade. Elles nous soulèvent à leur passage pour nous rapprocher du
rivage. Les minutes passent dans le bien-être aquatique. Un couple francophone
s’exprime à voix haute dans l’eau à quelques brassées, sans se douter que nous comprenons
leurs propos. La femme reproche à l’homme de trop regarder une belle femme qui
nage à proximité. Elle sort de l’eau avec reproche pour finalement revenir prestement
surveiller son mari. Amusant !... Nous nageons, nous gesticulons une bonne
heure avant de sortir de l’eau. Nous nous approchons d’une paillote alimentaire
ouverte aux quatre vents sur la plage. Nous nous installons à l’ombre de la
terrasse attenante coiffée de paille. Je savoure un smoothie à la banane et Patrick
se désaltère avec une eau pétillante thaïe. De retour dans la chambre, une douche
permet d’enlever le sel sur la peau et dans les cheveux. Après seize heures
trente, nous sommes confortablement installés dans le lobby de l’hôtel «
Centara Grand Beach Resort » où nous dégustons un éclair au chocolat
autour d’une petite table ronde en bois. Les effets relaxants de la baignade se
font sentir et je flotte sur un nuage de bien-être. Une fois l’addition réglée
à notre hôtesse prénommée Jirapom, nous allons visiter et découvrir le Resort.
Quelques photos sont prises depuis les passerelles ouvertes conduisant aux
chambres réparties dans différents bâtiments accolés aux collines. La chambre
541 est repérée pour un éventuel autre séjour à Phuket… Après dix-huit heures, nous
sommes au restaurant « The Cove » pour déguster des spaghettis au pesto
agrémentés de paillettes de parmesan. Trois familles asiatiques prennent place
aux tables voisines. Un enfant en bas âge est présent dans chacune d’elle. Nous
sommes assis à la table d’angle de la longue banquette qui sépare la salle
principale de la zone du buffet. Des coussins participent à notre confort. Une
vue sur la mer au travers des vitrages se révèle. A la nuit tombée nous
retournons au Novotel. Lors de la narration de la journée sur le chronojournal,
la pluie décide de tomber…

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