La présence régulière
de familles chinoises au petit-déjeuner est liée au nouvel an chinois qui a débuté
le lundi 8 février en Chine à 22 h 38 m 54 s, heure de Beijing… Le calendrier
grégorien fut officiellement adopté par la République de Chine en 1912 …sans
cela nous serions cette année en l’an 4653. En Thaïlande, nous sommes en 2559. En
France en 2016… Tout cela peut donner le vertige dans le tourbillon du temps
humain… Selon la tradition chinoise, le premier système calendaire fut créé par
l'Empereur jaune en 2637 avant notre ère... En parallèle de notre table, un
petit garçon chinois et une fillette blonde font connaissance. Les deux tables occupées
par leur famille sont côte à côte. Le garçon est escorté de sa mère et de sa
grand-mère. La fillette est accompagnée de sa mère… Différentes activités
ponctuent le déroulement de la matinée. Je prends plaisir à continuer la
lecture sur Jim Thompson… A midi trente, un tuk-tuk taxi rouge nous dépose au
restaurant « O-Oh-Farm » sur Patak Road. Nous avons décidé de nous offrir un déjeuner
de douceurs. Un cheese-cake aux cerises, une part de gâteau au chocolat, un tiramisu,
un brownie au chocolat et oléagineux sont sélectionnés. Un café Mocha pour
Patrick et un smoothie cacao chantilly pour moi complètent la commande. La dégustation
se déroule agréablement sur un large canapé deux places moelleux de couleur
crème rayé de larges bandes bleu pétrole. Les minutes passent agréablement…
Nous sortons vers treize heures quarante-cinq, une fois réglés les quatre cent
trente bahts de l’addition à la charmante Kanlaya, soit un peu plus de dix
euro... A quelques pas du restaurant, la chance opère ; un taxi rouge
isolé semble nous attendre. Nous cherchons le conducteur. Un beau jeune homme
thaï, torse nu, sort d’un cabanon. Il demande mille bahts aller/retour pour
nous conduire au « Big Bouddha » sur la plus haute colline de l’île. Un
monsieur âgé s’installe au volant, le jeune garçon prenant place à ses côtés
comme traducteur. La grimpette de la colline est ardue par endroits. Nous
passons devant divers attractions touristiques. Nous parvenons à destination à quatorze
heures vingt. La visite du site du
Bouddha Géant commence. D’importants travaux d’infrastructures sont en cours. Le
Bouddha trône au sommet de la colline « Nakkerd Hills » qui culmine à
trois cent quatre-vingt mètres. Une vue panoramique offre de voir différentes
baies de l'île de Phuket, la mer d'Andaman et les îles avoisinantes. Le Bouddha
Géant, d’une hauteur de quarante-cinq mètres, a été dédié au roi Rama IX en
l'honneur de son quatre-vingtième anniversaire. Édifié en ciment, il est
recouvert de cent trente-cinq tonnes de marbre blanc de Birmanie. Nous montons
des marches pour atteindre l’imposante statue qui se dessine majestueusement
dans le ciel bleu. Au pied du Grand Bouddha, une statue plus modeste a été
dédiée à sa Majesté la Reine Sirikit. Ce second Bouddha doré de douze mètres de
haut est quant à lui composé de vingt-deux tonnes de bronze. Sous une petite
paillote touristique ombragée, nous retrouvons les deux touristes souriants qui
nous ont doublés avec leur scooter à la montée. J’achète dans le hall aux
souvenirs aux pieds des escaliers, une splendide broche en forme d’éléphant
rouge et or pour deux cent cinquante bahts, soit sept euro. Le Buddha
surplombant toute l’île, des photos des paysages environnants sont prises. Le site est encerclé par
une forêt tropicale plantée notamment d'hévéas, de bananiers, de papayers où
vivent des singes en liberté. Un étal propose des morceaux d’ananas
frais. Le sachet coûte vingt bahts, soit cinquante centimes d’euro. Une
abondance d’ananas entoure le comptoir, certains sont posés sur un superbe banc
voisin. Vers quinze heures dix nous repartons. Un arrêt
cinq minutes plus tard nous permet de photographier la plage de Karon. Durant le trajet, à plusieurs
reprises, le taxi descend les pentes en roues libres, moteur coupé, pour éviter
la consommation de carburant. Nous sommes déposés devant
le « Karon Plaza » vers le Mövenpick à quinze heures cinquante. Un temps de
détente s’offre à nous en sirotant un smoothie banane en terrasse du comptoir
favori. L’homme qui a réalisé les préparations arbore
un tee-shirt noir où se lisent en lettres blanches gothiques « Don’t ever
judge me » « Ne me jugez jamais ». Une trentaine de minutes s’envole dans le
bien-être. La forte chaleur est tempérée par une brise rafraichissante. Nous retournons
ensuite tranquillement au Novotel. Un petit détour nous emmène devant le seul
gratte-ciel de Karon qui s’avère être le condominium « Waterfront Suites Phuket » du groupe
Centara. À l’accueil extérieur des infos sont recueillies d’une des deux
hôtesses. Des appartements sont à louer au mois, voire à l’année, avec des
tarifs attrayants qui varient en fonction de la superficie et de la vue. Un
concept à retenir… Une douche est appréciée avant de recueillir à la réception
des infos sur un show à Patong. Après dix-huit heures nous dînons au restaurant
« The Cove ». Mae profite de son second jour de repos consécutif. Apéritifs sans alcool et salades fraicheurs
sont offerts. Nous savourons des lentilles jaunes au curry « Dahl Tadka ».
Je les agrémente de riz Basmati. Nous croquons quelques noix de cajou. Patrick
sirote une eau pétillante thaïe. Des photos du soleil couchant sont prises.
Nous retournons lentement au Novotel à la nuit tombante…

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