jeudi 4 février 2016

Baignade dans la mer d’Andaman …

Divers rêves agréables ponctuent la nuit… Lors du petit-déjeuner, je savoure lentement deux tranches de pain complet aux graines et aux fruits secs, toastées, tartinées de crème de beurre, de miel et saupoudrées de graines de sésames blondes et noires. Du cacao à l’eau chaude et au miel accompagne les délicieuses tartines. La matinée se déroule à son rythme avec des activités diverses. Je termine un temps d’écriture créative vers onze heures trente. Quand nous sortons de la chambre, des ombres chinoises se dessinent sur le mur à côté de la porte. Elles sont animées par le souffle du vent dans l’exubérante végétation. Les pluies régulières participent pleinement à cette luxuriance. Nous marchons sur Patak Road pour tenter d’acheter le Gavroche de février. Le magazine est absent du rayon. L’acquisition sera pour une autre fois. Dans le magasin aux multiples articles, les friandises à base de chocolat sont légions. La superette est heureusement climatisée. Devant le shopping « Karon Plaza », nous sirotons placidement chacun un smoothie mix-fruit à l’ombre du comptoir alimentaire affectionné. Nous retournons ensuite tranquillement à l’hôtel par la plage, les pieds nus sur le sable pris d’assaut régulièrement par les vagues qui s’étirent voluptueusement… Une baignade dans la mer nous est offerte après quatorze heures. Le ciel se couvre et les rayons solaires resplendissent au gré du lent mouvement des nuages. Les vagues sont fougueuses et tentent parfois de nous submerger. Leur ardeur invite à être attentif car si la tête est dans les nuages, la bolée d’eau de mer est garantie. De temps à autre un courant frais s’insinue au cœur des vagues. Après une agréable baignade mouvementée, en bordure de la plage à l’ombre de la terrasse de la paillote alimentaire ouverte aux quatre vents, nous dégustons longuement des smoothies à la banane. Nous entendons le ronronnement du moteur du Blender qui s’active pour mélanger les ingrédients. Une douche chaude est appréciée dans la chambre. Un temps de détente s’offre à nous. Après dix-sept heures trente, au moment où nous nous apprêtons à quitter le Novotel, des trombes d’eau se déversent du ciel. L’intensité diminue. A la réception deux parapluies nous sont prêtés. Nous cheminons sous les gouttes d’eau téméraires pour joindre le Centara Grand. Mae nous accueille avec son magnifique sourire. Elle prend notre réservation pour une fête qui va se dérouler prochainement. Nous occupons la même table qu’hier, celle en angle dont les banquettes sont garnies de coussins moelleux très confortables. Mae nous offre un apéritif sans alcool. Nous commandons chacun une Focaccia végétarienne, avec des frites pour Patrick et du gratin de pomme de terre pour moi. L’attente est agrémentée par une salade fraicheur offerte par Mae. Que de délicates attentions !... Mae semble être la directrice du restaurant. Elle nous informe de ses deux jours de congés hebdomadaires en ajoutant qu’elle laisse des consignes à notre attention en son absence. A la table voisine un couple anglophone avec deux enfants en bas âges reçoit également toute la prévenance du personnel. A la fin de leur repas, un serveur accompagne le fiston au buffet des desserts. Le gamin, enchanté, revient avec des marshmallows piqués sur un bâtonnet et avec une barbe à papa jaune paille. Sa sœur, escortée par une serveuse revient quant à elle avec une barbe à papa rose bonbon. Dans la salle, une personne munie d’une télécommande, change la couleur des lampes d’ambiance posées sur les tables. Ce soir, la lumière est blanche avec de doux reflets vert émeraude. Durant le repas, nous entendons la pluie qui pianote vigoureusement le sol carrelé et le macadam des allées dans un fougueux concerto. Les mets servis sont un enchantement pour les papilles. Le gratin, parsemé de graines de cumin, se dévoile avec originalité. Il est composé de larges rondelles découpées en fines tranches superposées. Les minutes s’écoulent dans le bien-être. Dans la salle, régulièrement, des membres du personnel balaient le sol pour le tenir propre. Ainsi les enfants peuvent s’amuser, s’agiter, gesticuler avec la nourriture sans recevoir de reproche. Ils ont besoin de bouger et leur demander de rester assis durant tout le dîner est une gageure. En fin de repas, un formulaire de satisfaction est rempli sur un mini iPad. Le mot « excellent » est coché à toutes les questions. Nous revenons au Novotel le cœur léger. La pluie a cessé et nous prenons garde aux flaques d’eau nées de la pluie généreuse et bienfaitrice. La température a sensiblement baissé…
 
 

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