Lors du
réveil à six heures la température dans la chambre oscille autour de 27°. Après
les rites matinaux, nous prenons le petit-déjeuner dans l’appartement : muffin
mandarine cranberry et café pour Patrick …morceaux d’ananas et dominos de
sésame noir du parc Lumpini pour moi… Le blog s’actualise en musique thaïe. Je
traduis en anglais le commentaire sur le séjour au Novotel. Après onze heures
trente, nous allons déjeuner chez « May Veggie Home ». Je savoure une salade d’avocat
aux crudités agrémentée de noix de cajou. Patrick teste un « Lard Nah » composé
de légumes et pâtes de riz dans une sauce au soja. L’assiette en forme de
feuille élaborée garde la chaleur du mets servi brûlant. Un jus de goyave et un
jus de carotte sont sirotés… Vers quatorze heures, une rame du train aérien BTS
www.transitbangkok.com nous dépose
à la station « Victory Monument » qui tient son nom du célèbre monument situé
au centre d’un vaste rond-point. Le Monument de la Victoire est ceinturé
majoritairement de passerelles aériennes. Le trafic est très dense telle une
plaque tournante pour la circulation. L’accès à l’obélisque édifié sur une
vaste structure élaborée est rendu impossible par le ballet endiablé des
véhicules qui tournoient sans discontinuer. Nous nous contentons d’admirer
l’ouvrage d'art érigé en Juin 1941. Il est flanqué de cinq statues de
conception militaire sculptées par un artiste italien qui prit un nom thaï pour
la circonstance. Il fut édifié pour transmettre à la postérité le souvenir de
cinquante-neuf soldats thaïlandais tués lors d’un bref conflit mené contre les
autorités coloniales françaises en Indochine. Les identités des victimes sont
listées à la base de la colonne. Le monument de conception occidentale
contraste avec le Monument de la Démocratie aux formes et aux symboles
thaïlandais, remarqué en janvier. Sous les rails du train aérien, traversées
par un canal, les marchands thaïs ambulants se sont appropriés l’espace composite
en l’investissant d'étals en tous genres. Pour descendre de la passerelle, nous
entrons dans le centre commercial « Mall Victory » de façon à joindre la rue
par un escalator. Nous longeons « Ratchawithi Road » bordée de commerces
variés. Devant un
comptoir alimentaire disposé carrément sur le trottoir, deux jeunes femmes,
assises sur des tabourets ronds en bois clair, mangent le dos à la rue, le plus
naturellement du monde, sans se préoccuper des passants et du trafic. Un peu
plus loin, nous nous arrêtons à un étal de parfums. Un nombre impressionnant de
copies de parfums est présenté dans des petites fioles. Elles sont vendues à un
prix dérisoire. Je teste le parfum « Chance »… Nous atteignons le parc «
Santiphap Park », un magnifique petit parc allongé et arboré, magnifiquement
entretenu. A l’entrée, un cabanon entouré de plantes décoratives invite le
promeneur à se dessaisir de ses déchets recyclables. Une multitude de petites
bouteilles plastiques se dévoile au regard dans un filet vert. Un monsieur thaï
âgé, vêtu d’une chemise bleu ciel et d’un short blanc, s’approche et tente de
nous dire quelque chose. Il s’intéresse à nous, il sourit, il nous touche, il
lève le pouce vers le ciel à plusieurs reprises, ses yeux sont expressifs
…autant d’attentions qui resteront mystérieuses. Le parc est une oasis de
fraicheur. Nous tentons d’éviter les divers jets d’eau qui arrosent les massifs
entretenus et la verdure soignée. Nous repérons de petites guérites où des
livres sont disponibles pour la lecture dans le parc. Certaines sont équipées
de tables et de bancs en pierre. J’apprécie pleinement cette enclave de verdure
dans Bangkok, agrémentée d’un coquet jardinet botanique. Le parc débouche sur
la rue parallèle « Rang Nam Alley » à une courte distance du « King Power
Complex », une structure commerciale étonnante. Un hôtel Pullman s’est greffé
sur la gauche du site qui fait honneur au nouvel an chinois par une décoration
extérieure et intérieure très ciblée. Cette ruche mercantile est desservie par
un va-et-vient de cars déversant des flots de touristes chinois qui sont pris
d’une frénésie d’achat. Lors d’une visite du complexe, exagérément conditionné,
je suis abasourdi par cette boulimie consommatrice. Le groupe thaï fondé en
1989 a su créer ici un filon pour exploiter la masse des touristes chinois. Je
repère un magasin « Jim Thompson » qui vend des articles en soie. Au
troisième niveau de la superbe géode vitrée, profilée d’aluminium, au « Aksra
Theatre », un spectacle de marionnettes thaïes est proposé en soirée
autour d’un buffet. Il faut compter huit cents bahts par personne. Nous entrons
brièvement dans l’hôtel Pullman. A part l’architecture intéressante du site, le
complexe commercial est sans intérêt. Les prix sont ceux pratiqués en Europe
voire plus chers. La présence bruyante et tumultueuse des clients chinois constitue
un désagrément indéniable. Nous reprenons la marche. Au bout de la rue Rang
Nam, nous entrons dans le « Century Movie Plaza » qui fait l’angle avec «
Phayathai Road » où circule le train aérien. Le Multiplex aux nombreuses salles
de cinéma est pourvu d’un grand magasin. Nous visitons le site. Nous remarquons
que des DVD sont à la vente à un euro l’unité. Ils sont sous-titrés en langue
thaïe. Certaines jaquettes sont entièrement recomposées en thaï. Après seize
heures, un temps de détente s’offre à nous au Coffee « Toast 2 U » dans le
complexe affecté au septième art. Nous sommes installés dans de confortables
cabriolets en cuir fauve. Deux jeunes filles thaïes se partagent une gaufre. L’une
d’elle sirote un smoothie bleu clair ; quelle peut être l’origine de cette
couleur !... Nous sortons du complexe par un passage relié à la passerelle
aérienne. Alors que nous sommes accoudés à une rambarde pour regarder le
mouvement de la vie en contrebas, un monsieur anglophone d’un certain âge nous
adresse la parole. Il demande la direction du Monument de la Victoire. Nous lui
indiquons l’obélisque visible depuis notre poste d’observation. Il est ravi,
emballé de nous rencontrer et il se laisse emporter par son enthousiasme. Il
nous lance « Good Luck » « Bonne Chance » avant de s’éloigner avec un large
sourire. Nous décidons de nous rendre dans le quartier Siam. Une rame nous
dépose à destination. Dans le hall d’entrée du Siam Paragon, une nouvelle
décoration a remplacé la précédente. Cette fois elle est axée sur le nouvel an
chinois. Nous nous baladons dans le quartier. Nous entrons dans le complexe
commercial « Siam
Square One », en grande partie ouvert sur l’extérieur, situé entre Rama 1
Road et Siam Square Soi 7. Nous découvrons une exposition de photos visitée
également par le vent. Des clichés sont pris dont certains des légendes des œuvres
photographiques, comme « Live your life in your own way » « Vivez
votre vie à votre façon »… Une maman ours géante en robe de satin rose et
son ourson trônent dans la grande surface à l’occasion de la Saint-Valentin. Une
publicité sur un immense écran digital propose de louer un appartement entièrement
meublé dans la résidence « Chamchuri » ; une surface habitable
de 226 m² s‘affiche pour un loyer de deux mille euro mensuel www.hipflat.co.th.
Le logement comprend trois chambres et quatre salles de bains. Nous allons repérer
le Food Court du cinquième niveau pour finalement aller dîner chez « Pizza Siam
Center ». La table attribuée dans l’angle vitré du restaurant donne sur
l’esplanade entre le Siam Center et le Paragon Center. Des spaghettis de riz
aux champignons et oignons blancs sont savourés. Nous testons des frites
françaises et des bâtonnets de pain à l’ail toastés. Des boissons chaudes sont
sirotées. Le repas, servi par le jeune Rattana, se termine vers dix-neuf
heures. Nous retournons par le train aérien à la station Asoke, proche du
Citadines. Un passage au centre commercial « Terminal 21 » permet de
constater qu’un salon du livre a remplacé les stands du « Urban Space – Condo
Expo 2016 ». Quel dynamisme ! La quasi-totalité des livres est imprimée en
thaï ; quelques accroches en page de couverture se dévoilent en anglais. Patrick
me montre un ouvrage pour enfant d’apprentissage du thaï. Dehors sur la
passerelle vers l’entrée du Mall, le singe qui témoigne de l’arrivée du nouvel
an chinois est habillé de lumière. Nous retournons au Citadines en passant par
la Tour Exchange…

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