Un rêve
dévoile …une Lucienne pianiste, atteinte
de leucémie, qui meurt en se rendant sur scène lors d’un concert. Cependant, dans
d’autres rêves, lors d’escales de voyages, je la rencontre pourtant fortuitement
de temps à autre, bien vivante, toujours pianiste de concert… Le vent
souffle librement, les mainates chantent joyeusement et les clients papillonnent
assidument autour du buffet lors du petit-déjeuner. Durant cette cérémonie
nourricière, j’éprouve de la
joie à révérer les salariés thaïs par un « Wai », le mode traditionnel de
salutation ou de remerciement thaïlandais. Je joins les deux paumes des mains
devant le cœur, en esquissant une légère flexion de la tête. Diverses activités
dans la chambre et un passage infructueux au bureau des excursions à la
réception de l’hôtel précèdent un trajet en petite camionnette grise jusqu’au
centre de Patong. Le chauffeur nous dépose à dix heures quarante-cinq devant
une entrée annexe du « Jungceylon Mall ». La chaleur est étouffante. Nous
entrons dans le centre commercial. La vie mercantile s’éveille lentement. Les bâches
noires des comptoirs se retirent mollement et les rideaux se lèvent avec
lenteur. Sur l’esplanade centrale couverte par un énorme parasol, des roses
rouges imaginées et un ample cœur de roses annoncent la prochaine fête de la
Saint Valentin. Nous déambulons dans le vaste complexe. A l’étage inférieur, dans
le vaste souk artisanal et traditionnel voici quatre ans, adapté au flot des
touristes internationaux aujourd’hui, Patrick achète un sarong. Autre part dans
le complexe, je prends en photo de magnifiques fauteuils munis de poufs,
capitonnés d’étoffe de couleur fuchsia. Ces sièges me rappellent une création
du fabricant allemand Bretz. Midi passe… Nous déjeunons en terrasse chez « Caféinteria
» dans le corridor alimentaire baigné agréablement par le vent qui s’engouffre
continuellement pour rafraichir les convives. Je savoure une part de Moka à la
crème au beurre agrémentée de brisures de noisettes et d’amandes, tout en
sirotant un smoothie cacao chantilly. Patrick teste la saveur d’une part de
gâteau à l’orange et d’un smoothie aux cassis. L’addition est réglée à treize
heures ; tous les caractères sont en thaï sauf les chiffres. Nous
continuons d’arpenter les allées du centre pour découvrir les articles
présentés. Je photographie des mini-ventilateurs qui s’adaptent aux téléphones
portables. Inouï ! Toute une gamme d’objets variés inventifs pour les téléphones
portables, sans réelle utilité, est proposée à la vente. Un comptoir présente
des lampes originales. Allumées, elles séduisent le regard. Vers quatorze
heures, dans une boutique Samsung, une connexion Internet sur une tablette nous
offre de voir une photo de ma sœur Thérèse publiée sur Badoo …le monde est bien
petit avec la toile du Web. Nous nous rendons ensuite tranquillement vers le «
Royal Paradise Hotel », une chape de plomb sur les épaules, pour nous détendre
avec un massage. A l’issue des prestations relaxantes, vers quinze heures
trente, nous nous prenons individuellement en photo avec le jeune thaï qui nous
a massés. Une trentaine de minutes sont nécessaires pour effectuer un retrait
cash. Les ATM du centre Jungceylon se font tirer l’oreille, vainement, pour
nous procurer des bahts. Un distributeur annexe de la banque « Krungsri »,
utilisé lors de la précédente journée à Patong, nous apporte satisfaction dès la
première tentative ; surprenants méandres des réseaux bancaires. Nous nous
rendons ensuite vers la plage pour apercevoir le navire « Marina of the Seas »,
de la compagnie Royal Caribbean, en escale dans la rade de Patong. Un jeune
philippin employé à bord, rencontré dans le salon de massage, nous a donné
l’information lors d’un bavardage. Sur le trajet un marcel bleu décoré d’un
éléphant est acheté par Patrick pour deux cents bahts. Sur la rive, nous voyons
un second navire dans la baie : le « Celebrity Millenniun ». Les deux vaisseaux
des mers nous rappellent notre escale à Patong du vendredi 9 mars 2012, lors du
voyage autour du monde à bord du Costa Deliziosa. Nous avions diné au coffee « Beach
Way » du « Safari Beach Hotel » » ; établissement évanoui ou introuvable
lors de notre premier passage à Patong voici quelques jours. Des photos sont
prises… Au café à ciel ouvert du « Banthai Beach Resort & Spa »
installé en bordure du trottoir,
assis sur deux tabourets de bars pivotants, nous commandons deux smoothies à la
banane. Nous sommes ahuris de voir la jeune serveuse utiliser une sorte de
bouillie sortie du freezer à la place de vraies bananes, pourtant très abondantes
en Thaïlande. Chaque préparation coûte un peu plus de deux euro. Nous testons
le mélange avant de chercher une poubelle pour les jeter ; insipide et déplaisant
au goût. Plus loin, un petit camion décharge des sacs de cristaux de glace,
indispensable pour les boissons servis aux touristes, pour les étals de
poissons et autres aliments à préserver de la chaleur… Dans la rue « Bang-La
Road », suivie pour retourner au Jungceylon, j’achète une noix de coco à trente
bahts pour boire son jus. La contenance est faible, le jus tiède et fade. La
noix a été cueillie avant sa maturité. Une autre expérience s’offre à nous.
Patrick achète un second smoothie à la banane. Cette fois ce sont des morceaux
de bananes pré-épluchés qui sont mixés avec du lait …renversant …un Shake se
réalise toujours avec de la glace pilée. Patrick sirote un peu de boisson avant
de s’en dessaisir. Nous entrons chez le libraire « Asia Books » du centre
commercial, puis nous prenons un tuk-tuk taxi de couleur vert pomme pour
retourner au Novotel où nous sommes déposés vers dix-sept heures trente. La
climatisation est activée dans la chambre avant de nous rendre au Centara
Grand. Nous dînons au restaurant « The Cove ». Mae, présente, vient nous saluer
avec son superbe sourire. Nous sirotons les cocktails et nous savourons les
salades fraicheur offerts. Nous dégustons chacun une « Focaccia végétarienne »,
agrémentée de frites pour Patrick et de champignons sautés pour moi. Le ciel
rougit et le soleil va bientôt disparaître. Des photos sont prises… Nous retournons
au Novotel à la nuit tombante. Au bord de la route, à l’arrière d’un taxi rouge,
des lumières de cabaret sont allumées pour attirer le client. Avant d’entrer au
pays des rêves, je prends plaisir à lire la narration des deux journées passées
à Phuket en mars 2012…

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