lundi 22 février 2016

Marche et découvertes le long de la route Sukhumvit…

Le début de matinée voit s'égrener lors de son écoulement les diverses activités coutumières. Après onze heures, la persévérance sur le site d’Asia Books porte ses fruits. La troisième tentative est la bonne. Nous parvenons à faire envoyer au restaurant « The Cove », au Centara Grand Beach Resort à Karon, cinq exemplaires du livre en langue thaïe « เจ้าชายน้อย » « Le Petit Prince » à la Manager Monthip et à son équipe, pour les remercier de toutes leurs attentions à notre égard… Entre midi et treize heures, nous déjeunons chez « Saras », le restaurant végétarien indien et thaï sur Sukhumvit Soi 20, situé à une dizaine de minutes de marche du Citadines… Des samosas, des nouilles chinoises avec des légumes sautés et une sauce épicée « Schezuan » qui enflamme les muqueuses de la gorge de Patrick, des légumes variés en sauce, du riz au curry agrémenté de noix de cajou grillées « Kashmiri » et du thé « Masala » nous sont servis avec le sourire. A la table voisine, un grand jeune homme non thaï mange un thali « Rasjasthani » en buvant un lait froid « Badam ». A la sortie du restaurant, nous croisons le regard d’un chat gris-blanc qui patiente le temps d’une photo. Son expression m’interpelle… Un passage au Citadines précède notre présence dans une rame du train aérien qui nous dépose à la station « Nana ». Nous recherchons sur Sukhumvit Soi 4 l’agence de voyage « July Travel » animée par Chin, rencontrée chez May le jeudi 18 février. La porte est fermée. Un message est écrit et glissé au travers de la fente entre les deux battants vitrés de la porte… Une autre exploration commence pour trouver sur Sukhumvit Soi 1 la « Librairie du Siam et des Colonies – Compagnie Générale du Siam Ltd. ». Devant l’hôtel « Phachara Suites », un bâtiment est en phase finale de démolition. Les gravas s’empilent et sont évacués. Démolir et construire est une activité continuelle dans Bangkok qui change progressivement de visage. L’obstacle constitué par la route à grande circulation Sukhumvit nécessite de trouver une passerelle pour joindre l’autre rive de ce fleuve de véhicules. Nous entrons dans le « Park Venture Mall » où un des innombrables 7-Eleven de la ville a pris place. Les quinze heures s’annoncent et nous décidons d’effectuer une petite pause. Patrick achète dans ce magasin de proximité une eau pétillante thaïe à neuf bahts, soit quelques vingt centimes d’euro. Cette même boisson était vendue cent cinq bahts au restaurant « The Cove » à Karon. L’eau et le jus de grenade, acheté à l’étal d’une jeune fille thaïe avec un jus de citron vert après le déjeuner, sont sirotés dans un espace détente en bois clair du hall du Venture, installé à côté du Coffee « Dean & DeLuca », une franchise encore inconnue. Le premier Coffee fut fondé à New York par Giorgio DeLuca et Joel Dean en 1977. J’ajoute un peu d’eau pétillante au jus de grenade. Après cet intermède, nous accédons à une passerelle aérienne depuis le « Park Venture ». Nous constatons  la présence d’un building en construction piloté par Bouygues. Nous accédons à un second centre commercial pour joindre le côté opposé de la route. Il s’agit du « Central Embassy » construit sur l’emplacement de l’ancienne ambassade britannique. Nous en profitons pour découvrir le complexe moderne et design, à la déco minimaliste, qui semble très récent. Un café Paul se dévoile dès l’entrée. La façade de la brasserie « Water Library » me rappelle une arche de la Tour Eiffel. Au sixième niveau, des cabriolets enveloppants et élancés en cuir fauve trônent devant l’entrée des cinémas où une superbe composition florale colore le regard. Autre part une fillette fait de la balançoire à côté d’un arbre. Un étal turquoise mobile affiche clairement ses deux grandes roues blanches cerclées de noir. Un escalator nous dépose au niveau de la rue. Un cheval monumental né de l’imaginaire de Fernando Botero se prélasse devant l’entrée. Nous marchons à nouveau sur Sukhumvit dans le sens inverse sur le côté recherché. Nous traversons pour la seconde fois une ancienne voie ferrée longée par des étals et des comptoirs. Nous bifurquons à gauche dans Sukhumvit Soi 1. Nous passons devant la galerie de tableaux modernes et contemporains « Sombat Permpoon Gallery ». Sur le porche carré à colonnade, une sculpture représentant un peintre en action retient l’attention du marcheur. Un peu plus loin, nous prenons à droite où un ultime 7-Eleven a pris place à l’angle de la rue. Au fond d’une charmante ruelle, la librairie francophone du Siam et des Colonies est fermée. Le lundi est probablement le jour de relâche pour l’historien et érudit François Doré, le fondateur de cette bibliothèque comportant plusieurs dizaines de milliers de volumes rassemblés patiemment au fil des ans. La découverte de cette caverne d’Ali Baba sur la littérature indochinoise et des colonies sera pour une autre fois... Nous décidons d’aller nous désaltérer sans trop savoir où au regard de la difficulté à traverser la route Sukhumvit. Nous prenons finalement le train aérien pour joindre le complexe « Central Embassy » dans le dessein de se désaltérer chez Paul. Depuis la passerelle, une maison thaïe et ses dépendances dans un écrin de verdure, isolée parmi les buildings jaillissants, s’offre inopinément au regard. A destination nous sommes trouvons devant le « Central Chidlom Mall » alors que je pensais arriver devant le « Central Embassy Mall », connecté toutefois au premier Mall cité. Bizarrement je me sens comme pris au piège par toute cette structure bétonnée rigide inadaptée aux personnes à mobilité réduite. Las et irrité de devoir monter encore des marches d’escaliers après celles répétées du train aérien, je fulmine contre Patrick aucunement responsable de cette situation. Une fois parvenus au Central Embassy, nous nous dirigeons chez « Paul Thailand ». Nous entrons dans le café à dix-sept heures. Devant un jus de pomme pressé, durant une quarantaine de minutes environ, une introspection de ma conscience se déroule. Un regard attentif sur moi-même me permet d’observer et de réfléchir sur l’action dysfonctionnelle commise à la sortie du train dans le dessein de cerner la cause de mon acte et d’en comprendre le ou les mécanismes déclencheurs. Nous prenons ensuite une rame du train aérien pour joindre la station Asoke. Je propose d’aller dîner chez « Saras ». Nous commandons deux « Ice-cream chocolate shake ». J’accompagne le smoothie de quatre bouchées indiennes choisies dans le display de pâtisseries. A la nuit tombée nous retournons au Citadines. Devant un éclairage modeste, tout en portant un regard vigilant au trafic, je suis attentif à l’état des trottoirs et aux toitures de fortune des comptoirs alimentaires qui jalonnent partiellement la rue. Les thaïs sont petits dans leur majorité et toutes les constructions des accotements sont adaptées à leurs statures…

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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