mardi 16 février 2016

« Cata » à Kata Beach à Phuket…

Lors du petit-déjeuner nous sommes installés à une table disposée en parallèle de la route. Nous assistons à l’accident d’un scooter monté par un jeune couple de touristes. L’engin semble avoir glissé sur une nappe linéaire d’eau. Le bras droit du jeune homme est écorché à vif. La jeune femme, violemment contusionnée,  reste au sol un certain temps avant de pouvoir se relever péniblement. Une blessure au mollet et au pied l’empêche de marcher normalement. Des personnes se sont approchées pour les aider. Le groupe traverse la route vers le Novotel. Plus tard un tuk-tuk taxi rouge vient chercher les acteurs de l’embardée. Le scooter est chargé par la suite dans un camion contenant des sacs de cristaux de glace ...et puis plus rien …comme si cet évènement n’avait été qu’une illusion. Sans les témoins, l’accident passait inaperçu. Les protagonistes furent chanceux dans leur mésaventure. De la gauche de la route, le scooter a glissé au travers de la route pour venir heurter la rambarde droite. Durant cette glissade la chaussée était libre de tout véhicule, sans cela le couple aurait pu se faire écraser… La narration de la journée d’hier succède à une ébauche sur un commentaire à propos du Novotel à publier sur Booking. Le blog est actualisé. Lors de la consultation des messageries, un mail de Roger se dévoile avec en pièce jointe un article de presse à propos du futur « Espace Claudius Vuargnoz »… Vers midi nous marchons en direction du comptoir alimentaire situé devant le shopping « Karon Plaza ». Durant notre avancée, les zones d’ombres nous protègent des rayons brulants du soleil. Abrités par la terrasse, nous sirotons des smoothies préparés à chaque fois sur l’instant avec des fruits mûrs et frais. La saveur ananas banane est pour André. Celle toute banane est pour Patrick. La vue dévoile deux scooters garés au premier plan. Un palmier isolé en bordure de la plage sur fond de mer scintillante compose l’arrière-plan d’une photo. Après treize heures, nous sommes au « Studio Cafe » du Mövenpick, situé en prolongement du « Karon Plaza ». Nous savourons chacun une part de gâteau suisse au chocolat. Dehors des drapeaux flottent au vent : celui de la confédération suisse, celui du Royaume de Thaïlande et celui jaune du Roi Rama IX. Un magazine est feuilleté ; une pleine page de publicité informe de l’ouverture d’un hôtel Mövenpick à Pattaya en bordure de la plage « Na Jomtien Beach » ; une photo permet de conserver l’information. Patrick sirote un café Mocha. Une soixantaine de minutes de bien-être glisse lentement dans le fleuve du temps. Nous décidons d’aller en tuk-tuk taxi rouge à la plage de Kata. Nous sommes déposés au « Club Méditerranée » dont la surface occupe les deux tiers de la superficie de Kata Beach. Pour entrer il convient de confier nos cartes d’identité. Un garde de la sécurité nous escorte vers la réception. Je décline notre nationalité et je demande à effectuer une courte visite du Club dans le cadre d’une possible future réservation. La jeune femme à l’accueil décline la demande car personne n’est disponible pour nous accompagner ; une visite en cavaliers seuls étant prohibée. Le garde, en faction derrière nous, nous reconduit à l’entrée où les cartes sont restituées. Le Club ressemble plus à une prison qu’à un centre de loisirs. Patrick s’étonne de l’attitude de la réceptionniste : aucune brochure donnée, aucun renseignement fourni, aucune attention témoignée. Qu’aurait pensé Gilbert Trigano, l’homme français célèbre pour avoir développé le Club Méditerranée, de ce comportement et de cette situation ?... Nous nous promenons autour de cette forteresse de loisirs pour découvrir la plage de Kata. Nous passons devant le « Kata Beach Resort & Spa » situé à l’extrémité sud de la plage. La « verrue » du Club au cœur de Kata tamise nettement le charme du site. Insérée entre Kata Road et Soi Pakbang, elle représente une nuisance évidente pour le site touristique. Les paillotes et autres comptoirs sont relégués sur les extrémités de la plage. La clientèle des autres Resorts qui jalonnent Kata Road doivent contourner les murs d’enceinte du Club Med pour accéder à la plage. Nous suivons Soi Pakbang une fois le bord de mer pris en photo. A terme de la rue côtière, où les paillotes et autres activités commerciales sont agglutinées, nous longeons un canal pour rejoindre Kata Road. Nous prenons à gauche pour nous diriger vers Karon Beach. A quinze heures trente, nous passons devant un Starbucks installé dans le dénivelé enjambant la colline qui sépare les deux plages. Une pause pour reposer les jambes permet à Patrick de siroter une eau gazeuse San Pellegrino. Nous reprenons ensuite la route dégradée et inégale où se rejoignent Kata Road et Patak Road. Un étal proposant des noix de coco m’offre de siroter un jus frais. Nous passons devant le « Gustavia Restaurant » où une déesse blanche décorée d’or tient une fleur de Lotus dans sa main gauche levée vers le ciel. Plus loin les artefacts originaux du mini-golf et du bar « Dino Park » attirent l’attention. La structure conséquente en grosses pierres ocre est flanquée de deux dinosaures. Parvenus sur les larges et spacieux trottoirs bordant Karon Beach, nous marchons tranquillement vers le Novotel. Symbole de plusieurs cartes postales, nous découvrons sur la promenade du front de mer, trônant sur le sable devant le « Woraburi Phuket Resort & Spa », la fontaine au mythique serpent d’or Nâga enroulé sur lui-même. Le nâga est parfois assimilé au dragon chinois. Selon le folklore chinois local, une légende affirme que l'île émergente de Phuket est en fait un dragon surgi mystérieusement des flots de la mer d'Andaman. Précédemment le long de Patak Road nous avons découvert l'attrayant sanctuaire « Wat Suwan Khiriket » dont le temple principal est ceinturé d’un Nâga d’émeraude et d’or. Le nâga est appelé également «Nak» ou « Yak ». Nous atteignons le Novotel après dix-sept heures. Une douche est appréciée suite à cette marche paisible sous le chaud soleil de Phuket. Après dix-huit heures, nous sommes présents au restaurant « The Cove » du Centara Grand. Apéritifs et salades fraicheur sont offerts. Au jeune et mince assistant de Mae, nous commandons des Samosas végétariens, un Kho Phad Pienapple, un velouté de champignons et une eau pétillante thaïe… Lors du coucher de soleil, l’astre dévoile pleinement son disque d’or dans la nuit naissante. Le Maître de musique Khim joue de son instrument. Les deux bâtons de bambou flexibles s’activent avec précision et lenteur sur les cordes en cuivre. Un serveur nous révèle avoir été l’élève du Maître lors de son cursus universitaire. Un autre serveur nous narre sa formation hôtelière à Montreux en Suisse. La brigade de Mae nous témoigne intérêt et amabilité au travers d’une amicale sympathie…
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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