Lors du petit-déjeuner
nous sommes installés à une table disposée en parallèle de la route. Nous
assistons à l’accident d’un scooter monté par un jeune couple de touristes.
L’engin semble avoir glissé sur une nappe linéaire d’eau. Le bras droit du jeune
homme est écorché à vif. La jeune femme, violemment contusionnée, reste au sol un certain temps avant de pouvoir
se relever péniblement. Une blessure au mollet et au pied l’empêche de marcher
normalement. Des personnes se sont approchées pour les aider. Le groupe
traverse la route vers le Novotel. Plus tard un tuk-tuk taxi rouge vient
chercher les acteurs de l’embardée. Le scooter est chargé par la suite dans un
camion contenant des sacs de cristaux de glace ...et puis plus rien …comme si cet
évènement n’avait été qu’une illusion. Sans les témoins, l’accident passait
inaperçu. Les protagonistes furent chanceux dans leur mésaventure. De la gauche
de la route, le scooter a glissé au travers de la route pour venir heurter la
rambarde droite. Durant cette glissade la chaussée était libre de tout véhicule,
sans cela le couple aurait pu se faire écraser… La narration de la journée
d’hier succède à une ébauche sur un commentaire à propos du Novotel à publier
sur Booking. Le blog est actualisé. Lors de la consultation des messageries, un
mail de Roger se dévoile avec en pièce jointe un article de presse à propos du
futur « Espace Claudius Vuargnoz »… Vers midi nous marchons en direction du
comptoir alimentaire situé devant le shopping « Karon Plaza ». Durant
notre avancée, les zones d’ombres nous protègent des rayons brulants du soleil.
Abrités par la terrasse, nous sirotons des smoothies préparés à chaque fois sur
l’instant avec des fruits mûrs et frais. La saveur ananas banane est pour
André. Celle toute banane est pour Patrick. La vue dévoile deux scooters garés au
premier plan. Un palmier isolé en bordure de la plage sur fond de mer
scintillante compose l’arrière-plan d’une photo. Après treize heures, nous
sommes au « Studio Cafe » du Mövenpick, situé en prolongement du « Karon Plaza
». Nous savourons chacun une part de gâteau suisse au chocolat. Dehors des
drapeaux flottent au vent : celui de la confédération suisse, celui du
Royaume de Thaïlande et celui jaune du Roi Rama IX. Un magazine est feuilleté ;
une pleine page de publicité informe de l’ouverture d’un hôtel Mövenpick à
Pattaya en bordure de la plage « Na Jomtien Beach » ; une photo
permet de conserver l’information. Patrick sirote un café Mocha. Une soixantaine de minutes de bien-être glisse
lentement dans le fleuve du temps. Nous décidons d’aller en tuk-tuk taxi rouge
à la plage de Kata. Nous sommes déposés au « Club Méditerranée » dont
la surface occupe les deux tiers de la superficie de Kata Beach. Pour entrer il
convient de confier nos cartes d’identité. Un garde de la sécurité nous escorte
vers la réception. Je décline notre nationalité et je demande à effectuer une
courte visite du Club dans le cadre d’une possible future réservation. La jeune
femme à l’accueil décline la demande car personne n’est disponible pour nous accompagner ;
une visite en cavaliers seuls étant prohibée. Le garde, en faction derrière
nous, nous reconduit à l’entrée où les cartes sont restituées. Le Club
ressemble plus à une prison qu’à un centre de loisirs. Patrick s’étonne de
l’attitude de la réceptionniste : aucune brochure donnée, aucun renseignement
fourni, aucune attention témoignée. Qu’aurait pensé Gilbert Trigano, l’homme
français célèbre pour avoir développé le Club Méditerranée, de ce comportement
et de cette situation ?... Nous nous promenons autour de cette forteresse
de loisirs pour découvrir la plage de Kata. Nous passons devant le « Kata Beach
Resort & Spa » situé à l’extrémité sud de la plage. La « verrue » du Club au
cœur de Kata tamise nettement le charme du site. Insérée entre Kata Road et Soi
Pakbang, elle représente une nuisance évidente pour le site touristique. Les
paillotes et autres comptoirs sont relégués sur les extrémités de la plage. La
clientèle des autres Resorts qui jalonnent Kata Road doivent contourner les
murs d’enceinte du Club Med pour accéder à la plage. Nous suivons Soi Pakbang une
fois le bord de mer pris en photo. A terme de la rue côtière, où les paillotes
et autres activités commerciales sont agglutinées, nous longeons un canal pour
rejoindre Kata Road. Nous prenons à gauche pour nous diriger vers Karon Beach. A
quinze heures trente, nous passons devant un Starbucks installé dans le
dénivelé enjambant la colline qui sépare les deux plages. Une pause pour reposer
les jambes permet à Patrick de siroter une eau gazeuse San Pellegrino. Nous
reprenons ensuite la route dégradée et inégale où se rejoignent Kata Road et
Patak Road. Un étal proposant des noix de coco m’offre de siroter un jus frais.
Nous passons devant le « Gustavia Restaurant » où une déesse blanche décorée d’or
tient une fleur de Lotus dans sa main gauche levée vers le ciel. Plus loin les
artefacts originaux du mini-golf et du bar « Dino Park » attirent l’attention.
La structure conséquente en grosses pierres ocre est flanquée de deux
dinosaures. Parvenus sur les larges et spacieux trottoirs bordant Karon Beach,
nous marchons tranquillement vers le Novotel. Symbole de plusieurs cartes
postales, nous découvrons sur la promenade du front de mer, trônant sur le
sable devant le « Woraburi Phuket Resort & Spa », la fontaine au mythique
serpent d’or Nâga enroulé sur lui-même. Le nâga est parfois assimilé au dragon
chinois. Selon le folklore chinois local, une légende affirme que l'île
émergente de Phuket est en fait un dragon surgi mystérieusement des flots de la
mer d'Andaman. Précédemment le long de Patak Road nous avons découvert
l'attrayant sanctuaire « Wat Suwan Khiriket » dont le temple principal est
ceinturé d’un Nâga d’émeraude et d’or. Le nâga est appelé également «Nak» ou « Yak
». Nous atteignons le Novotel après dix-sept heures. Une douche est appréciée suite
à cette marche paisible sous le chaud soleil de Phuket. Après dix-huit heures, nous
sommes présents au restaurant « The Cove » du Centara Grand. Apéritifs et
salades fraicheur sont offerts. Au jeune et mince assistant de Mae, nous
commandons des Samosas végétariens, un Kho Phad Pienapple, un velouté de
champignons et une eau pétillante thaïe… Lors du coucher de soleil, l’astre
dévoile pleinement son disque d’or dans la nuit naissante. Le Maître de musique
Khim joue de son instrument. Les deux bâtons de bambou flexibles s’activent
avec précision et lenteur sur les cordes en cuivre. Un serveur nous révèle
avoir été l’élève du Maître lors de son cursus universitaire. Un autre serveur
nous narre sa formation hôtelière à Montreux en Suisse. La brigade de Mae nous
témoigne intérêt et amabilité au travers d’une amicale sympathie…
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