lundi 29 février 2016

Trois souriantes fleurs thaïes à Bangkok…

Lors du réveil à six heures, le thermomètre de l’horloge de poche affiche une température dans la chambre de 27,7°. Les rites et le petit-déjeuner se succèdent. En fin de matinée nous regardons sur le site Web du restaurant « Saras » la nature des plats inconnus proposés sur la carte. Nous effectuons une sélection avant de nous rendre sur place pour le déjeuner. Dès notre arrivée nous commandons un « Masala Dosa », un « Raj Kachori », des légumes variés en sauce et un « Aloo Gobi Matar ». Nous savourons les mets. Le Raj Kachori regorge de saveurs variées et épicées. L’enveloppe sphérique croustillante, sur un lit à base de yaourt, révèle un contenu mystère d’ingrédients en sauce. Des petites billes, peut-être des pois-chiches, roulent dans l’onctueuse garniture… Après ce repas de découverte, nous nous dirigeons vers le centre Emporium situé à une courte distance du restaurant. Chez Paul, vers treize heures, un pain abricot et oléagineux est acheté au jeune et souriant Nattapol. Nos visages commencent à devenir familiers à l’équipe de la brasserie. Nous prenons ensuite l’ascenseur panoramique vitré pour joindre le quatrième étage. Deux jeunes asiatiques s’émerveillent de la décoration du cœur du complexe. Nous nous installons en terrasse au café « Mandarin Oriental » au bord de l’atrium qui s’ouvre sur tous les étages. Des lampions rouges cerclés verticalement de fines bandes noires participent à l’embellissement du vaste espace ouvert sur la verrière de la toiture coiffée de ciel bleu. La Manager Suparat, dont le tailleur noir  flatte la silhouette gracile, est notre hôtesse. J’opte pour un café Latte Macchiato. Patrick choisit un café Mocha. Les gorgées espacées prodiguent aux papilles une caresse prolongée de la saveur douce et légèrement corsé du café à l’aromatique équilibré. Je feuillette deux journaux : le « Bangkok Post » et le « The Nation ». Le magazine « Exotiq Thailand » dévoile des œuvres colorées de visages expressifs de l’artiste Françoise Nielly. Une de ses œuvres illustre la page de couverture. A une table voisine trois jeunes filles thaïes sirotent un café en bavardant gaiement. Rires, sourires et exclamations de joie ponctuent leurs propos enjoués. Leurs visages aux pommettes bien rondes et aux yeux expressifs légèrement bridés sont encadrés de longues chevelures noires. Elles acceptent spontanément d’être prises en photo. Nous bavardons quelques instants. Lors de cet intermède de bien-être, les cafés, les pages de couvertures des journaux et du magazine, l’éventail lumineux installé au-dessus de la terrasse, une partie de l’atrium, quelques lampions suspendus par groupe de trois et un ensemble litier attrayant sont pris en photo. Après quatorze heures quinze nous sommes installés sur un banc design dans l’esplanade aérienne extérieure devant l’Emporium pour une réflexion sur le programme de l’après-midi… Une rame du train aérien nous dépose à « Thong Lo », la station suivante. Nous sommes au niveau de Sukhumvit Soi 55. La curiosité nous offre de discerner un édifice religieux du plus bel effet parmi les nombreuses constructions attenantes. Il s’agit de l’église baptiste « Prakanong Baptist Church », baignée de végétation, à la toiture bleu ciel. Coupoles, colonnes, arches, entablements, balustres et autres atours architecturaux sont un plaisir visuel. Dans la station, le salon de coiffure « Just Cut » a pris place. La coupe de cheveux revient à cent bahts, entre deux et trois euro. Une coupole d’or ajourée se profile en arrière-plan après la tour d’un hôtel Marriott. Nous reprenons le train dans l’autre sens pour joindre la station « National Stadium ». Nous transitons à celle de Siam à quinze heures quinze. Cinq minutes plus tard nous sommes à destination, devant le vaste bâtiment crème du « Bangkok Art and Culture Centre ». Nous constatons que le rideau métallique au bout de la passerelle est descendu. Le centre culturel est fermé le lundi. Dans le vide, contre un des murs latéraux, un homme sanglé dans un harnais et suspendu à un filin, effectue des retouches sur la paroi. Nous traversons le centre commercial MBK pour accéder à la passerelle qui enjambe la route « Phayathai Road ». Il nous faut presque une trentaine de minutes pour trouver l’entrée du passage. Nous déambulons notamment dans le souk. A un moment donné, parmi des étals débordant de marchandises, je photographie le sol en damiers orange décoré de carrés blancs, jaunes et roses. Une fois à l’air libre après un dédale sinueux, en bordure de la route Rama 1 Road, nous découvrons le comptoir d’angle « Marina » à la devanture rouge pourvue de photos de fruits. Patrick commande deux smoothies à la banane. De mon côté je photographie la route dont le centre est occupé par la masse imposante de la structure bétonnée du train aérien. Tuk-tuk et taxis dominent dans le continuel trafic. Dos à la circulation, assise en tailleur sur le trottoir derrière une rambarde verte, une dame propose à la vente des articles variés. Les seize heures passent. Nous sirotons en marchant les smoothies additionnés de deux cuillères de lait Carnation. Nous passons devant le Siam Center. La sculpture orange et blanche du corps sans tête est toujours présente. Un temps de détente s’offre à nous au centre « Siam Square One », dans une partie ventilée par Eole, assis sur un duo rose métallisé. Nous regardons défiler les chalands. Des étudiants en costumes passent et se croisent régulièrement. Je nous prends en photo ainsi que le cadre alentours. Je m’amuse à discerner les chinois des autres asiatiques qui ont les yeux plus bridés. A dix-sept heures, nous quittons notre poste d’observation. Nous retournons au BTS pour prendre le train aérien. Une rame bondée nous dépose à la station Asoke. Nous allons dîner au centre « Terminal 21 ». Nous découvrons après dix-huit heures le restaurant « Secret Recipe » dans une partie inexplorée du quatrième niveau. Un grandiose double display de pâtisseries se dévoile. La hauteur des nombreux gâteaux, répartis sur trois étages, est exceptionnelle. Nous testons la saveur d’un velouté de courge. Je déguste de succulentes lasagnes végétariennes aux épinards et aux trois fromages. Patrick se fait plaisir avec un « American brownie ». Sur la nappe et sur les serviettes en papier, on peut lire les mots « A little piece of happiness » « Un petit morceau de bonheur »… Un passage à l’étal de la jeune thaïe sur Sukhumvit road précède le retour au Citadines…
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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