jeudi 3 mars 2016

Sur les traces de Jim Thompson et Germaine Krull à l’hotel Oriental Bangkok…

La caverne d’Ali Baba de nos mémoires et les papilles gustatives nous invitent à déjeuner chez « Saras ». Patrick déguste un « Cheese Masala Dosa ». Je me régale avec un « Raj Kachori » et des « Daal Tadka ». Tout naturellement nous nous rendons ensuite au Coffee Mandarin Oriental au centre commercial Emporium. Siwaporn nous accueille avec le sourire vers treize heures. Cette fois, les papilles gustatives, baignées par la saveur d’un café Mocha à la légère amertume cacaotée, sont enchantées d’être chatouillées par les notes douces d’un Sacher et d’un Tiramisu. Je feuillette un livre sur l’histoire de l’hôtel Oriental de Bangkok. Les quatorze heures s’annoncent quand nous quittons ce lieu de bien-être. Une rame du train aérien nous dépose à la station Asoke. Une information relative au problème sur le réseau du mercredi 24 février se dévoile aux usagers. Après un passage au Citadines, nous nous rendons à la station « Saphan Taksin » en prenant tour à tour le métro et le train aérien. Nous longeons « Charoen Krung Road ». A l’angle avec Silom Road, nous découvrons le gratte-ciel de la « State Tower » qui abrite l’hôtel « Lebua ». Nous bifurquons à gauche dans « Oriental Avenue » pour joindre un lieu de charme d’une époque coloniale révolue. En leur temps, de grands voyageurs et des écrivains traversèrent les continents avec leurs malles pour venir séjourner à l’hôtel Oriental sur les rives du fleuve Chao Phraya à Bangkok. En 1947, suite à une persévérance intuitive, Jim Thompson, Germaine Krull et quelques autres personnes achètent l’hôtel qui tombe lentement en désuétude après sa dernière occupation par les japonais. Une des plus célèbres institutions de toute l’Asie reprend vie. Aujourd’hui, grâce notamment à Jim et à Germaine, nous entrons dans cet hôtel chargé d’histoires inspirées. Après seize heures trente, nous naviguons sur une soixantaine de minutes de bien-être à la terrasse du café Verandah au bord du fleuve. Je prends quelques photos de bateaux typiques et de l’hôtel avant de siroter un smoothie aux fruits. Patrick se délecte avec un thé noir « Marco Polo » des frères Mariage. Sittichai veille à notre confort. Nous retournons ensuite tranquillement au niveau de la State Tower où nous montons dans un Tuk-tuk à destination du parc Lumpini. La circulation est dense et il faut plus d’une demi-heure au conducteur avisé pour nous déposer à l’entrée du parc. Durant le trajet Patrick remarque une Ford Fiesta blanche qui fonctionne avec une clef à remonter comme sur certains mécanismes horlogers. Je prends une photo du trafic alors que le tuk-tuk est arrêté dans le flux sous la structure du train aérien proche de notre destination. Le chauffeur reçoit les trois cents bahts convenus ; il est enchanté. Des « wai » sont échangés. Une rame du métro nous dépose à la station Sukhumvit vers dix-huit heures trente. Des entrailles de Bangkok, devant l’entrée du centre commercial Terminal 21, les escalators déversent sans discontinuer des flots de voyageurs arrivés par le métro. Nous dînons chez « Secret Recipe ». Un velouté de courge, des lasagnes végétariennes aux épinards et aux trois fromages …et un smoothie à l’ananas composent la partition du menu. Un achat d’ananas est effectué sur Sukhumvit Road. Depuis la passerelle aérienne, à la nuit tombée, nous constatons le continuel flot lumineux des véhicules en contrebas. Nous arrivons au Citadines après dix-neuf heures trente. Dans l’ascenseur, nous bavardons avec un couple ; la dame est née au Cameroun et son compagnon vient des Etats-Unis d’Amérique…
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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