vendredi 19 février 2016

Découvertes dans Bangkok…

Lors du réveil à six heures la température dans la chambre oscille autour de 27°. Après les rites matinaux, nous prenons le petit-déjeuner dans l’appartement : muffin mandarine cranberry et café pour Patrick …morceaux d’ananas et dominos de sésame noir du parc Lumpini pour moi… Le blog s’actualise en musique thaïe. Je traduis en anglais le commentaire sur le séjour au Novotel. Après onze heures trente, nous allons déjeuner chez « May Veggie Home ». Je savoure une salade d’avocat aux crudités agrémentée de noix de cajou. Patrick teste un « Lard Nah » composé de légumes et pâtes de riz dans une sauce au soja. L’assiette en forme de feuille élaborée garde la chaleur du mets servi brûlant. Un jus de goyave et un jus de carotte sont sirotés… Vers quatorze heures, une rame du train aérien BTS www.transitbangkok.com nous dépose à la station « Victory Monument » qui tient son nom du célèbre monument situé au centre d’un vaste rond-point. Le Monument de la Victoire est ceinturé majoritairement de passerelles aériennes. Le trafic est très dense telle une plaque tournante pour la circulation. L’accès à l’obélisque édifié sur une vaste structure élaborée est rendu impossible par le ballet endiablé des véhicules qui tournoient sans discontinuer. Nous nous contentons d’admirer l’ouvrage d'art érigé en Juin 1941. Il est flanqué de cinq statues de conception militaire sculptées par un artiste italien qui prit un nom thaï pour la circonstance. Il fut édifié pour transmettre à la postérité le souvenir de cinquante-neuf soldats thaïlandais tués lors d’un bref conflit mené contre les autorités coloniales françaises en Indochine. Les identités des victimes sont listées à la base de la colonne. Le monument de conception occidentale contraste avec le Monument de la Démocratie aux formes et aux symboles thaïlandais, remarqué en janvier. Sous les rails du train aérien, traversées par un canal, les marchands thaïs ambulants se sont appropriés l’espace composite en l’investissant d'étals en tous genres. Pour descendre de la passerelle, nous entrons dans le centre commercial « Mall Victory » de façon à joindre la rue par un escalator. Nous longeons « Ratchawithi Road » bordée de commerces variés. Devant un comptoir alimentaire disposé carrément sur le trottoir, deux jeunes femmes, assises sur des tabourets ronds en bois clair, mangent le dos à la rue, le plus naturellement du monde, sans se préoccuper des passants et du trafic. Un peu plus loin, nous nous arrêtons à un étal de parfums. Un nombre impressionnant de copies de parfums est présenté dans des petites fioles. Elles sont vendues à un prix dérisoire. Je teste le parfum « Chance »… Nous atteignons le parc « Santiphap Park », un magnifique petit parc allongé et arboré, magnifiquement entretenu. A l’entrée, un cabanon entouré de plantes décoratives invite le promeneur à se dessaisir de ses déchets recyclables. Une multitude de petites bouteilles plastiques se dévoile au regard dans un filet vert. Un monsieur thaï âgé, vêtu d’une chemise bleu ciel et d’un short blanc, s’approche et tente de nous dire quelque chose. Il s’intéresse à nous, il sourit, il nous touche, il lève le pouce vers le ciel à plusieurs reprises, ses yeux sont expressifs …autant d’attentions qui resteront mystérieuses. Le parc est une oasis de fraicheur. Nous tentons d’éviter les divers jets d’eau qui arrosent les massifs entretenus et la verdure soignée. Nous repérons de petites guérites où des livres sont disponibles pour la lecture dans le parc. Certaines sont équipées de tables et de bancs en pierre. J’apprécie pleinement cette enclave de verdure dans Bangkok, agrémentée d’un coquet jardinet botanique. Le parc débouche sur la rue parallèle « Rang Nam Alley » à une courte distance du « King Power Complex », une structure commerciale étonnante. Un hôtel Pullman s’est greffé sur la gauche du site qui fait honneur au nouvel an chinois par une décoration extérieure et intérieure très ciblée. Cette ruche mercantile est desservie par un va-et-vient de cars déversant des flots de touristes chinois qui sont pris d’une frénésie d’achat. Lors d’une visite du complexe, exagérément conditionné, je suis abasourdi par cette boulimie consommatrice. Le groupe thaï fondé en 1989 a su créer ici un filon pour exploiter la masse des touristes chinois. Je repère un magasin « Jim Thompson » qui vend des articles en soie. Au troisième niveau de la superbe géode vitrée, profilée d’aluminium, au « Aksra Theatre », un spectacle de marionnettes thaïes est proposé en soirée autour d’un buffet. Il faut compter huit cents bahts par personne. Nous entrons brièvement dans l’hôtel Pullman. A part l’architecture intéressante du site, le complexe commercial est sans intérêt. Les prix sont ceux pratiqués en Europe voire plus chers. La présence bruyante et tumultueuse des clients chinois constitue un désagrément indéniable. Nous reprenons la marche. Au bout de la rue Rang Nam, nous entrons dans le « Century Movie Plaza » qui fait l’angle avec « Phayathai Road » où circule le train aérien. Le Multiplex aux nombreuses salles de cinéma est pourvu d’un grand magasin. Nous visitons le site. Nous remarquons que des DVD sont à la vente à un euro l’unité. Ils sont sous-titrés en langue thaïe. Certaines jaquettes sont entièrement recomposées en thaï. Après seize heures, un temps de détente s’offre à nous au Coffee « Toast 2 U » dans le complexe affecté au septième art. Nous sommes installés dans de confortables cabriolets en cuir fauve. Deux jeunes filles thaïes se partagent une gaufre. L’une d’elle sirote un smoothie bleu clair ; quelle peut être l’origine de cette couleur !... Nous sortons du complexe par un passage relié à la passerelle aérienne. Alors que nous sommes accoudés à une rambarde pour regarder le mouvement de la vie en contrebas, un monsieur anglophone d’un certain âge nous adresse la parole. Il demande la direction du Monument de la Victoire. Nous lui indiquons l’obélisque visible depuis notre poste d’observation. Il est ravi, emballé de nous rencontrer et il se laisse emporter par son enthousiasme. Il nous lance « Good Luck » « Bonne Chance » avant de s’éloigner avec un large sourire. Nous décidons de nous rendre dans le quartier Siam. Une rame nous dépose à destination. Dans le hall d’entrée du Siam Paragon, une nouvelle décoration a remplacé la précédente. Cette fois elle est axée sur le nouvel an chinois. Nous nous baladons dans le quartier. Nous entrons dans le complexe commercial « Siam Square One », en grande partie ouvert sur l’extérieur, situé entre Rama 1 Road et Siam Square Soi 7. Nous découvrons une exposition de photos visitée également par le vent. Des clichés sont pris dont certains des légendes des œuvres photographiques, comme « Live your life in your own way » « Vivez votre vie à votre façon »… Une maman ours géante en robe de satin rose et son ourson trônent dans la grande surface à l’occasion de la Saint-Valentin. Une publicité sur un immense écran digital propose de louer un appartement entièrement meublé dans la résidence « Chamchuri » ; une surface habitable de 226 m² s‘affiche pour un loyer de deux mille euro mensuel www.hipflat.co.th. Le logement comprend trois chambres et quatre salles de bains. Nous allons repérer le Food Court du cinquième niveau pour finalement aller dîner chez « Pizza Siam Center ». La table attribuée dans l’angle vitré du restaurant donne sur l’esplanade entre le Siam Center et le Paragon Center. Des spaghettis de riz aux champignons et oignons blancs sont savourés. Nous testons des frites françaises et des bâtonnets de pain à l’ail toastés. Des boissons chaudes sont sirotées. Le repas, servi par le jeune Rattana, se termine vers dix-neuf heures. Nous retournons par le train aérien à la station Asoke, proche du Citadines. Un passage au centre commercial « Terminal 21 » permet de constater qu’un salon du livre a remplacé les stands du « Urban Space – Condo Expo 2016 ». Quel dynamisme ! La quasi-totalité des livres est imprimée en thaï ; quelques accroches en page de couverture se dévoilent en anglais. Patrick me montre un ouvrage pour enfant d’apprentissage du thaï. Dehors sur la passerelle vers l’entrée du Mall, le singe qui témoigne de l’arrivée du nouvel an chinois est habillé de lumière. Nous retournons au Citadines en passant par la Tour Exchange…


















 



























 

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