Divers rêves
agréables ponctuent la nuit… Lors du petit-déjeuner, je savoure lentement deux
tranches de pain complet aux graines et aux fruits secs, toastées, tartinées de
crème de beurre, de miel et saupoudrées de graines de sésames blondes et noires.
Du cacao à l’eau chaude et au miel accompagne les délicieuses tartines. La
matinée se déroule à son rythme avec des activités diverses. Je termine un
temps d’écriture créative vers onze heures trente. Quand nous sortons de la
chambre, des ombres chinoises se dessinent sur le mur à côté de la porte. Elles
sont animées par le souffle du vent dans l’exubérante végétation. Les pluies
régulières participent pleinement à cette luxuriance. Nous marchons sur Patak
Road pour tenter d’acheter le Gavroche de février. Le magazine est absent du
rayon. L’acquisition sera pour une autre fois. Dans le magasin aux multiples
articles, les friandises à base de chocolat sont légions. La superette est heureusement
climatisée. Devant le shopping « Karon Plaza », nous sirotons placidement chacun
un smoothie mix-fruit à l’ombre du comptoir alimentaire affectionné. Nous
retournons ensuite tranquillement à l’hôtel par la plage, les pieds nus sur le
sable pris d’assaut régulièrement par les vagues qui s’étirent voluptueusement…
Une baignade dans la mer nous est offerte après quatorze heures. Le ciel se
couvre et les rayons solaires resplendissent au gré du lent mouvement des
nuages. Les vagues sont fougueuses et tentent parfois de nous submerger. Leur ardeur
invite à être attentif car si la tête est dans les nuages, la bolée d’eau de
mer est garantie. De temps à autre un courant frais s’insinue au cœur des
vagues. Après une agréable baignade mouvementée, en bordure de la plage à
l’ombre de la terrasse de la paillote alimentaire ouverte aux quatre vents, nous
dégustons longuement des smoothies à la banane. Nous entendons le ronronnement
du moteur du Blender qui s’active pour mélanger les ingrédients. Une douche chaude
est appréciée dans la chambre. Un temps de détente s’offre à nous. Après dix-sept
heures trente, au moment où nous nous apprêtons à quitter le Novotel, des
trombes d’eau se déversent du ciel. L’intensité diminue. A la réception deux
parapluies nous sont prêtés. Nous cheminons sous les gouttes d’eau téméraires
pour joindre le Centara Grand. Mae nous accueille avec son magnifique sourire.
Elle prend notre réservation pour une fête qui va se dérouler prochainement.
Nous occupons la même table qu’hier, celle en angle dont les banquettes sont
garnies de coussins moelleux très confortables. Mae nous offre un apéritif sans
alcool. Nous commandons chacun une Focaccia végétarienne, avec des frites pour
Patrick et du gratin de pomme de terre pour moi. L’attente est agrémentée par une
salade fraicheur offerte par Mae. Que de délicates attentions !... Mae
semble être la directrice du restaurant. Elle nous informe de ses deux jours de
congés hebdomadaires en ajoutant qu’elle laisse des consignes à notre attention
en son absence. A la table voisine un couple anglophone avec deux enfants en
bas âges reçoit également toute la prévenance du personnel. A la fin de leur
repas, un serveur accompagne le fiston au buffet des desserts. Le gamin,
enchanté, revient avec des marshmallows piqués sur un bâtonnet et avec une
barbe à papa jaune paille. Sa sœur, escortée par une serveuse revient quant à
elle avec une barbe à papa rose bonbon. Dans la salle, une personne munie d’une
télécommande, change la couleur des lampes d’ambiance posées sur les tables. Ce
soir, la lumière est blanche avec de doux reflets vert émeraude. Durant le
repas, nous entendons la pluie qui pianote vigoureusement le sol carrelé et le
macadam des allées dans un fougueux concerto. Les mets servis sont un
enchantement pour les papilles. Le gratin, parsemé de graines de cumin, se
dévoile avec originalité. Il est composé de larges rondelles découpées en fines
tranches superposées. Les minutes s’écoulent dans le bien-être. Dans la salle,
régulièrement, des membres du personnel balaient le sol pour le tenir propre.
Ainsi les enfants peuvent s’amuser, s’agiter, gesticuler avec la nourriture sans
recevoir de reproche. Ils ont besoin de bouger et leur demander de rester assis
durant tout le dîner est une gageure. En fin de repas, un formulaire de
satisfaction est rempli sur un mini iPad. Le mot « excellent » est coché à
toutes les questions. Nous revenons au Novotel le cœur léger. La pluie a cessé
et nous prenons garde aux flaques d’eau nées de la pluie généreuse et
bienfaitrice. La température a sensiblement baissé…
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