mercredi 2 mars 2016

Larmes d’or chez Jim Thompson…

La matinée se déroule agréablement dans le confort de l’appartement du Citadines. Lors de la marche pour nous rendre au restaurant végétarien indien et thaï « Saras », nous croisons un des nombreux pick-up qui ravitaillent la ville en bonbonnes d’eau. Dans la salle climatisée, nous savourons les mets choisis, majoritairement épicés. Nous nous rendons ensuite tranquillement au centre Emporium pour siroter du café Mocha au coffee Mandarin Oriental. Le beau Siwaporn nous accueille et s’occupe du service. Il apporte une part de tarte aux cerises et une forêt noire tout à fait originale dans sa présentation ronde cerclée d’une feuille de chocolat. Nous dégustons piane-piane les douceurs tout en sirotant le Mocha. Avec l’ombre opportune de Kairos, la grande aiguille prend son temps pour effectuer le tour du cadran. Les quatorze heures sont passées quand nous sortons du shopping Center. Nous nous rendons à l’embarcadère Asoke, distant de deux stations, en prenant tour à tour le train aérien et le métro où un stand « Rexona Pay by Move » retient l’attention de la jeunesse thaïe. Une fois au bord du canal nous patientons l’arrivée d’une navette fluviale. Je photographie le tableau des nombreux pontons. A quinze heures nous naviguons sur le Klong, les cheveux dans le vent. Nous changeons de barge en cours de trajet car le canal se rétrécit. Les passagers sont transférés sur un bateau plus étroit. A cet effet, différentes embarcations sont groupées côte à côte en ligne en bordure du canal. Un ponton plus loin, nous descendons à « Sapan Hua Chang Pier ». Nous longeons le passage en bordure du Klong pour nous rendre directement chez Jim Thompson. A l’accueil, nous demandons à rencontrer le personnage dont François Doré nous a donné le nom. En son absence nous sommes reçus par la guide francophone rencontrée en janvier. Nous laissons nos noms et une adresse mail suite à sa demande. Une exposition est visitée au premier étage au-dessus du magasin de soieries. Depuis le balcon d’angle qui ceinture la façade, je prends quelques clichés de la résidence de Jim. Deux jeunes femmes dansent avec souplesse et lenteur sur le carrelage gris moucheté en contrebas. A l’intérieur de la galerie, une œuvre magistrale en larmes d’or, tel un vortex aux milliers de gouttes temporelles, suspendue à une structure en bois au centre de l’espace culturel, éblouit les regards par sa magnificence. En annexe sur un mur, quelques soixante-dix photos témoignent du chevauchement de diverses trajectoires religieuses, politiques et culturelles au travers de fragments de la vie de personnages qui ont conduit à la société d’aujourd’hui. Les seize heures approchent. Nous nous installons en terrasse au coffee de Jim. Des jus d’ananas réalisés sur l’instant sont sirotés. Patrick savoure une crème glacée à la noix de coco. Nous nous prenons en photo devant les verres élancés et rainurés tels des filets d’eau. Une seconde fois dans l’ombre opportune de Kairos, la grande aiguille prend son temps pour effectuer le tour du cadran. En sortant de la résidence Thompson, je salue en pensée Jim dont le mystère de la disparition anime mes pensées créatives. Nous longeons à nouveau le canal et nous passons sous le pont qui enjambe Phayathai Road. Je prends en photo une des sculptures de têtes d’éléphants blancs qui décorent à différents endroits la rambarde blanche à balustres du pont. Après la jonction de « Pathum Wan » avec la route Rama 1, sur le trottoir ombragé par la structure du BTS, j’achète un jus de lime thaï à l’étal d’une jeune marchande. Le fruit s’appelle le « combava », c’est un petit citron vert au jus plus sucré que l’agrume traditionnel connu en France. Je récidive en retournant acheter une seconde petite bouteille à quelques soixante-quinze centimes d’euro. La boisson légèrement sucrée naturellement est sirotée dans l’atrium du Siam Center. Les fauteuils et canapés design en velours dralon coloré, à la disposition des visiteurs, sont pleinement appréciés. Seules quelques places sont disponibles sur le canapé central circulaire de couleur taupe. Nous nous asseyons une trentaine de minutes. Par fantaisie, je photographie un des éléphants de mon pantalon de toile. La majorité des personnes présentes dans l’espace détente pianote sur un téléphone portable. Le va-et-vient des clients est constant. Je suis du regard le mouvement de la vie. Un jeune homme du service d’entretien, équipé d’un chariot à roulettes bien équipé, prend avec le sourire la bouteille plastique vide que je lui tends. Une rame du train aérien nous dépose une trentaine de minutes plus tard à la station Asoke. Nous entrons dans le shopping Mall Terminal 21. Au Starbucks, les croissants au fromage fondu ont tous été vendus. Après une brève recherche d’un nouveau restaurant, nous dînons finalement chez « Secret Recipe ». Velouté de champignons, frites longues ondulées, velouté de courge légèrement pimentée et petite pizza végétarienne au pesto pizza sont savourés. L’achat d’ananas à la jeune marchande thaïe sur Sukhumvit Road précède le retour au Citadines après cette journée dans le sillage de Jim…
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire