La matinée se
déroule plaisamment après le petit-déjeuner. Dans le cadre d’un temps d’écriture
créatif, une recherche est initiée sur le web à propos du Prince héritier de la
Couronne Siamoise Vajiravudh, né le 1er janvier 1880. Il sera le futur
Roi Rama VI. Vers midi nous sommes en chemin pour aller déjeuner au comptoir
alimentaire situé devant le shopping « Karon Plaza ». Les smoothies sont
exceptionnels. Cette fois nous optons pour un mélange banane, ananas et mangue siroté
lentement à l’ombre. Après le repas, un tuk-tuk taxi rouge nous emmène au «
Phuket Botanic Garden ». Nous prenons place à l’arrière du véhicule sur
une des banquettes latérales. Le trajet est agréable. L’air s’engouffre de tous
les côtés pour nous rafraichir. A notre arrivée un peu après treize heures, trois
dames russes importunent Patrick pour tenter, sans succès, de lui vendre des
billets du jardin botanique. Elles se sont fourvoyées avec leur taxi sur leur destination.
Ahurissant !... Une charmante hôtesse nous ouvre une porte pour nous
introduire dans un lieu enchanteur. Deux figurines souriantes de chaque côté d’un
banc rustique en bois disposée sous une arche décorée nous accueillent ; une
incitation à prendre une photo sous les mots « Phuket Botanic Garden »…
A proximité une jardinière, calfeutrée dans ses vêtements pour pallier au
soleil et aux piqures d’insectes nous prend en photo dans un cœur de végétation
orné de deux petits cœurs rouges. Un lézard se prélasse sur un rocher. Lors de
la visite, j’ai un coup de cœur pour une magnifique paillote, majoritairement
réalisée en canne de bambou. Nous entrons et je nous imagine vivre dans une
construction de ce genre au bord d’une plage lors de nos dernières années sur Terre …simplicité
dans le confort et communion avec la nature dans la vie de tous les jours. Nous
prenons place en terrasse de chaque côté d’une petite table en bois brut. Oh !...
surprise… une collation de fruits paraît sous une cloche tressée en lamelles colorées
de bambou. Le jardin se dévoile dans un cadre enchanteur embelli de nombreux
artefacts, de statues, de sculptures, de déités multiples, de bas-reliefs, de
bassins, de fontaines, de petits lacs, de délicates cataractes, de tonnelles …et
autres décorations ludiques et historiques qui confèrent charme et originalité
au site. La créativité jaillissante est à l’image de la végétation luxuriante. Un
vélo ancien oublié sert de support à un exubérant panier de feuillage mordoré. Une
statue de Fifi Brindacier enjambant le dos d’un compagnon de jeu et la statue d’un
garçonnet occupé à lire sur un banc …avec les lunettes d’André… apportent de la
fantaisie au cadre romantique. De magnifiques amphores dégorgent de l’eau à
profusion. Une musique douce accompagne le promeneur dans sa découverte. Je
laisse les photos expressives prendrent le relais ; la description par les
mots nécessiterait plusieurs pages pour transférer dans l’esprit toute la magnificence
du lieu... Nous quittons le jardin vers quinze heures. Nous réalisons que le chauffeur est
accompagné de sa femme et de ses deux enfants. Ils ont patienté à l’ombre
durant notre flânerie poétique. Le trajet retour est plus rapide, le vent
siffle à nos oreilles et une quinzaine de minutes plus tard, nous sommes
déposés à notre point de départ. Nous complétons de deux cents bahts les huit
cents du voyage aller/retour. Nous joignons les mains devant nos visages pour remercier
le couple de nous avoir permis de vivre ces moments de beauté, indépendamment
des quelques insectes venus nous piquer pour vérifier notre présence effective
dans le jardin. Nous visitons brièvement le « Woraburi Phuket Resort & Spa »,
situé juste après le Karon Plaza. Ce Resort avait été retenu avant de se
décider au dernier moment pour le Novotel… Un temps de détente gourmande se
déroule agréablement au café Studio. Pat nous reconnaît et nous gratifie d’un
radieux sourire. Elle sert un muffin vanille raisins à Patrick et un Opéra à la
crème au beurre praliné pour moi. Nous savourons les douceurs douillettement
installés dans des canapés gratifiés de coussins. Dans l’espace détente voisin,
une famille asiatique avec deux enfants déguste une collation. Patrick s’offre
un café Mocha avant de quitter ce lieu de bien-être. Nous retournons tranquillement
au Novotel. Dans la chambre, confortablement installé sur le lit, je reprends
la lecture de l’ouvrage consacré à Jim Thompson. Après dix-huit heures, nous entrons
dans le restaurant « The Cove » du Centara Grand. Mae nous accueille,
manifestement heureuse de notre présence. Apéritifs sans alcool et salades
fraicheur sont offerts. Je fais honneur à une boule de pain chaud complet aux
graines et à sa coupelle d’huile aux herbes. Je teste un « Palak Paneer » qui
s’avère être un velouté mystère à base d’épinard et de cottage-cheese ; légèrement
pimentée, la préparation est délicieuse. Patrick opte pour une soupe à l’oignon
et une eau pétillante thaïe. Le souffle d’un fort vent tiède nous escorte lors
du retour au Novotel. Le contraste avec la chaleur du jour me donne une légère
sensation de fraicheur…
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