La caverne d’Ali
Baba de nos mémoires et les papilles gustatives nous invitent à déjeuner chez « Saras
». Patrick déguste un « Cheese Masala Dosa ». Je me régale avec un « Raj
Kachori » et des « Daal Tadka ». Tout naturellement nous nous
rendons ensuite au Coffee Mandarin Oriental au centre commercial Emporium. Siwaporn
nous accueille avec le sourire vers treize heures. Cette fois, les papilles
gustatives, baignées par la saveur d’un café Mocha à la légère amertume
cacaotée, sont enchantées d’être chatouillées par les notes douces d’un Sacher et
d’un Tiramisu. Je feuillette un livre sur l’histoire de l’hôtel Oriental de
Bangkok. Les quatorze heures s’annoncent quand nous quittons ce lieu de
bien-être. Une rame du train aérien nous dépose à la station Asoke. Une
information relative au problème sur le réseau du mercredi 24 février se
dévoile aux usagers. Après un passage au Citadines, nous nous rendons à la
station « Saphan Taksin » en prenant tour à tour le métro et le train aérien. Nous
longeons « Charoen Krung Road ». A l’angle avec Silom Road, nous
découvrons le gratte-ciel de la « State Tower » qui abrite l’hôtel « Lebua ».
Nous bifurquons à gauche dans « Oriental Avenue » pour joindre un
lieu de charme d’une époque coloniale révolue. En leur temps, de grands
voyageurs et des écrivains traversèrent les continents avec leurs malles pour
venir séjourner à l’hôtel Oriental sur
les rives du fleuve Chao Phraya à Bangkok. En 1947, suite à une persévérance intuitive,
Jim Thompson, Germaine Krull et quelques autres personnes achètent l’hôtel qui
tombe lentement en désuétude après sa dernière occupation par les japonais. Une
des plus célèbres institutions de toute l’Asie reprend vie. Aujourd’hui, grâce
notamment à Jim et à Germaine, nous entrons dans cet hôtel chargé d’histoires
inspirées. Après seize heures trente, nous naviguons sur une soixantaine de
minutes de bien-être à la terrasse du café Verandah au bord du fleuve. Je prends
quelques photos de bateaux typiques et de l’hôtel avant de siroter un smoothie
aux fruits. Patrick se délecte avec un thé noir « Marco Polo » des
frères Mariage. Sittichai veille à notre confort. Nous retournons ensuite tranquillement
au niveau de la State Tower où nous montons dans un Tuk-tuk à destination du parc
Lumpini. La circulation est dense et il faut plus d’une demi-heure au
conducteur avisé pour nous déposer à l’entrée du parc. Durant le trajet Patrick
remarque une Ford Fiesta blanche qui fonctionne avec une clef à remonter comme sur
certains mécanismes horlogers. Je prends une photo du trafic alors que le
tuk-tuk est arrêté dans le flux sous la structure du train aérien proche de
notre destination. Le chauffeur reçoit les trois cents bahts convenus ; il
est enchanté. Des « wai » sont échangés. Une rame du métro nous
dépose à la station Sukhumvit vers dix-huit heures trente. Des entrailles de
Bangkok, devant l’entrée
du centre commercial Terminal 21, les escalators déversent sans discontinuer
des flots de voyageurs arrivés par le métro. Nous dînons chez « Secret
Recipe ». Un velouté de courge, des lasagnes végétariennes aux épinards et
aux trois fromages …et un smoothie à l’ananas composent la partition du menu. Un
achat d’ananas est effectué sur Sukhumvit Road. Depuis la passerelle aérienne, à
la nuit tombée, nous constatons le continuel flot lumineux des véhicules en
contrebas. Nous arrivons au Citadines après dix-neuf heures trente. Dans l’ascenseur,
nous bavardons avec un couple ; la dame est née au Cameroun et son
compagnon vient des Etats-Unis d’Amérique…

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