La cérémonie
du petit-déjeuner se déroule ce matin vers sept heures vingt. Un rayon de
soleil, par un prisme invisible, nous offre un petit arc-en-ciel sur le
napperon grège à la table voisine… A huit heures trente, nous prenons place
dans le taxi venu nous accueillir à l’aéroport lors de notre arrivée sur l’île.
Le chauffeur sourit en accomplissant un « wai ». La circulation s’annonce
fluide et une heure plus tard, nous sommes déposés devant l’entrée des vols
domestiques. Nous intégrons la file d’attente pour accéder au contrôle des
bagages nécessaire pour entrer dans l’aérogare. Après dix heures nous
enregistrons la valise au guichet « Thai Smile Airways ». Le vol est annoncé à
onze heures quinze à la porte dix. Cependant, comme à Chiang Mai, une trentaine
de minutes plus tard le vol disparait de l’écran de la porte dix pour
s’afficher à celui de la porte cinq. Le hall d’attente est animé ; de
nombreuses personnes pianotent sur une tablette ou sur un téléphone portable.
Assis avant d’embarquer, un couple francophone s’installe aux sièges devant
nous. Nous nous retrouvons fortuitement pour la troisième fois. Les onze heures
ont fermé leurs paupières quand nous prenons place dans l’avion. La page de
couverture du magazine de février « Thai Smile » est photographiée. Nous sommes
assis au milieu de l’appareil
à la rangée quarante-deux, au niveau de la sortie de secours par les ailes. L’Airbus
A320 tarde à décoller, retardé par quelques péripéties. Deux passagers en trop descendent
de l’avion …un couple monte à bord bien après l’heure prévue du décollage …un
contrôle de la sécurité de divers compartiments à bagages se déroule …tout cela
sans information. Le déplacement dans le ciel d’un peu plus d’une heure est
agréable et serein. A ma droite un homme est absorbé dans la lecture d’un
ouvrage, en langue inconnue, sur le joueur de tennis suisse Roger Federer. A l’aéroport
de Bangkok nous récupérons la valise après treize heures trente ; c’est le quatre-vingt-dix-septième
bagage à se présenter sur le tapis roulant. Nous prenons ensuite un train
aérien du « State Railway of Thailand ». Nous descendons à la gare «
Makkasan » pour monter dans une rame du métro qui nous dépose à la station Sukhumvit.
La chaleur est au rendez-vous avec toutefois une intensité plus faible qu’à
Phuket. A quinze heures vingt nous entrons dans le Citadines Sukhumvit, celui
où nous avons séjourné en janvier. L’appartement cinq cent neuf, situé juste
au-dessous de celui précédemment occupé, nous est attribué par la jeune
réceptionniste « Waan » qui nous reconnaît au premier coup d’œil. Cette sympathique
hôtesse a gardé pour nous les vêtements d’hiver portés lors du trajet Genève
Bangkok. Les bagages sont déposés dans la chambre. Nous sortons de la résidence
pour nous diriger vers le centre « Terminal 21 ». Durant le trajet, devant la
Tour Exchange, j’achète à la marchande d’un étal ambulant des morceaux d’ananas
pour quinze bahts, soit quelques quarante centimes d’euro. Je les croque avec
délice en marchant. Dans le hall de la tour, un comptoir de chocolat s’est
installé en notre absence. Patrick achète des bouchées « Hershey’s -
Nuggets Creamy Milk Chocolate » pour vingt bahts. Dans le complexe
commercial un phare rouge et blanc a pris place. Nous dégustons, installés sur
des tabourets ronds jaunes capitonnés de tissu blanc, des smoothies chez « Mama
Monkey » ; un « Thai Tea » pour Patrick et un « Mixed Berries » pour moi. Nous
déambulons dans le Food Court et dans le supermarché Gourmet attenant où un
buffet alimentaire a pris place. Avant dix-sept heures, au Starbucks du
Terminal 21, nous achetons deux petits mugs. Les mots « Thailand » et « Bangkok
» décorent chacun des deux récipients. Les trois jeunes hommes thaïs à la
caisse nous reconnaissent et nous gratifient de magnifiques sourires. L’entrée
principale du centre commercial est occupée par les stands du « Urban Space –
Condo Expo 2016 ». Des appartements neufs sont proposés à la vente dont
certains à Sukhumvit www.apthai.com. Nous
regardons des plans sur un écran tactile. Dehors, sur la passerelle vers
l’entrée du Mall, un singe témoigne de l’arrivée du nouvel an chinois. Patrick
a repéré des témoins de Jéhovah qui tentent de persuader des thaïs d’adhérer à
leurs croyances. Nous nous dirigeons vers le parc « Benjakitti Parc » situé à
proximité. Nous entrons dans l’enceinte vers dix-sept heures trente. Le parc
ferme à vingt heures. Nous marchons le long du lac entouré d’une piste cyclable.
En parallèle au bord de l’eau, une voie pour les marcheurs et les coureurs a
été créée. Par endroits un ponton de lamelles de bois acajou longe la surface
de l’étendue d’eau ; Patrick pense qu’il s’agit d’une partie d’un ancien Klong,
un ancien canal. De mon côté je m’imagine quelques secondes dans Central Park à
Manhattan au regard de la skyline de gratte-ciels présente autour d’une partie
du lac. Des photos sont prises. Quatre tours jumelles sont coiffées chacune
d’une soucoupe prête au décollage. Des œuvres se dévoilent dans le parc : le
traditionnel Bouddha, une statue « The Merlion » représentant une copie en
modèle réduit du Lion de Singapour, offerte à la ville par les singapouriens de
Thaïlande, un totem paré de dragons et autres mythes chinois… Les minutes défilent
agréablement dans ce poumon vert de Bangkok. A dix-huit heures précises, les
personnes présentes se figent un instant au son de l’hymne national diffusé par
haut-parleur. Le disque solaire en feu s’offre à nous pour une photo ; un ardent
accueil à Bangkok après son au-revoir d’hier soir à Karon… Nous dînons à une
courte distance chez « May Veggie Home ». L’équipe du restaurant nous accueille
chaleureusement avec des sourires et des « wai ». Nous savourons des
« Pad Pong Karee Taohoo », des légumes et des dés de tofu au curry jaune servis
avec du riz brun au jasmin. Un jus d’ananas pour Patrick et un jus de betterave
rouge pour moi sont sirotés. À la table voisine, une dame du Jura suisse dîne
avec la directrice d’une agence de voyage de Sukhumvit qui s’exprime en
français. Nous bavardons quelques instants avec elles avant le repas… Lors du
retour au Citadines, j’achète des morceaux d’ananas pour le petit-déjeuner. L’ébauche
de la narration de la journée est confiée au chronojournal. De la musique Thaïe
est diffusée grâce à l’iPad. La connexion Internet fonctionne à merveille. Elle
est pleinement appréciée après celle lente et instable du Novotel. Après
Bangkok, Morphée nous accueille pour la nuit après cette journée de voyage
attrayante…
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